[{"content":"Prendre de bonnes résolutions en début d’année est un grand classique, mais il est plus rare de persister après quelques semaines voire quelques jours dans une saine et nouvelle habitude qu’on voulait se donner.\nCette année, au premier janvier, j’ai décidé en mon for intérieur, comme ça, pour voir ce qui se passerait, de stopper totalement toute consommation d’alcool.\nJe n’ai fait aucune annonce, j’ai même attendu plusieurs semaines pour en parler ouvertement à mon épouse, redoutant de subir quelques sarcasmes de sa part concernant cette nouvelle lubie.\nAujourd’hui 5 mois plus tard, je trouve que cette expérience est un vrai succès, et je réfléchis à l’élargir à d’autres activités plaisantes auxquelles je me suis adonné pendant des années, mais qui ont à la longue des effets assez délétères.\nComment ça tu bois plus ? J’ai une relation un peu spéciale avec l’alcool. Adolescent, j’ai grandi, éloigné par quelques centaines de kilomètres, avec un père alcoolique. À cette époque j’avais énormément peur de lui ressembler.\nÉtudiant, une fois entré en école de commerce, j’ai docilement suivi le troupeau et participé à toutes les soirées open-bar organisées par les associations étudiantes. Et j’ai passé bon nombre de vendredis matin à cuver. Je pense même que les frais de participations à ces soirées, qui étaient modestes, représentaient une grosse part de mon budget loisirs.\nEt puis une fois dans le vrai âge adulte, je veux dire post-diplôme, j’ai eu un mode de consommation d’alcool que certains valorisent comme \u0026ldquo;sociable\u0026rdquo; : très peu à la maison, (une biere ou deux par semaine, max), mais à l’opposé beaucoup lorsque l’occasion se présentait : une soirée entre amis, un mariage, une sortie \u0026ldquo;teambuilding\u0026rdquo;. À ces moments là je ne me donnais aucune autre limite que celle imposée par la biologie, causant à quelques occasions de réelles inquiétudes à mon épouse.\nLa première graine de réflexion plantée, qui m’a amené à mon renoncement total aujourd’hui, ce fut cet épisode du podcast Vivons Heureux avant la Fin du Monde de Delphine Saltel :\nVivons heureux avant la fin du monde — Numéro 25 À la même période à peu près, je suis tombé sur un épisode au thème similaire dans Au Poste :\nLa France a un problème avec l’alcool Globalement, la chose a été très bien reçue quand j’ai dû expliquer mon refus d’« une petite bière, Philippe ? » à quelques occasions. La seule personne qui a eu quelques réserves ce fut mon épouse, qui n’a jamais je pense eu les mêmes penchants no limit que moi, et qui m’a 2 ou 3 fois dit qu’on pouvait boire avec modération. Elle ne comprend pas bien que pour moi c’est plus facile de consommer zéro que un petit peu. Mais elle reconnaît que c’est plus rassurant de me voir partir à une soirée en sachant que je vais rester très très sobre.\nT’aimes pas le ski, comment ça ? Ne plus remonter sur des skis, c’est encore au stade de la réflexion personnelle mais pas encore exprimée en famille. Mais cet hiver au mois de mars, lorsque j’ai rendu mes skis de location, je me suis dit que c’était la dernière fois que je monterai sur des skis.\nDescendre ces pistes, toujours les mêmes, entouré de vacanciers, culpabilisant sur les impacts environnementaux de ce loisir de gros bourge, je n’y prends plus aucun plaisir. J’ai passé les 2 derniers jours de la semaine de vacances à bouquiner au chalet pendant que Madame et les enfants y retournaient, et c’est le régime que je vais choisir pour les futures vacances je pense.\nT’es plus un gamer ? S’il y a un loisir que j’ai maintenu depuis mes 8 ans, c’est le gaming. J’ai eu pratiquement toutes les consoles Nintendo, et à part la NES et la GameCube je les ai toujours sous la main, j’ai probablement autour d’une soixantaine de jeux switch (en fait non, rien qu’en dématérialisé, j’en ai 132 d’après le site de Nintendo, plus une douzaine de cartouches à la maison, c’est plus de 2 fois ce que je pensais), plus steam sur l’ordi.\nJ’ai cependant de moins en moins de plaisir à jouer, et je constate que ma consommation de jeux vidéo à dérivé progressivement vers des jeux que je maîtrise parfaitement, qui sont un peu répétitifs ou grindy (Slay the Spire, Pokémon anciens) mais que je peux jouer de manière un peu distraite en écoutant des Podcasts ou des vidéos YouTube en parallèle. Ça trompe l’ennui sans demander beaucoup de concentration ni d’engagement, mais au final ça n’a pas de saveur, et pourtant j’y revenais et même ça pouvait être le truc qui me fait sortir du lit tôt le matin un week-end.\nInsatisfait, j’ai passé pas mal de temps et dépensé pas mal d’argent à rechercher le prochain jeu qui comblera le manque, le jeu qui me reconsumera, comme Slay the Spire a pu le faire, et Guild Wars 1 15 ans avant lui.\nMais la meilleure solution semble en fait de renoncer à jouer, en tout cas dans ce mode là. Je ne m’interdis pas totalement de jouer à un jeu dans mon gros backlog, mais plus de nième run Pokémon old school avec YouTube en fond, c’est vraiment préférable, j’ai aussi un gros backlog de bouquins à lire et je sens bien que mon attention est plus difficile à mobiliser à force de céder à ce genre de sirènes.\nYouTube À propos des vidéos YouTube, j’ai clairement une addiction. Dès que j’ai une activité basse tension de plus de 3 minutes devant moi :\naller au toilettes faire la vaisselle me brosser les dents cuisiner passer l’aspirateur prendre mon café hop, YouTube, dans un navigateur avec u-block, histoire de ne pas avoir de pub (à part les segments sponsorisés qui sont devenus très nombreux). Ne pas le faire est inenvisageable, une espèce de torture mentale.\nJ’ai à plusieurs reprises installé une extension de navigateur pour me bloquer l’accès à YouTube mais à chaque fois je craque et je la retire.\nC’est pénible parce qu’il y a d’excellents contenus sur YouTube, et c’est triste mais c’est devenu je pense ma principale source d’information, mais l’algorithme nous pousse très brutalement à regarder immédiatement d’autres vidéos similaires à celles qu’on vient juste de mater, et on peut rapidement être un peu submergé par un thème, souvent déprimant, si on se laisse porter par les suggestions.\nDonc sur ce terrain là, je n’ai pas encore réussi, mais j’y réfléchis encore. Passer à un mode d’information plus lent, moins immédiat serait peut-être meilleur pour mon équilibre, mais j’y perdrais sûrement tous les sujets de niche qui me plaisent comme les jeux de rôle, le skateboard, la politique américaine.\nOne last thing Il y a une autre forme de plaisir solitaire à laquelle j’ai renoncé totalement, mais c’est trop personnel pour évoquer la chose, ses raisons, et les conséquences positives ici. Je l’évoque juste pour mon futur lecteur, moi-même dans plusieurs années, il se souviendra sans doute.\nConclusion La “grande” sagesse de tout ça, c’est qu’il y a un grand nombre de plaisirs néfastes auxquels on s’habitue et qu’il est parfois difficile de dire non, mais qu’il existe des plaisirs supérieurs, que l’on n’éprouve au prix d’un certain effort, d’un moment de concentration, ou simplement d’un petit peu d’attente. Le coût est moins élevé qu’on ne le pense initialement, et la récompense vaut vraiment le coup.\n","permalink":"https://www.plemaire.net/posts/2025-05-26/le-renoncement-heureux/","summary":"\u003cp\u003ePrendre de bonnes résolutions en début d’année est un grand classique, mais il est plus rare de persister après quelques semaines voire quelques jours\ndans une saine et nouvelle habitude qu’on voulait se donner.\u003c/p\u003e\n\u003cp\u003eCette année, au premier janvier, j’ai décidé en mon for intérieur, comme ça, pour voir ce qui se passerait, de stopper totalement toute consommation d’alcool.\u003c/p\u003e\n\u003cp\u003eJe n’ai fait aucune annonce, j’ai même attendu plusieurs semaines pour en parler ouvertement à mon épouse, redoutant de subir quelques sarcasmes de sa part\nconcernant cette nouvelle lubie.\u003c/p\u003e","title":"Le Renoncement Heureux"},{"content":"J’ai délaissé ce blog pendant des années. L’unique lecteur et l’auteur étant la même personne, il n’y a pas eu de victime.\nHier soir, en voulant mettre à jour un vieil article, j’ai réalisé que le thème Hugo que j’utilisais n’était plus maintenu et plus compatible avec la version actuelle d’Hugo. La tuile.\nEn réparant la chose, c’est à dire en testant différents thèmes, je suis tombé sur un de mes anciens articles, au titre bien présomptueux : \u0026ldquo;Pourquoi j’ai choisi KDE\u0026rdquo;, écrit il y a 11 ans.\nLe plus drôle, c’est que pendant ces 11 années, j’ai principalement été un utilisateur de GNOME.\nPourtant, très récemment, pour changer un petit peu ma routine informatique, j’ai décidé d’installer Plasma 6.3 sur mon irréprochable Fedora 42 Workstation, juste pour voir.\nQuoi de neuf ? J\u0026rsquo;ai fait quelques tentatives d’utiliser Plasma 5 comme bureau principal à plusieurs reprises au cours des 11 dernières années, aussi ce nouveau Plasma 6 ne m’a pas totalement ébourrifé par ses nouveautés.\nCependant j’ai remarqué quelques petites choses nouvelles lors de ma première connexion.\nLa barre qui flotte Tout d’abord, la barre, en bas de l’écran par défaut, qui se détache du bord de l’écran quand aucune fenêtre ne vient la toucher et la contraindre à descendre.\nC\u0026rsquo;est tout bête, mais elle se fait remarquer aux moments où on a le plus de raison de l’utiliser, et se fond dans le décor quand on est actif sur une tâche, et l’effet est très réussi.\nLa petite barre qui flotte\nPrésentation des bureaux Ensuite, j’ai remarqué une grande amélioration dans la vue qui présente les fenêtres ouvertes sur les différents espace de travail ou bureaux. Avant c’était très foutraque et jamais aligné, désormais c’est beaucoup plus propre et harmonieux. Si vous avez le réflexe, dressé comme je le fus par GNOME d’envoyer le curseur de la souri dans le coin en haut à gauche pour voir vos fenêtres ouvertes et changer de tâche à la souris, c’est beaucoup plus imaginable de continuer dans Plasma 6 que ça ne l’était dans les itérations précédentes.\nPrésentation des fenêtres ouvertes\nThème par défaut Le theme par défaut Breeze, est beaucoup moins métallique et agressif que le thème Oxygen ne l\u0026rsquo;était dans le temps.\nLe file picker d\u0026rsquo;il y a 11 ans, avec le thème oxygen\nLe file picker version 2025\nQuoi de mieux ? Quels sont les points sur lesquels Plasma fait mieux que ses concurrents ?\nDolphin Le gestionnaire de fichier, Dolphin est très performant et souple. Modes d\u0026rsquo;affichages (liste, arborescence, icônes), niveau de zoom, et mon truc préféré : la vue scindée qui présente le contenu de deux dossiers côte à côte, idéal pour faire du rangement. Le gestionnaire de fichiers Nautilus de chez GNOME ne fait vraiment pas le poids.\nDolphin en vue scindée\nLe File Picker Dans un environnement GTK, une des choses les plus pénible est d’utiliser la boîte de dialogue pour sélectionner un fichier (le file picker), particulièrement si c’est une image, car les vignettes sont minuscules.\nLe File Picker de Plasma est beaucoup plus souple, peut zoomer, et on peut même forcer Firefox et Thunderbird à l’utiliser :\nle joli filepicker\nLa visionneuse de PDFs : Okular Je suis meneur de jeux de rôles, et j’ai accumulé une belle collection de PDFs de livres de règles et de modules.\nLa visionneuse de PDFs de GNOME, Evince, est beaucoup plus lente qu’Okular, son homologue côté KDE. (même si je dois reconnaître qu’Evince s\u0026rsquo;est améliorée ces derniers temps là-dessus).\nComme je passe beaucoup de temps sur mes PDFs, c’est très apréciable. J’ai dû bien tailler dans les boutons affichés dans la barre d’outil, mais le résultat est probant.\nMothership, so hot right now\nL’outil de capture d’écran : Spectacle C’est bête mais avoir un outil de capture d’écran souple (prendre tout l’écran, une zone rectangulaire, la fenêtre active, avec ou sans délai, sauvegarder dans un dossier donné), c’est vraiment plaisant, surtout quand on prépare un petit billet de blog tel que celui là et qu’on doit donc non seulement prendre des captures, mais également les ranger dans un dossier précis. Spectacle est largement plus riche en fonctionnalité que son homologue chez GNOME.\nLa configuration d’une manière générale Plasma permet de configurer énormément de chose, de manière globale (raccourcis claviers, comportement des coins du bureau, apparence) mais également application par application, vous aurez la main pour enrichir ou simplifier les barres d’outils à votre guise.\nPersonnalisation de la barre d\u0026rsquo;outil de l’application Dolphin\nClip board manager mon amour J’ai vécu sans pendant des années, mais en rédigeant cet article j’ai évidemment bougé et rebougé des textes et des adresses de fichiers dans tous les sens, et c’est bien rageant de vouloir coller un texte qu’on avait copié auparavent, mais écrasé par un autre texte entretemps. Le Clipboard manager règle ce problème, en gardant en mémoire les 20 derniers bouts de texte que vous avez copiés.\nMince je voudrais coller le truc que j’avais copié tout à l’heure ! Pas de problème\nQuoi de pire ? GNOME a une forme d’élégance minimaliste qu’il est très difficile d’égaler. Plasma et ses applications ont une approche opposée : plein de fonctionnalités, plein de boutons, et cela se fait souvent au détriment de l’esthétique et de la lisibilité. La configuration proposée par défaut était bien trop chargé, notamment les barre d’outils des applications pouvaient s’avérer vraiment immondes (Okular, je t’ai vu).\nÇa peut se régler une fois qu’on a réalisé qu’on pouvait retirer les éléments superflux de l’interface, mais ça peut être un repoussoir pour les utilisateurs habitués à avoir mois d’options présentées, ou une meilleure hiérarchie des éléments visibles.\nMalheureusement je n’ai pas trouvé d’alternatives sérieuses à Firefox ou Thunderbird (non Trojita ne compte pas, et Kmail est trop lourdingue). Donc je ne peux pas me passer totalement des bibliothèques Gtk.\nPourquoi pas ? Si vous passez beaucoup de temps à manipuler des fichiers, lire des PDFs ou images dans votre utilisation de votre bureau, vous devriez tester Plasma. Un peu d’élagage dans les barres d’outils sera peut-être nécessaire, mais vous pourrez vous forger votre interface personnelle et garder sous la main les actions qui vous sont utiles.\nSi vous êtes un·e grand·e fan de l’esthétique minimaliste de GNOME, vous risquez d’être déçu·e, et de rebrousser chemin assez vite.\n","permalink":"https://www.plemaire.net/posts/2025-05-25/kde-11-ans-apres/","summary":"\u003cp\u003eJ’ai délaissé ce blog pendant des années. L’unique lecteur et l’auteur étant la même personne, il n’y a pas eu de victime.\u003c/p\u003e\n\u003cp\u003eHier soir, en voulant mettre à jour un vieil article, j’ai réalisé que le thème Hugo que j’utilisais n’était plus maintenu\net plus compatible avec la version actuelle d’\u003ca href=\"https://gohugo.io/\"\u003eHugo\u003c/a\u003e. La tuile.\u003c/p\u003e\n\u003cp\u003eEn réparant la chose, c’est à dire en testant différents thèmes, je suis tombé sur un de mes anciens articles, au titre bien présomptueux : \u003ca href=\"/2014/01/pourquoi-j-ai-choisi-kde/\"\u003e\u0026ldquo;Pourquoi j’ai choisi KDE\u0026rdquo;\u003c/a\u003e, écrit il y a 11 ans.\u003c/p\u003e","title":"Kde 11 Ans Après"},{"content":"Dans une semaine très précisemment, je vais démarrer le boot camp Data Science du Wagon, et j’ai vraiment hâte de me plonger dedans.\nJ’utilise évidemment beaucoup de ressources en ligne pour me préparer à cette formation qui s’annonce intensive, mais malgré leur côté pratique et gratuit, j’apprends mieux avec un bon gros bouquin sur les genoux, tranquillement dans mon canapé. Le temps de la mise en pratique vient ensuite devant l’ordinateur, après avoir lu et relu les passages qui m’étaient les plus étrangers.\nAujourd’hui j’ai reçu de bonnes nouvelles sur le front financier, aussi je me suis fait un grand plaisir en librairie :\n+ Le premier bouquin est de Wes McKinney, le créateur de Pandas, le second d’Andreas Müller et Sarah Guido, respectivement enseignant chercheur et data scientist.\nJe vais potasser tout ça cette semaine, et j’y reviendrai probablement pendant ma formation. Qui sait, je rédigerai peut-être même des fiches de lecture…\n","permalink":"https://www.plemaire.net/posts/2021-05-03/emplettes-pythonistes/","summary":"Je sais me faire plaisir…","title":"Emplettes Pythonistes"},{"content":"Introduction La plupart des outils de gestion de contenus en ligne (CMS) utilisent un language de scripting comme Php et une base de données pour permettre la création et l’édition de contenus par l’utilisateur directement dans son navigateur. J’ai longtemps utilisé WordPress pour ça, et les premiers articles de ce blog ont été rédigés dans ce système, avant une première migration vers un outil de blog statique appelé Pelican\nLe côté pratique des CMS est évident, mais il vient avec un prix : l’utilisation d’une base de données pour accéder au contenu et reconstruire les pages demandées par les visiteurs à la volée, ça prend du temps au serveur, et sur la plupart des sites, même des publications professionnelles, ça prend une petite seconde ou deux d’afficher une page, et parfois bien plus.\nLes outils de blog statiques permettent de créer des sites contenant toutes les pages nécessaires d’un blog (index, articles, listes par catégories, par étiquettes, par date) en quelques millisecondes, et le bénéfice est un travail beaucoup plus simple côté serveur puisqu’il n’y a pas de base de données à consulter ni de pages à générer à la volée, juste des fichiers html, css et images à servir.\nInitialement, j’avais utilisé Pelican donc pour faire une première migration depuis WordPress. Aujourd’hui, il est assez apparent que Pelican, s’il est plus simple, offre beaucoup moins de fonctionnalités et a une communauté de développeurs beaucoup moins active, aussi j’ai décidé d’utiliser le framework de site statique qui me semble le plus actif et le plus populaire, Hugo.\nComment utiliser Hugo pour créer un site La documentation d’Hugo est plutôt bien faite. Il suffit d’installer la dernière version d’Hugo, et de suivre les commandes pour créer l’ossature de base du site, puis d’aller dans le fichier de config pour régler différents aspects comme l’url de base, le nom, l’auteur, etc…\nEnsuite on installe un thème, on rédige son contenu dans des fichiers textes en Markdown, et on passe une commande à Hugo pour qu’il mouline le tout et nous crée toutes les pages du site dans un dossier public, qui devra être servi par le serveur.\nOn peut faire ça sur sa machine puis envoyer le contenu du dossier public sur le serveur, mais il y a un moyen un peu plus propre et moderne en passant par un dépôt git et en générant le site final directement depuis le serveur, je vais détailler tout ça dans la dernière partie.\nComment s\u0026rsquo;est faite la migration ? Dans mon cas, ce fut un peu plus compliqué car j’avais déjà un blog statique et donc des fichiers de contenus faits pour Pelican, et la syntaxe de l’entête de chaque fichier pour indiquer son titre, url, résumé, date de création et autres avait besoin d’être légèrement modifiée.\nHeureusement, je n’étais pas le premier à faire cette migration et j’ai trouvé un script python écrit par Anthony Nelzin que je remercie au passage, et qui après quelques modifications pour l’adapter à ma situation m’a permi de récupérer tous mes anciens contenus et les rendre \u0026ldquo;hugo compatibles\u0026rdquo;.\nUne fois que tout fonctionnait correctement en local, sur mon serveur j’ai renommé le dossier de mon ancien site pour faire une copie de secours, j’ai tiré de mon dépôt git le nouveau site, et ajusté les fichiers de configuration d’Apache2 pour adapter à la nouvelle structure des répertoires.\nUn petit coup de certbot plus tard pour rafraîchir le certificat SSL et le nouveau site était fonctionnel.\nJ’ai pris le parti de ne pas remettre d’outil de commentaire comme disqus, qui n’apporte pas grand chose, et ajoute une couche de complexité et de cookies.\nJe n’ai pas non plus installé d’outil de tracking des visites comme Google Analytics, sans intérêt pour un site perso à mon humble avis. Souriez, vous n’êtes pas pistés, et vous n’avez pas besoin d’accepter l’utilisation des cookies, il n’y en a pas !\nLe mode de publication plus en détail Première étape : créer le fichier d’un nouvel article En local, dans le répertoire principal du site :\nhugo new posts/mon-nouvel-article.md\nLe fichier est créé automatiquement dans le répertoire content/posts/.\nOn le crée ainsi plutôt que directement à la main parce que hugo va se baser sur le fichier archetypes/default.md pour créer le fichier avec le bon contenu d’entête avec le titre, la date, l’auteur. Certains champs sont automatiquement remplis selon la date, l’heure, le nom du fichier, d’autres sont à compléter.\nDeuxième étape : rédiger son contenu Vous pouvez utiliser votre éditeur de texte préféré pour rédiger votre contenu. La syntaxe pour la mise en forme (listes, entêtes, images, gras…) est markdown que j’utilise tous les jours dans mes emails ou Jupyter Notebooks. C’est très simple et ça permet d’écrire en pseudo html beaucoup moins envahissant que le vrai. Hugo se chargera ensuite de transformer ce marquage en véritable html lors de la création des pages du site.\nÉtape optionnelle : vérifier le rendu en local Un petit hugo serve dans le dossier principal du site en local crée une version temporaire consultable en local du site, ce qui permet de vérifier que tout s’affiche correctement avant de pousser le nouveau contenu vers le serveur.\nTroisième étape Ce qui est génial avec un outil de blog statique, c’est que vous pouvez tout gérer avec du contrôle de version, comme votre code. Un fois mon article prêt, je fais un git add suivi d’un git commit avec et je le pousse sur mon dépôt externe. Ensuite, je n\u0026rsquo;ai plus qu’à me connecter à mon serveur en ssh, aller dans le répertoire du site, et faire un git pull \u0026amp;\u0026amp; hugo pour récupérer les contenus nouveaux et reconstruire le site depuis le serveur.\nConclusion Voilà après quelques années d’inactivités en raison d’un manque criant de temps libre, cet exercice de migration m’a redonné envie de rédiger des billets pour le simple plaisir de structurer ma pensée et de me relire plus tard.\n","permalink":"https://www.plemaire.net/posts/2021-04-30/2021-04-30-migration-du-blog-sous-hugo/","summary":"Où comment se relancer dans le blogging grâce au plaisir de jouer avec un nouvel outil…","title":"Migration Du Blog Sous Hugo"},{"content":"J’ai récemment adopté la ditribution MX Linux.\nC\u0026rsquo;est une sympathique petite distribution à base de Debian et Xfce, avec une esthétique très discutable (mais modifiable) et des petits outils spécifiques for utiles notamment un gestionnaire de paquets qui inclut des sources externes à debian comme les flatpacks.\nMais depuis mon passage dessus sur mon ordinateur portable dell du boulot, je subissais un comportement très bizarre du pavé tactile. Sans que je comprenne pourquoi, mon navigateur semblait faire des bonds en avant ou en arrière pendant que je rédigeais des emails, paramétrais doctolib pour un client, ou bien pendant que je mettais à jour mes opportunités dans SalesForce.\nJ\u0026rsquo;ai fini par réaliser que bien que le clic en tapottant le pavé soit désactivé, bien que le pavé soit désactivé pendant la frappe, une fonctionnalité que j\u0026rsquo;ignorais envoyait le signal \u0026ldquo;Reculer d\u0026rsquo;une page\u0026rdquo; et \u0026ldquo;Avancer d\u0026rsquo;une page\u0026rdquo; si je touchais les coins inférieurs gauche et droit du pavé tactile, respectivement.\nPour désactiver cette folie : Dans un terminal :\nxinput ⎡ Virtual core pointer id=2\t[master pointer (3)] ⎜ ↳ Virtual core XTEST pointer id=4\t[slave pointer (2)] ⎜ ↳ AlpsPS/2 ALPS GlidePoint id=13\t[slave pointer (2)] ⎣ Virtual core keyboard id=3\t[master keyboard (2)] ↳ Virtual core XTEST keyboard id=5\t[slave keyboard (3)] ↳ Power Button id=6\t[slave keyboard (3)] ↳ Video Bus id=7\t[slave keyboard (3)] ↳ Power Button id=8\t[slave keyboard (3)] ↳ Sleep Button id=9\t[slave keyboard (3)] ↳ Integrated_Webcam_HD: Integrate id=10\t[slave keyboard (3)] ↳ Dell WMI hotkeys id=11\t[slave keyboard (3)] ↳ AT Translated Set 2 keyboard id=12\t[slave keyboard (3)] ↳ ACPI Virtual Keyboard Device id=14\t[slave keyboard (3)] ↳ DELL Wireless hotkeys id=15\t[slave keyboard (3)] Ici on voit que mon pavé a l\u0026rsquo;ID 13.\nxinput list-props 13 Device \u0026#39;AlpsPS/2 ALPS GlidePoint\u0026#39;: Device Enabled (153):\t1 Coordinate Transformation Matrix (155):\t1.000000, 0.000000, 0.000000, 0.000000, 1.000000, 0.000000, 0.000000, 0.000000, 1.000000 Device Accel Profile (282):\t1 Device Accel Constant Deceleration (283):\t2.000000 Device Accel Adaptive Deceleration (284):\t1.000000 Device Accel Velocity Scaling (285):\t12.500000 Synaptics Edges (286):\t614, 3481, 307, 1740 Synaptics Finger (287):\t25, 30, 0 Synaptics Tap Time (288):\t180 Synaptics Tap Move (289):\t201 Synaptics Tap Durations (290):\t180, 180, 100 Synaptics ClickPad (291):\t0 Synaptics Middle Button Timeout (292):\t75 Synaptics Two-Finger Pressure (293):\t282 Synaptics Two-Finger Width (294):\t7 Synaptics Scrolling Distance (295):\t-80, -80 Synaptics Edge Scrolling (296):\t0, 0, 0 Synaptics Two-Finger Scrolling (297):\t1, 0 Synaptics Move Speed (298):\t1.000000, 2.000000, 0.075000, 0.000000 Synaptics Off (299):\t1 Synaptics Locked Drags (300):\t0 Synaptics Locked Drags Timeout (301):\t5000 Synaptics Tap Action (302):\t0,0,1,0,1,0,0 Synaptics Click Action (303):\t1, 1, 1 Synaptics Circular Scrolling (304):\t0 Synaptics Circular Scrolling Distance (305):\t0.100000 Synaptics Circular Scrolling Trigger (306):\t0 Synaptics Circular Pad (307):\t0 Synaptics Palm Detection (308):\t1 Synaptics Palm Dimensions (309):\t10, 200 Synaptics Coasting Speed (310):\t8.000000, 50.000000 Synaptics Pressure Motion (311):\t30, 160 Synaptics Pressure Motion Factor (312):\t1.000000, 1.000000 Synaptics Grab Event Device (313):\t0 Synaptics Gestures (314):\t0 Synaptics Capabilities (315):\t1, 1, 1, 1, 1, 0, 0 Synaptics Pad Resolution (316):\t38, 40 Synaptics Area (317):\t0, 0, 0, 0 Synaptics Noise Cancellation (318):\t22, 22 Device Product ID (277):\t2, 8 Device Node (278):\t\u0026#34;/dev/input/event6\u0026#34; Ici le réglage coupable était :\nSynaptics Tap Action (302):\t0,0,1,0,1,0,0\nJ\u0026rsquo;ai donc ajouté dans \u0026ldquo;Session et démarrage\u0026rdquo; de Xfce une petite commande exécutée à chaque lancement de session :\nxinput set-prop 13 302 0,0,0,0,0,0,0 Et le problème était réglé.\n","permalink":"https://www.plemaire.net/posts/2019-04-12/comment-desactiver-les-actions-sur-les-coins-du-pave-tactile-sous-linux/","summary":"Les affres de la vie sans environnement de bureau.","title":"Comment désactiver les actions sur les coins du pavé tactile sous Linux"},{"content":"Pourtant il offre une beaucoup plus grande flexibilité sans sacrifier aucune performance par rapport à GNOME 2 et son incarnation actuelle, MATE.\nIntroduction Je dois avouer une chose en préambule. Je suis un incorrigible distro-hopper. Je change souvent de distribution et d’environnement de bureau. Mais j’ai tendance, après avoir expérimenté un environnement de bureau « moderne » et plein de fonctionnalités, à retourner au confort et au calme qu’offrent les expériences plus minimalistes.\nJ’ai déjà parlé de Xfce sur ce blog. C\u0026rsquo;est un environnement de bureau qui offre une excellente stabilité (au sens où les choses changent peu d’une version à la suivante). Je l’ai parfois utilisé pour les ordinateurs de tiers comme celui de ma femme, au moment de la transition de Gnome 2 à Gnome 3, comme une valeur refuge.\nMais c\u0026rsquo;est un environnement qui derrière sont apparente simplicité cache beaucoup de flexibilité, et peut devenir très confortable pour un utilisateur plus chevronné, à condition de passer un peu de temps à farfouiller dans les options.\nVoici un petit guide des options que je considère les plus intéressantes.\nGestion au clavier Si vous êtes un utilisateur avancé, vous savez probablement vous servir de votre clavier, et aller chercher votre souris pour réaliser des opérations courantes est une perte de temps. Par défaut, assez peu de raccourcis clavier sont paramétrés, mais les options sont là, prêtes à être réglées à votre guise.\nCes réglages se trouvent dans les paramètres dans la section Gestionnaire de fenêtres, à l’onglet Clavier.\nManipuler les fenêtres Si comme moi vous disposez d’un écran large, les 3 opérations les plus courantes pour manipuler vos fenêtres sont :\nMaximiser, mettre en mosaïque à gauche ou droite déplacer une fenêtre sur les bureaux virtuels Je vous recommande les réglages suivants :\nMaximiser une fenêtre : touche Super (celle avec le logo Windows sur la plupart des claviers) + Flèche Haut Mettre en mosaïque à gauche / droite : Super + Flèche Gauche / Droite déplacer la fenêtre vers l’espace de travail 1/2/3/4 : Super + Shift + 1/2/3/4 Aller vers l’espace de travail 1/2/3/4 : Super + 1/2/3/4 Si vous disposez vos espaces de travail sur plusieurs lignes, vous pouvez également ajouter des raccourcis pour :\nVous déplacer vers l\u0026rsquo;espace de travail à gauche / droite, au dessus, en dessous Envoyer la fenêtre active vers l\u0026rsquo;espace de travail à gauche / droite, au dessus, en dessous J\u0026rsquo;utilise les touches JKHL de vim pour ça, avec Shift pour l\u0026rsquo;action consistant à déplacer la fenêtre.\nLancer les applications Lancer une application via le clavier est devenu très mainstream, même sur Windows.\nPour régler tout ça, il faut aller dans la partie Clavier des paramètres, puis dans l’onglet Raccourcis d’applications.\nPar défaut, le lanceur d’Xfce est appelé par le très clasisque et ancien raccourci alt + f2. Mais celui-ci est plutôt inconfortable. Mieux vaux le remplacer par une combinaison plus facile depuis la position par défaut des doigts sur le clavier, comme Super+Espace.\nLancer un terminal ou le gestionnaire de fichiers fait également partie des opérations très fréquentes.\nVous pouvez par exemple utiliser comme moi :\nSuper + F pour lancer Thunar Super + Entrée pour lancer xfce4-terminal Tableaux de bord et widgets Les tableaux de bord sont assez flexibles, et permettent de présenter différentes informations comme les fenêtres ouvertes, l’heure et la date, les bureaux virtuels. La configuration par défaut est intéressante, mais j’y apporte généralement 3 changements :\nle menu Whisker C\u0026rsquo;est un menu plus flexible et riche que le menu des applications par défaut, avec une recherche et une gestion des applications favorites.\nLe widget de date et heure Orage Il permet d\u0026rsquo;avoir un petit calendrier qui apparaît et disparait quand on clique sur la date et l\u0026rsquo;heure. Vous pouvez dans ses préférences faire en sorte qu\u0026rsquo;il n’ait pas de barre de fenêtre, et qu\u0026rsquo;il n’apparaisse pas dans la liste des fenêtres actives, ce qui rend son comportement plus proche des autres environnements de bureau.\nSuppression du tableau de bord avec lanceurs en bas d’écran Ce tableau de bord fait partie de la configuration par défaut d’Xfce mais est redondant avec les raccourcis clavier pour lancer ses applications.\nBureau Le bureau par défaut se comporte comme celui de Windows, à savoir comme un espace pour poser des fichiers, dossiers, et raccourcis vers des applications. Je préfère un bureau vide, sans icône aucune.\nAvantage supplémentaire : un clic droit sur le bureau donne accès à un menu pour lancer une application.\nChoix des applications Xfce contient un certain nombre d’applications de base, comme son gestionnaire de fichiers Thunar et un éditeur de texte appelé Mousepad.\nVous êtes toutefois libre de remplacer ces applications par vos favorites.\nVoici la liste de celles que j’utilise, qui restent dans l’esprit de Xfce : gtk, simples et légères\nMultimédia Parole (lecteur vidéo, projet Xfce) Viewnior (visionneur d’images) Pragha (musique) Éditeur de texte Geany Gvim Présentation et thème Cette partie est sans doute la plus subjective. Xfce utilisant GTK, un très grand nombre de thèmes peut être utilisés.\nLe thème par défaut de la dernière version d’Xfce est malheureusement assez moche, avec de gros boutons pour réduire / maximiser / fermer les fenêtres. Pour une utilisation prolongée de l’ordinateur, je préconise Greybird, avec les icônes Elemantary-xfce-darkest.\nExemple avec Thunar : Conclusion Et vous, comment utilisez-vous Xfce ? Si vous avez trouvé une astuce de configuration dont vous ne pourriez plus vous passer, n’hésitez pas à la partager dans les commentaires.\n","permalink":"https://www.plemaire.net/posts/2017-01-25/comment-faire-de-xfce-un-environnement-personnel-et-productif/","summary":"Xfce est un environnement de bureau qui peut sembler être un peu austère à première vue. Certains comme Cyrille Borne l’ont qualifié de « Gnome 2 du pauvre ».","title":"Comment faire de Xfce un environnement personnel et productif"},{"content":"Sous une pluie battante, dans un charmant 2 pièces réservé sur AirBnB, je fais un saut dans la French Tech, une superbe startup, et tout simplement l’avenir.\nJe démarre un nouveau job de Business Developer chez Doctolib.\nJ\u0026rsquo;espère trouver le temps d\u0026rsquo;écrire ici plus souvent, j\u0026rsquo;ai quelques articles pour les grands débutants linuxiens encore en moi…\nÀ bientôt.\n","permalink":"https://www.plemaire.net/posts/2016-02-08/nouveau-job/","summary":"Ce matin je démarre mon nouveau job chez Doctolib.","title":"Nouveau job"},{"content":"Cet été, j’ai fait l’achat d’un portable dell livré sous Ubuntu a un prix défiant toute concurrence : moins de 250 €, livraison incluse.\nÀ peine arrivé à la maison, je l’ai immédiatement formaté pour installer Debian à la place, me disant que ça allait rouler tout seul, vu qu’il marchait avec Ubuntu.\nJe pars sur une netinstall avec drivers proprio inclus, au cas où pour le Wi-Fi (pas de prise ethernet en back up) et tout roule. Jusqu’à ce que je redémarre dans mon environnement tout installé, et que je réalise que le touchpad est non fonctionnel.\nAprès quelques dizaines de minutes de googleries, j’ai trouvé une solution qui marche nickel sur Ubuntu et Debian :\nIl faut désactiver le module i2c_hid et régler les paramètres de boot de grub en nopnp.\nModifier en tant que root le fichier :\n/etc/default/grub Trouver la ligne :\nGRUBCMDLINELINUX_DEFAULT=\u0026quot;quiet splash\u0026quot; et remplacez-la par :\nGRUBCMDLINELINUX_DEFAULT=\u0026quot;quiet splash i8042.nopnp\u0026quot; Sauver et lancer :\nsudo update-grub Suivis de :\necho \u0026quot;blacklist i2c_hid\u0026quot; | sudo tee /etc/modprobe.d/i2c-hid.conf sudo depmod -a sudo update-initramfs -u echo \u0026quot;synaptics_i2c\u0026quot; | sudo tee -a /etc/modules Redémarrer.\nPour Fedora, ma nouvelle distribution préférée (peut-être un billet là dessus prochainement, cachez votre impatience) :\nModifier en tant que root le fichier\n/etc/default/grub Trouver la ligne qui ressemble le plus à ça :\nGRUBCMDLINELINUX_DEFAULT=\u0026quot;quiet splash\u0026quot; et insérer i8042.nopnp dans les options à la fin de cette ligne.\nSauver et lancer :\nsudo grub2-mkconfig -o /boot/grub2/grub.cfg Suivis de\necho \u0026quot;blacklist i2c_hid\u0026quot; | sudo tee /etc/modprobe.d/i2c-hid.conf sudo depmod -a sudo dracut -v -f echo \u0026quot;synaptics_i2c\u0026quot; | sudo tee -a /etc/modules Redémarrer.\n","permalink":"https://www.plemaire.net/posts/2015-09-09/dell-inspiron-15-3000-faire-fonctionner-le-touchpad-sous-debian-ubuntu-et-fedora/","summary":"Ou comment régler en 2 minutes ce maudit touchpad qui ne marche pas par défaut","title":"Dell Inspiron 15 3000 faire fonctionner le touchpad sous Debian, Ubuntu et Fedora"},{"content":"Aujourd’hui l’opérateur historique Orange a unilatéralement fait disparaître du web pour ses abonnés le site www.t411.io.\nAlors certes, ce site est un repère de pirates utilisant le protocole BitTorrent pour s’échanger films, séries TV, jeux piratés, musique en mp3, et il est évident que son utilisation est à des fins pas tout à fait réglo.\nDe plus, Orange semble agir ici à la demande du tribunal de Grande Instance de Paris, qui a ordonné en avril 2015 aux opérateurs d’empêcher l’accès à ce site, la principale source de torrents en français ou sous-titrés français.\nCe qui pose question, c’est la manière dont la chose a été faite, qui est risible pour les gens techniquement initiés.\nLa méthode utilisée par Orange est celle du DNS menteur. Un Serveur DNS est une machine qui oriente votre activité sur internet vers le serveur hébergeant le site ou le service que vous recherchez. Quand vous tapotez www.t411.io dans votre navigateur, votre ordinateur demande à un serveur DNS quelle est l’adresse IP qui correspond à ce nom de domaine. Normalement, le serveur DNS doit répondre :\n108.162.204.254 mais celui qu’utilisent les clients d’Orange va désormais répondre :\n127.0.0.1 Ce qui correspond à l’adresse locale de votre propre ordinateur, et ne peut aboutir, exactement comme vous pouvez forcer les domaines pénibles à ne pas aboutir grâce à votre fichier hosts.\nDu coup, pour contourner la manœuvre d’Orange, il suffit de paramétrer sa connexion pour utiliser un autre serveur DNS qui ne ment pas, comme celui de Google par exemple, ou bien d’indiquer dans son fichier hosts que t411.io est à l’IP\n108.162.204.254 Quitte à changer de temps en temps ce réglage manuel si d’aventure t411 change d’IP. Un jeu d’enfant pour l’utilisateur averti.\nMoralité, on a là un opérateur qui s’exécute parce que la justice l’a ordonnée, mais il l’a fait d’une manière qui ne bloquera probablement pas grand monde.\nSi c’est avec ce genre de technique qu’on compte également bloquer l’accès aux sites faisant l’apologie du terrorisme, c’est pas gagné…\nSinon, pour une vue plus technique du sujet et une solution pour avoir son propre résolveur DNS sur sa machine, je vous invite à lire l’excellent article de Stéphane Bortzmeyer.\n","permalink":"https://www.plemaire.net/posts/2015-07-28/les-dns-menteurs/","summary":"Ou comment un opérateur peut faire disparaître un site de la toile pour ses abonnés","title":"Les DNS menteurs"},{"content":"C’est l’été, les soirées sont longues et vous avez autour de vous de 2 à 12 personnes prêtes à passer un moment ludique ? Voici mes 5 jeux préférés pour tout public.\nLes Loups-Garous de Thiercelieux Dans un village isolé, toutes les nuits, les loups garous font une victime. La journée, villageois comme les autres, ils participent à l’enquête et votent pour bannir un villageois, accusé de leurs méfaits.\nC’est un excellent jeu d’ambiance et il révèlera mieux que d’autres qui sont les meilleurs menteurs parmi vos amis.\nIl faut avoir un groupe de joueurs assez large, minimun 9 personnes dont un maître de jeu, et un lieu calme pour maitenir la concentration des joueurs. Perso j’adore ajouter un fond sonore léger type musique de Jeremy Soule (Morrowind, Skyrim, Guild Wars).\nTime’s Up Chaque équipe se voit distribuer des cartes sur lesquelles figurent des célébrités, réelles ou fictives. À son tour, un membre de l’équipe doit faire deviner en une minute le plus de personnes possible à ses partenaires, sans jouer sur la sonorité ou la traduction de leur nom.\nPremier round, on peut faire des phrases complètes. Second round, avec les mêmes 40 personnalités, on ne peut dire qu’un mot par carte. Troisième round, toujours avec les mêmes personnalités, on mîme. Enfin, quatrième round, mais je m’en passe volontiers, on prend simplement une pose. Excellent pour un groupe de 4 à 8 personnes. Peut se révéler un peu frustrant si les joueurs ont des niveaux de culture générale très inégaux.\nPerudo De deux à 5 joueurs. Préférez de 4 à 5.\nChaque joueur a son gobelet et ses 5 précieux dés.\nLes joueurs lancent leurs dés, les cachant sous leur gobelet, et en n’ayant vu que les leurs, parient sur le nombre de dés ayant telle ou telle face sur toute la table. On doit évidemment surenchérir sur son voisin, ou bien parier qu’il vient de parler trop haut. Le perdant se trouve privé d’un dé, et on repart pour un tour, jusqu’à ce qu’il ne reste qu’un joueur.\nTrès sympa, peut se jouer sans avoir à trop parler, parfait pour les groupes internationaux.\nLove Letter Un jeu de déduction, prise de risque, et un peu de bol, pour 2 à 4 joueurs.\nDans ce jeu, on tente d’éliminer les autres joueurs dans leur quête du cœur d’une princesse, en jouant d’intrigues et en utilisant des intermédiaires tels que le prêtre, la servante, ou même le roi.\nNon je plaisante, le thème n’a pas vraiment de sens ni d’incidence sur le jeu. Il y a 16 cartes en tout, à tout moment les joueurs en lice en ont une en main, et à leur tour il en pioche une de plus et jouent au choix un de leurs deux cartes, pour se protéger, ou tenter d’éliminer un autre joueur en devinant sa carte en main.\nRapide et fun.\nShabadabada Sur chaque carte, un mot ou un thème en français, et un autre en anglais. La mission de votre équipe, c’est de trouver une chanson contenant l’un ou l’autre, et d’en chanter une bonne partie (couplet, ou refrain contenant le mot), pour passer la main à l’équipe adverse qui doit alors trouver une autre chanson.\nBeaucoup plus difficile qu’il n’y parait, et très fun sauf si vous avez parmi vos convives un fan de la Chance aux Chansons.\n","permalink":"https://www.plemaire.net/posts/2015-07-27/5-jeux-de-societe-pour-vos-soirees-estivales/","summary":"C’est l’été, les soirées sont longues et vous avez autour de vous de 2 à 12 personnes prêtes à passer un moment ludique ? Voici mes 5 jeux préférés pour tout public.","title":"5 jeux de société pour vos soirées estivales"},{"content":"Ceci est un recyclage de mon article de 2013 sur comment installer Firefox dans la version précédente de Debian. Je viens de tester sur une Debian Jessie toute fraîche et les instructions sont toujours valables.\nDebian ne fournit pas Firefox directement. Pour des raisons légales, Debian choisit de fournir à la place Iceweasel, qui est Firefox avec un nom et un logo différent. Je n’ai pas de problème avec ça, sauf que certaines extensions de Firefox ne fonctionnement pas avec Iceweasel.\nHeureusement, le projet Ubuntuzilla permet d’installer les dernières versions de Firefox, Seamonkey et Thunderbird sur toute distribution dérivée de Debian, au moyen d’un dépôt Debian.\nVoici la marche à suivre.\nOn désinstalle Iceweasel, et/ou Icedove :\nsudo apt-get purge iceweasel sudo apt-get purge icedove On ajoute le dépôt ubuntuzilla, dans ses sources. On modifie la liste de sources ou en crée une exprès pour ça. Par exemple\nsudo nano /etc/apt/sources.list.d/mozilla.list On y insére la ligne suivante :\ndeb http://downloads.sourceforge.net/project/ubuntuzilla/mozilla/apt all main Il faut ensuite ajouter la clé du dépôt à votre keyring:\nsudo apt-key adv --recv-keys --keyserver keyserver.ubuntu.com C1289A29 Vous n’avez plus qu’à mettre à jour votre base de données de paquets :\nsudo apt-get update Puis vous pouvez installer le programme voulu\nsudo apt-get install firefox-mozilla-build sudo apt-get install thunderbird-mozilla-build sudo apt-get install seamonkey-mozilla-build Ces versions sont en anglais, mais vous pouvez installer la traduction en français via la gestion des addons.\n","permalink":"https://www.plemaire.net/posts/2015-07-26/installer-firefox-sur-debian-jessie/","summary":"Comment installer le vrai Firefox sur Debian Jessie","title":"Installer Firefox sur Debian Jessie"},{"content":"Quelques coups de cœur BD pour vos lectures estivales.\nL’Arabe du Futur tome 2 - Riad Sattouf Riad Sattouf raconte son enfance passée avec sa mère bretonne et son père syrien, entre la Bretagne, la Lybie de Khadafi, et la Syrie d’Al-Assad père.\nCe qui fait le génie de cette œuvre, c’est l’innocence et la candeur du regard d’enfant de Sattouf sur la réalité pas jojo qui l’entoure : misère, dictature, culte de la personnalité, anti-sémitisme extrème, crime d’honneur, violence sur des gamins (et des chiens).\nLuba - Gilbert Hernandez Luba, c’est un portrait de famille Latina dans l’Amérique des années 90. C’est riche, c’est intelligent, sanguin, parfois NSFW.\nJe me suis laissé convaincre par mon libraire parce que je voulais ajouter un peu de diversité latino à ma collection et j’ai adoré.\nSunny - Taiyou Matsumoto Matsumoto est le génie derrière Le Samourai Bamboo, Ping Pong, Amer Béton. Sunny est un manga en cours de publication chez nos amis de Dargaud. On suit les gamins d’un foyer, leurs histoires avec le voisinage, l’école, le sexe opposé. C’est tout en lenteur et en mélancolie.\nComme d’habitude le style de Matsumoto est superbe, et vous prendrez le temps de bien vous impregner de chaque planche et chaque dessin, c’est un ordre.\nWake up America - John Lewis, Andrew Aydin, Nate Powell Comic biographique, John Lewis, député noir raconte une vie de combat pour les droits civiques des afro-américains, aux côtés de Martin Luther King Jr.\nLa construction et le style sont classique, mais le sujet est passionnant.\nLe Sculpteur - Scott McCloud Scott McCloud est connu pour ses BD sur la BD : L’Art Invisible, Réinventer la Bande-dessinée, Comprendre la Bande-Dessinée.\nLe Sculpteur est la première fiction de lui que j’ai eu l’occasion de lire. David Smith est un sculpteur, puriste de l’art pour l’art, et manque désespéremment de reconnaissance pour son œuvre. Il passe un pacte avec une espèce d’ange ou démon : il gagne le pouvoir de sculpter toute matière à la main, mais en échange sa vie prendra fin dans 200 jours. 200 jours pour se faire un nom et mourir heureux.\nMais forcément, David va tomber amoureux et finir par regretter cette mort qui lui semblait sans grande importance au moment de passer le pacte.\nC’est un véritable pavé, mais qui se lit d’une traite tellement c’est maîtrisé.\n","permalink":"https://www.plemaire.net/posts/2015-07-24/lectures-bd-juillet-2015/","summary":"La Syrie, le Japon, et les États-Unis pour presque pas un rond.","title":"Lectures BD juillet 2015"},{"content":"Et oui, il y a sur votre ordinateur un fichier dont le rôle est de rediriger des noms de domaine vers certaines adresses IP, sans passer par la requête classique vers un serveur DNS.\nUne des utilisations possibles est de diriger un ou plusieurs noms de domaine vers une adresse locale, comme 127.0.0.1.\nLa conséquence est de bloquer entièrement l’accès de votre ordinateur à ces noms de domaines.\nIl suffit donc d’établir une liste des noms de domaines de gens pénibles (publicitaires, arnaqueurs, distributeurs de virus et malwares), et de les bloquer grâce à cette méthode.\nDe braves gens s’y sont collés : vous pourrez trouver le contenu du fichier et les instructions pour l’utiliser selon votre système d’exploitation sur le site de Dan Pollock\nVous gagnez en sécurité, les publicités issues de ces domaines n’arrivent pas à se charger, et vous pouvez même ajouter des adresses de sites de fesse pour faire du contrôle parental.\n","permalink":"https://www.plemaire.net/posts/2015-07-23/un-fichier-hosts-pour-un-internet-moins-sale/","summary":"Ou comment bloquer avec un simple fichier texte l’accès de votre ordinateur aux bas-fonds de l’internet vérolé et publicitaire.","title":"Un fichier hosts pour un internet moins sale"},{"content":"Homéopathie, Kézako? L’homéopathie est une pratique médicale alternative qui tend à prescrire de petites pastilles de sucre aux patients. Ces pastilles contiennent de petites doses de produits actifs et sont sans effet secondaire. Les médicaments homéopathiques les plus célèbres en France sont produits par les laboratoires Boiron, et incluent Oscillococcinum, Arnica Montana, et Sédatif PC.\nÇa c’est la sagesse populaire autour de l’homéopathie. Ce que très peu de gens savent, y compris parmi les partisans de la pratique, c’est l’origine, les fondements théoriques et les modes de préparation des médicaments homéopathiques.\nPour la faire courte, l’homéopathie est une pratique inventée par un médecin allemand qui prédate la découverte de l’origine des maladies par les germes par ce bon vieux Pasteur. Les grands principes théoriques posés par le créateur de l’homéopathie, le Docteur Samuel Hahnemann dans les années 1810, et toujours en cours à ma connaissance, sont les suivants :\nLe principe de similitude : pour soigner un ensemble de symptômes, il faut utiliser une substance qui provoque les mêmes symptômes. Par exemple si vous êtes constipé, il faut utiliser pour soigner une substance qui provoque des constipations. Le principe d’individualisation : chaque traitement doit être personnalisé pour le patient. Il faut établir un dialogue approfondi avec le patient, lister l’ensemble des symptômes rigoureusement, et trouver les substances qui provoquent chez le patient sain les mêmes symptômes que ceux observés chez le patient malade. La dilution infinitésimale : une fois la substance provoquant les symptômes similaires établie, il faut la diluer. Plus elle est diluée, plus l’effet sera grand. À tel point que dans les médicaments homéopathiques, la substance est si diluée qu’il n’en reste rien, à peine la probabilité qu’il reste une molécule ou deux du produit actif utilisé. En même temps le produit actif utilisé dans l’Oscillococcinum est un mix de cœur et foie de Canard (en raison du principe de similitude) Voilà pour l’historique et la théorie. Si les homéopathes en parlent peu, c’est que ces éléments ne jouent pas en leur faveur. Le principe de similitude participe plus d’une approche magique de la compréhension du corps que d’une approche scientifique, et la dilution infinitésimale vient de toute manière annihiler tout le produit si bien choisi par similitude et individualisation.\nTout ceci est absurde au plus haut point. C’est de la proto-médecine datant d’avant la révolution scientifique amenée par la théorie des germes, et ça aurait dû disparaître durant le XIXè siècle comme beaucoup d’autres pratiques de l’époque.\nQue disent les utilisateurs ? Face à l’incrédulité des scientifiques, et aux nombreuses études contrôlées rigoureusement qui montrent qu’il n’y a aucune indication thérapeutique où l’homéopathie fait mieux qu’un placebo (faire mieux qu’un placebo est justement ce qu’on attend d’un traitement, faire aussi bien prouve juste que le produit ne fait rien par lui-même), ce que disent les utilisateurs d’homéopathie est révélateur de nombreux biais cognitifs qui peuvent obscurcir notre jugement, dans ces circonstances comme dans d’autres.\nVoici quelques exemples :\nCommentaires sur un article du Progrès où Christian Boiron se dit victime d’un Ku Klux Klan contre l’homéopathie (journal local Lyonnais, région d’implantation des laboratoires Boiron) :\nPour les miens et moi, c’est efficace ! moins coûteux et pas d’effets secondaires , mais ne pas oublier que ce sont aussi des traitements médicaux et non des bonbons inoffensifs ! Les médecins qui en rient, laisser les rire ! c’est une preuve de leur largesse d’esprit , des hommes bornés , il y en a dans tous les domaines ! Il est plus rentable pour les médecins de prescrire certains médicaments, je peux le confirmer et même le jurer si nécessaire.\nIci on retrouve le thème central des défenseurs de l’homéopathie : “c’est efficace parce que ça marche sur moi, mes enfants, je l’ai observé de mes yeux vus.”\nDans ce même commentaire, on va trouver également une note de “ceux qui sont contre sont bornés” et une touche de théorie du complot à la fin : “les médecins prescrivent autre chose parce qu’ils y gagnent quelque-chose”…\ncertains medecins en rigolent ! c’est le cas du mien qui me dit çà ne vous soignera sans doute pas mais continuez çà ne risque pas de vous faire du mal.Perso j’y crois mais sans jamais avoir pu mesurer l’efficacité ! On dit que la croyance soigne plus que les médicaments ; c’est sans doute la cas avec l’homéopathie et en plus il n’y apas d’effets secondaires comme avec les médicaments allopathiques.\nIci c’est plus subtil, on voit une trace de doute, mais balayée par le credo. “J’y crois, et peut-être que c’est cette croyance qui me soigne, mais au moins je ne souffre pas d’effets secondaires.”\nSur un article de Top Santé sur l’art et la manière de bien prendre ses granules homéopathiques\n[J’] Ai assisté à plusieurs guérisons sous homéopathie hommes et animaux pour ma part je suis aussi soignée par homéopathie et par allopathie me suis tournée vers l’homéopathie quand mon médecin a préconisé la chirurgie pour venir à bout de mon fibrome. Sans lui en parler j’ai suivi un traitement homéopathique pendant un an résultat au bout d’un an plus rien mon médecin était stupéfait morale de l’histoire ce dernier a entrepris des études d’homéopathie\u0026hellip;il exerce maintenant selon les cas et les PATIENTS en allo ou en homeo\nAh, là on a un de mes arguments préférés : “Ça marche aussi sur les animaux, donc ça ne peut pas être un simple effet placebo.”. Suivi de l’histoire fabuleuse du médecin sceptique, qui prescrit un traitement invasif, et finalement il est subjugué par la réussite de l’homéopathie, et se convertit.\nJ’ai déjà entendu plein de variantes de cette histoire de conversion du méchant sceptique, mais en général dans un contexte plus religieux.\nBiais Le problème de ces expériences personnelles c’est que nous sommes de piètres observateurs de nous mêmes. Nous avons tendance à vouloir confirmer nos opinions, et à inconsciemment ignorer ou minimiser les faits qui vont à l’encontre de nos opinions, et au contraire à retenir ou sur-interpréter les éléments qui viennent confirmer ce que nous croyons vrai. On appelle ce phénomène le biais de la confirmation.\nPar ailleurs, observer l’effet d’une substance censée prévenir une maladie comme la grippe sur un seul individu est une entreprise bien vaine. Si vous prenez un remède qui prévient la grippe et que vous n’attrapez pas la grippe, est-ce grâce au remède ou bien tout autre chose, comme le fait que vous n’avez pas été exposé au virus du tout ? Impossible de le dire sur un seul individu, même s’il était un observateur rigoureux et non biaisé. Attribuer le succès au remède ici serait commettre l’erreur logique appelée post hoc ergo propter hoc.\nQuand au placebo qui ne pourrait marcher sur les animaux, c’est faire beaucoup de mépris aux animaux que de les imaginer complètement dépourvu de cervelle et d’émotions, incapables d’être sensibles au fait qu’on s’occupe d’eux, qu’on tente manifestement de leur apporter un réconfort.\nDe plus, c’est mal comprendre un des aspects de l’effet placebo, qui est lié au fait que c’est le patient ou son observateur dans le cas des animaux qui va déclarer que l’animal va mieux ou moins bien suite au traitement. Par le biais de la confirmation, celui qui traite son cheval par homépathie va interpréter tout signe favorable comme une confirmation que son soin et son approche sont valides.\nDouble aveugle C’est justement pour lutter contre les biais cognitifs qui interviennent chez les patients comme le personnel soignant les observants que les études les plus rigoureuses utilisent un système de contrôle en double aveugle.\nOn utilise deux groupes d’observés : l’un d’entre eux prendra le traitement testé, l’autre prendra un produit inerte, pour comparer.\nLes personnes observées ne savent pas si elles ont pris le produit testé ou le placebo.\nEt les personnes qui les observent et évaluent leur évolution ne le savent pas non plus !\nLes deux sont aveugles, pour éviter tout biais de confirmation.\nEt c’est précisément quand ces conditions rigoureuses sont utilisées que les performances de l’homéopathie disparaissent, ce qui n’a rien d’étonnant quand on en revient à la base de ce qu’est l’homéopathie.\nSi l’homéopathie fonctionnait, c’est toute notre compréhension de la chimie et de la médecine qui serait remise en question. Tout comme si la théorie de l’évolution n’était pas vraie, plus rien n’aurait de sens dans le domaine de la biologie.\nNos observations ne sont que des anectodes C’est là une sagesse sceptique qui est parfois difficile à faire sienne. Ce que nous observons est teinté par ce que nous croyons. Ce dont nous nous souvenons avec une grande certitude est une reconstruction, très souvent erronée. Ces biais sont connus depuis longtemps, et les méthodes pour les contrecarrer au mieux sont rôdées.\nQuand elles sont appliquées, certaines de nos convictions peuvent se fracasser sur les résultats d’une expérience. Il faut alloir avoir la force de se dire qu’on a eu tort. Que ce qu’on croyait dur comme fer était une illusion. Qu’on a peut être consacré sa vie, sa carrière, à un mirage. Que nos détracteurs avaient raison.\nTraitement de faveur Ce courage, cette honnêteté intellectuelle, peu de gens l’ont. Les marchands de pseudo-médicaments ne l’ont certainement pas.\nPour opérer, ils utilisent un autre ensemble de règles que celles qui régissent la médecine scientifique. Par exemple en France, un médicament fait l’objet de tests cliniques avant d’être mis sur le marché. Mais il y a une exception pour l’homéopathie.\nExtrait du site officiel du gourvenement sante.gouv.fr\nLa thérapeutique classique ou allopathie repose sur la prescription de médicaments ayant fait la preuve de leur efficacité par des essais cliniques dans les indications considérées. En revanche, à ce jour, l’utilisation des médicaments homéopathiques ne s’appuie par sur de tels essais cliniques, c’est-à-dire sur la médecine basée sur les preuves, mais sur la notion d’usage traditionnel.\nUn usage traditionnel suffit. Les traditions n’ont pas besoin de faire la preuve de leur bien fondé…\nTout ce qu’un médicament homéopathique a à prouver pour être mis sur le marché, c’est qu’il n’est pas dangereux. En ne contenant aucune substance active, ce n’est pas bien difficile.\nCe traitement de faveur remonte aux années 1940, et s’est élargi au niveau européen depuis.\nSans volonté politique forte, l’homéopathie restera ainsi une pratique pseudo-scientifique ayant légalement une charge de preuve d’efficacité inexistante. Après tout, quel ministre de la santé voudra faire des vagues là-dessus. Il n’y a aucun danger, n’est-ce pas ?\nAucun danger ? Les traitements homéopathiques ne présentent aucun danger, et c’est tout ce qui importe aux yeux de la loi taillée pour eux.\nPourtant la pratique en elle-même présente des dangers. Elle peut en effet décourager ou retarder la pratique de soins quand un patient en a besoin. De plus en s’officialisant, elle légitime d’autres pratiques pseudo-scientifiques comme l’accuponcture, le reiki, l’aromathérapie, et j’en passe.\nChristian Boiron peut bien crier au complot contre l’homéopathie, le fait est que cette pratique est incapable de se justifier par la voie scientifique, et qu’elle repose uniquement sur les biais cognitifs de ses praticiens et utilisateurs, et des dispositifs légaux très favorables.\n","permalink":"https://www.plemaire.net/posts/2015-07-22/homeopathie-et-biais-cognitifs/","summary":"Les personnes qui défendent l’homéoapthie bec et ongle, malgré l’absurdité de la pratique, sont des exemples intéressants de biais cognitifs.","title":"Homéopathie et biais cognitifs"},{"content":"J’écoute régulièrement et avec grand plaisir le podcast Freakonomics.\nLes deux épisodes les plus récents traitent du sommeil avec l’angle économique habituel de l’émission :\nThe Economics of Sleep Part 1 The Economics of Sleep Part 2 Les différents experts ayant participé à l’émission sont unanimes, bien dormir, et dormir assez a des répercussions à long terme sur la santé, les performances intellectuelles, et même sur les revenus.\nDans mon cas personnel, je ressens en ce moment les effets d’une privation prolongée de sommeil.\nCette privation est auto infligée par des choses comme :\nregarder des écrans jusqu’au dernier moment avant d’aller me coucher (séries TV, smartphone, et surtout mon addiction du moment, Monster Hunter 4 Ultimate sur 3DS). succomber à la tentation de regarder mes notifications sur mon smartphone à l’instant où j’ouvre l’œil le matin, et me lever dès que je me réveille pour pouvoir jouer tranquille, dès 5 heures du matin s’il le faut, pour assouvir mes vices à l’abri du regard réprobateur de mon épouse. Il y a également des facteurs que je ne peux pas vraiment contrôler comme la luminosité très matinale dans ma chambre, aux fenêtres orientées sud.\nLes effets sont assez pernicieux, mais décelables :\ndifficulté à me concentrer au bureau plus de 5 minutes sur une tâche. troubles de la mémoire immédiate : je me lève et pars faire un truc, j’oublie quoi 4 mètres plus loin. irritabilité (peut-être lié à mon addiction à Monster Hunter, j’attends mon prochain fix comme un junkie, et tout le reste est une entrave). Du coup, je vais tenter une expérience inspirée par les recommendations d’experts entendus dans Freakonomics :\nPas d’écrans allumés après 20h. Pas de smartphone, pas de PC Lire avant de se coucher, sur papier, c’est très bien, mais pas au lit. On lit assis dans son salon, et on se couche quand on sent le sommeil arriver. Pas de smartphone à portée de main sur la table de nuit, pas d’accès à l’heure, laissons le corps reprendre le contrôle du cycle de sommeil et réveil. Je tente ça pendant une semaine ou deux et on va voir si les symptômes persistent.\n","permalink":"https://www.plemaire.net/posts/2015-07-17/sommeil/","summary":"Mon sommeil est tout détraqué par ma propre faute, mais tentons une expérience.","title":"Sommeil"},{"content":"Introduction Dans mon précédent guide sur la migration de Windows XP à Linux, j’ai pris le parti de recommander Debian avec Xfce aux débutants. Même s’il est contraire à la sagesse populaire qui veut qu’Ubuntu soit la distribution de référence pour les débutants, ce choix de Debian peut se justifier, mais ce n’était pas l’objet du guide.\nÉtudions plus en détail quelques distributions adaptées aux débutants sous Linux, leurs forces, et leurs faiblesses.\nUbuntu et son environnement Unity Ubuntu et son environnement Unity\nUbuntu est la distribution Linux la plus célèbre, et généralement c’est elle qui est recommandée aux débutants. C’est la première distribution que j’ai personnellement installée il y a maintenant 10 ans, et qui m’a bien servi pendant 5 ans.\nSes grandes forces pour les débutants :\nUne procédure d’installation très simple. On vous demandera simplement votre langue, disposition de clavier préférée, fuseau horaire, quel disque dur utiliser, un nom et un mot de passe, et tout le reste va se dérouler automatiquement. L’installation prend environ 20 minutes sur un disque dur à l’ancienne, et sans doute beaucoup moins sur un disque SSD. Un module de recherche des pilotes propriétaires de votre matériel. Il y a généralement 2 périphériques de votre ordinateur qui ne fonctionneront pleinement qu’après installation d’un pilote propriétaire : votre carte graphique et votre carte réseau Wi-Fi. Un utilisateur chevronné de distributions moins orientées grand public saura très bien quoi chercher et installer ça sur sa machine, mais pour les débutants, Ubuntu a créé une petite application qui scanne votre matériel, et vous propose d’installer ces pilotes en quelques clics. La force du nombre : Ubuntu étant la distribution la plus populaire, en l’utilisant vous bénéficiez du fait que la plupart des ressources en ligne sont ciblées pour les utilisateurs d’Ubuntu. Ses faiblesses :\nSon environnement Unity peut être gourmand en ressources, pas idéal sur une machine un peu ancienne. Son cycle de développement rapide, une version tous les 6 mois, peut être pénible à suivre, car trop fréquent et donnant lieu à des machines instables dans les premières semaines d’une nouvelle version. Préférez les versions dites LTS (Long Term Support) qui bénéficient d’un suivi (màj de sécurité) pendant 5 ans. Xubuntu Xubuntu et son bureau Xfce\nXubuntu est une variante d’Ubuntu avec un environnement de bureau différent, le très simple et léger Xfce. Xubuntu a le même rythme de sortie qu’Ubuntu, mais comme Xfce lui-même évolue beaucoup moins fréquemment, les différences d’une version à l’autre de Xubuntu sont souvent mineures.\nSes forces pour les débutants :\nLes trois points évoqués plus haut pour Ubuntu s’appliquent à Xubuntu. De plus le bureau Xfce est simple et léger, et donnera une seconde jeunesse à un PC vieillissant. Une esthétique par défaut plutôt propre. Facile à reproduire sur d’autre distributions cependant (thème Greybird et icônes elementary-xfce) Ses faiblesses :\nLe cycle de vie rapide, comme pour Ubuntu. D’autres distributions embarquant Xfce semblent avoir de meilleures performance sur des machines anciennes. Linux Mint et ses environnements Cinnamon et MATE Linux Mint avec MATE Desktop\nLinux Mint est une distribution basée sur Ubuntu (une vaste partie des logiciels proposés viennent directement des serveurs d’Ubuntu et sont donc identiques). Les différences vont essentiellement porter sur les environnement de bureau proposés et certains choix techniques / légaux.\nLes deux environnements proposés sont Cinnamon et MATE. Les deux sont assez traditionnels : un menu, une barre des tâches montrant les fenêtres ouvertes, la date et l’heure, etc. Cinnamon utilise des effets de bureau de manière plus intensive, et a donc un look plus moderne au niveau des animations de fenêtres, des transitions d’un bureau virtuel à l’autre, mais est plus exigeant sur la configuration de votre machine.\nMATE est beaucoup plus simple techniquement, et propose un environnement sans fioritures modernes.\nNotez que contrairement à Unity pour Ubuntu, ces deux environnements ne sont pas exclusifs à Linux Mint, même si Cinnamon a été créé par l’équipe de Mint. On peut très bien installer ces environnements sur d’autres distributions comme Ubuntu ou Debian.\nSes forces pour les débutants :\nProcédure d’installation identique à Ubuntu. Module de recherche des pilotes identique à Ubuntu. Les paquets nécessaires à la lecture de fichier mp3 ou vidéos sont pré-installés, contrairement à Ubuntu Force du nombre, les infos et paquets concernant Ubuntu s’appliquent la plupart du temps à Linux Mint. Attention cependant à bien réaliser à quelle version d’Ubuntu correspond la version de Mint qu’on utilise. Les environnemnts graphiques proposés (Cinnamon et MATE) sont relativement traditionnels dans leur fonctionnement (proche de Windows XP dans l’esprit), et donc facile à adopter pour les débutants ayant l’expérience de Windows 95 à Vista). Faiblesses :\nPerformances de Cinnamon sur machines anciennes Esthétique douteuse, mais bon les goûts et les couleurs. Et puis ça se change. Dérivée d’Ubuntu, elle-même dérivée de Debian. Les deux couches en plus peuvent être source de problèmes. Debian, le système d’exploitation universel Debian et le bureau Cinnamon\nDebian est un des projets les plus anciens, il remonte au début des années 90. C’est une distribution très complète, au sens où la quasi totalité des logiciels libres et des environnements de bureau y sont empaquetés et prêts à être installés. Dans sa nouvelle version stable, nom de code \u0026ldquo;Jessie\u0026rdquo;, debian propose les environnements de bureau suivants :\nGNOME Xfce KDE Cinnamon MATE LXDE Debian est un projet communautaire, contrairement à Ubuntu, aucune société commerciale ne se trouve derrière. C’est un avantage au sens où Debian ne tente jamais de monétiser ses utilisateurs comme Ubuntu a pu le faire avec la recherche Amazon intégrée au bureau, ou ses services de téléchargement de musique. Mais ça signifie aussi que Debian dispose de peu de moyens financiers, en restant tributaire de dons et du bénévolat de ses développeurs.\nParmi l’ensemble des environnements de bureau proposés, ceux qui conviennent le plus aux débutants à mon sens sont Xfce, Cinnamon, et MATE, déjà évoqués plus haut. En terme de performance, debian est généralement plus légère qu’Ubuntu ou Mint avec le même environnement de bureau, mais de peu. En revanche, du fait du cycle de développement beaucoup plus lent (une nouvelle version tous les 2 ou 3 ans), les versions de logiciels empaquetés pour Debian ont tendance à avoir entre 1 et 3 ans de retard par rapport à celles qu’on trouve dans la Ubuntu la plus récente.\nSes forces pour les débutants :\nDe meilleures performances toutes choses égales par ailleurs. Important pour de vieilles machines. Un installeur plus simple techniquement, qui peut tourner sur n’importe quel ordinosaure, contrairement à celui d’Ubuntu et ses dérivées. Une distribution non commerciale. Un excellent processus qualité, qui fait que les logiciels empaquetés sont sans mauvaise surprise. Un cycle de développement long. Vous être tranquille pour au moins 3 ans, et la migration sans réinstallation d’une version à la suivante est testée et éprouvée, contrairement à Ubuntu / Mint. Important si vous installez une distribution pour un tiers. Ses faiblesses :\nLa documentation est moins simple d’accès. La plupart des infos qu’on trouve sur le web sont pour Ubuntu, et peuvent s’appliquer ou non à Debian. Le wiki debian est souvent source de confusion, avec des instructions différentes pour différentes versions de Debian, et parfois sans instructions pour la version stable actuelle. Le site web de debian est difficile à naviguer. Le processus d’installation reste simple, mais il offre plus de choix que celui d’Ubuntu et autre, et peut rebuter le grand débutant. Pas d’installation automatisée des pilotes propriétaires. Il faut savoir qu’ils existent, et installer le paquet qu’il faut soi-même. HandyLinux HandyLinux est une distribution française basée sur Debian, et qui cible spécifiquement les débutants. Ici le choix de l’environnement de bureau est volontairement limité à Xfce, configuré avec un choix de logiciles pré-installé couvrant les besoins des utilisateurs classiques : VLC pour la vidéo, OpenOffice pour le traitement de texte et les tableaux. Le truc en plus de HandyLinux, c’est son menu spécifique, qui permet de lancer facilement les applications et certaines pages web considérées comme utiles par les développeurs de cette distribution.\nle menu HandyLinux\nSes forces pour les débutants :\nPensée pour les débutants, avec son choix d’applis par défaut et son menu spécial Excellentes performances Excellente documentation en français sur le site web (accessible du menu). Esprit d’entraide sur les forums dédiés. Debian sous le capot, excellente stabilité : peu de bugs, peu de changements dans le temps. Ses faiblesses :\nDebian sous le capot, des versions de logiciels du coup parfois anciennes. Conclusion Entre ces 5, je dirais que HandyLinux se démarque. Les performances et la simplicité d’Xfce, l’orientation utilisateur débutant, la stabilité de Debian, la documentation de qualité et la communauté frenchie et sympa en font un excellent choix.\nSi vous souhaitez avoir une base logicielle plus récente, Xubuntu est un très bon choix, et bénéficie du fait qu’Ubuntu est très largement distribuée, ce qui rend l’installation de logiciels propriétaires ciblant Ubuntu plus simple (jeux vidéos, Skype, Google Hangout, par exemple).\nDebian n’est pas un choix complètement délirant, mais restera réservée aux utilisateurs qui ont le goût de personnaliser eux-même leur ordinateur, l’esthétique par défaut étant assez douteuse.\n","permalink":"https://www.plemaire.net/posts/2015-07-15/le-guide-du-debutant-sous-linux-choisir-sa-distribution-et-son-environnement-de-bureau/","summary":"Un des premiers casse-tête qui attend toute personne qui découvre l’éco-système GNU/Linux pour la première fois est le vaste choix de distributions et d’environnements de bureau. Choisir une distribution qui vous conviendra dépend de multiples critères, dont l’environnement de bureau proposé, aussi les deux sujets sont liés.","title":"Le guide du débutant sous Linux : choisir sa distribution et son environnement de bureau"},{"content":"C’était pas mieux avant Quand j’étais collégien puis lycéen, dans les années 90, l’insulte par défaut, adressée à tout mec, c’était le bon vieux “pédé” et tout le florilège de ses variantes. Et malheur au garçon qui était un tant soit peu efféminé, il allait passer une sale scolarité.\nAujourd’hui il me semble que les jeunes sont moins dans cette police de l’hétérosexualité, mais la vieille garde fait toujours dans l’homophobie, sous couvert d’idéologie, ou de souci pour le bien être des enfants. Et tout ça dans avec le confort et la tranquillité des commentaires sur les news et les réseaux sociaux.\nLes grands classiques Les éructations homophobes sur les commentaires et les réseaux entrent dans plusieurs catégories.\nC’est une minorité, c’est du clientélisme, ce n’est pas prioritaire Exemple :\neol77 sur lefigaro.fr\nCependant une part non négligeable des Français lui tiendra rigueur d’avoir préféré verser dans l’esbroufe et le clientélisme sociétal, au profit d’une petite minorité, plutôt que de s’atteler à régler leurs vrais problêmes.\nC’est une attaque très classique. On accuse souvent les hommes et femmes politiques qui portent des lois plus égalitaires de faire soit du clientélisme, soit une diversion, plutôt que de s’attaquer aux vrais problèmes, comme le chômage. Les personnes qui emploient cette objection ont sans doute une liste précise des priorités, et les personnes victimes de lois discriminantes devraient attendre gentiment que leur petites considérations pour plus d’égalité arrivent à l’ordre du jour, comme par exemple quand la France aura retrouvé le plein emploi et une balance financière favorable.\nTouche pas à mon symbole Exemple :\nUn certain bien commun sur lemonde.fr\nIl faudrait arrêter de confondre égalité et identicite (être identique) et utiliser par conséquent un autre terme que “mariage” afin d’éviter les captations d’héritage historique et symbolique et les confusions.\nEt oui, les symboles, on ne veut pas les partager, chacun ses symboles.\nPapa, maman, enfant, sinon rien Exemple :\nMon follower Marc-Yvan Teyssier, tombé du clocher quand il était petit\nLe pape conforte la réalité de la famille homme-femme-enfants cellule de base de la société\u0026#10;seul antidote au chaos https://t.co/Y5Qg0u6hg8\n\u0026mdash; ن Maяc-Yvan † (@MYTeyssier) 10 Juillet 2015 Pour ces gens là, la fin du monde est proche, si jamais on laisse des enfants grandir avec des homosexuels.\nExtrait de ma conversation avec le même Marc-Yvan :\n@plemaire_ priver volontairement un enfant d\u0026#39;un père ou d\u0026#39;une mère est une violence intolérable\n\u0026mdash; ن Maяc-Yvan † (@MYTeyssier) 5 Juillet 2015 Ceux là se dressent en défenseurs des enfants. Ils ont une certitude, un enfant ne peut se développer correctement sans un adulte XX et un autre XY.\nLe gros problème de leur position, c’est qu’elle n’est qu’une opinion, sans lien réel avec les faits. Le fait que de nombreux enfants grandissent dans une famille mono-parentale ne semble pas les émouvoir, en revanche le mal fait aux enfants qui auraient 2 pères ou 2 mères leur apparaît comme évident, même s’ils n’expriment jamais concrètement de quoi ce mal serait fait.\nOnt-ils peur que ces enfants ne soient incités à être homosexuels, ou bien est-ce l’absence de repère masculin ou féminin (ignorant l’existence des grands-parents, oncles et tantes, et autre entourage immédiat de ces enfants). Aucune étude sérieuse ne montre pour l’instant que les couples homosexuels sont des parents inférieurs aux couples hétérosexuels équivalents. Mais peu importe après tout.\nConclusion Ce n’étaient là que quelques exemples. Ce genre de “résistances” est classique, et même si la chose est regrétable, on peut aussi l’interpréter comme les derniers sursauts d’une bête à l’agonie.\n","permalink":"https://www.plemaire.net/posts/2015-07-13/commentaires-et-tweets-exutoires-de-l-homophobie-moins-ordinaire/","summary":"Ou comment l’homophobie vieille garde, passée de mode, s’exprime aujourd’hui bien tranquillement par internet.","title":"Commentaires et tweets, exutoires de l’homophobie moins ordinaire"},{"content":"Que nous réserve cette nouvelle version ?\nIntroduction Xfce 4.12 vient de sortir après près de 3 ans de développement.\nCertes, la version 4.10 était une réussite, avec une expérience utilisateur simple et efficace, à une époque où GNOME introduisait des changements radicaux dans le fonctionnement de son environnement de bureau avec GNOME Shell.\nXfce a pour beaucoup été une solution de repli, pour reproduire plus ou moins le fonctionnement et le look de GNOME 2.\nCependant, à en croire la page d’accueil du projet, il ne se passait plus rien depuis avril 2012, signe d’un projet moribond.\nAlors quoi de neuf chez la petite souris ?\nListe des changements Voici la liste des changements sur le site officiel de Xfce.\nBeaucoup de changement sous le capot, pour moderniser un peu tout ça et rattraper les wagons avec changements extérieurs au projet apparemment.\nDu point de vue purement interface utilisateur, voici les points les plus notables :\nLe gestionnaire de fenêtre a une nouvelle boîte de dialogue thémable pour la rotation parmi les fenêtres ouvertes avec Alt+Tab. Les tableaux de bord ont une nouvelle option pour se masquer intelligemment Les options de gestion du fond d’écran permettent désormais de scanner tout un dossier d’image, permettent de choisir une image par écran ou bureau virtuel. La boîte de dialogue pour régler le thème et les icône montre un petit aperçu des icônes et du thème Le gestionnaire de fichier, Thunar, permet désormais d’afficher plusieurs dossiers à la fois via des onglets, gère les raccourcis de dossiers GTK3 Parole, le lecteur de vidéo a une toute nouvelle interface Un nouveau menu inspiré de GNOME Shell a été ajouté. Un paquet pour xfdashboard est disponible sur le AUR. Nouvelle boîte Alt+Tab Cette nouvelle présentation vous montre vos fenêtres ouvertes avec un petit aperçu de leur contenu : Ou bien sous forme de liste (ma préférence personnelle, après un an sous Openbox) : Masquage intelligent des tableaux de bord Le principe est similaire au masquage classique, mais le tableau de bord reste visible tant qu’il ne gêne pas l’affichage de la fenêtre active.\nLe tableau de bord apparaît s\u0026rsquo;il ne gêne pas la fenêtre active, et se réduit dans le cas contraire : Fond d’écrans De nombreuses petites améliorations de ce côté, avec le scan de tout un dossier d’image, plutôt que l’ajout d’images une par une, et des réglages potentiellement différents par écran ou bureau virtuel.\nNotez que j’utilise ici l’option de n’afficher aucune icône sur le bureau, ce qui permet d’avoir le menu des applications d’un simple clic droit sur le bureau :\nRéglages du thème gtk et des icônes L\u0026rsquo;application de réglage de l\u0026rsquo;apparence inclut maintenant un petit aperçu des icônes : Thunar a désormais une vue en onglets Il était temps !\nLe lecteur vidéo Parole fait peau neuve Parole a eu droit à un lifting, et c’est plutôt une réussite !\nDe plus, il charge automatiquement les fichiers de sous titres, si ces derniers ont le même nom de fichier que le fichier vidéo. Il me semble que ce n’était pas le cas avant.\nXfdashboard, le sélecteur de fenêtres à la GNOME Shell pour Xfce Bon là, on reconnaît la fonctionnalité d’affichage des fenêtres de GNOME 3, mais c’est vraiment pas terrible en terme d’apparence.\nDrag to snap Xfce 4.10 avait introduit la fonctionalité très utile de mettre les fenêtres en mosaïque sur les côtés de l’écran via des raccourcis claviers. C’est tellement utile qu’à mon sens ça justifiait entièrement d’aller chercher la 4.10 dans les dépôts expérimentaux de Debian pour en profiter.\nLa version 4.12 améliore cet aspect en permettant de mettre les fenêtres en plein écran, sur les côtés, ou dans les coins, simplement en glissant une fenêtre vers le sommet, les côtés, ou les coins de l’écran. Un classique depuis des années sous GNOME ou KDE, qui arrive enfin.\nConclusion Xfce 4.12 apporte un grand nombre de petites améliorations, sans grande révolution.\nC’est justement tout l’attrait de cet environnement de bureau, qui sait rester clément avec les ressources de votre ordinateur, subtil au niveau des effets de bureau, et classique dans son fonctionnement et sa philosophie.\nJ’ai un grand plaisir à l’utiliser au quotidien depuis sa sortie sur mon ordinateur personnel, et je rêverais de pouvoir l’utiliser également au bureau, au lieu de ce mastodonte qu’est Windows 8.1.\nXfce 4.12 est disponible dans les dépôts officiels d’Arch Linux, et équipera les prochaines versions de Xubuntu, Linux Mint Xfce Edition, Fedora. Malheureusement, il semblerait que cette nouvelle version soit arrivée trop tard pour être intégrée à la future version stable de Debian, alias Jessie. C\u0026rsquo;est bien dommage car Xfce et Debian ont tous les deux un petit côté classique voire conservateur qui font qu\u0026rsquo;ils plaisent facilement aux mêmes utilisateurs.\nQuelle que soit votre distribution, si vous aimez Xfce 4.10 et les interfaces sobres et élégantes, vous allez adorer Xfce 4.12.\n","permalink":"https://www.plemaire.net/posts/2015-03-14/test-de-xfce-412/","summary":"Xfce 4.12 vient de sortir après près de 3 ans de développement.","title":"Test de Xfce 4.12"},{"content":"Ça y est, vous avez fait le grand pas, et vous avez installé une distribution GNU/Linux sur votre PC pour la première fois. Ça fonctionne, vous avez un menu, des applications installées par défaut, tout baigne.\nPourtant, vous êtes sans doute un peu perdus, hors de votre zone de confort. Comment gérer tel ou tel problème futur, quels sont les réflexes que vous avez acquis en utilisant Windows qui ne s’appliquent pas ici, où trouver de l’information ?\nJ’ai compilé une liste de 10 choses que j’ai apprises avec le temps en utilisant Linux comme système d’exploitation principal voire unique depuis bientôt 10 ans.\n1 - Les paquets et leur gestion En venant du monde Windows, vous êtes habitués au mode de fonctionnement suivant pour ajouter un programme sur votre ordinateur :\nAller sur le web et chercher le programme, sur un site annuaire de logiciels ou sur le site officiel du logiciel Chercher un lien pour le télécharger Exécuter le fichier d’installation téléchargé Cliquer sur suivant jusqu’à ce que le logiciel soit installé Pour retirer un programme, vous alliez dans \u0026ldquo;ajouter / supprimer un programme\u0026rdquo;, vous laissiez Windows faire péniblement la liste des choses installées, et vous trouviez votre programme à désinstaller dans cette liste.\nLes mises à jour des logiciels utilisaient des méthodes variables, plus ou moins pénibles.\nOubliez tout ça, et vous ne le regretterez pas.\nLes distributions Linux utilisent généralement un système centralisé de gestion de paquets qui permet d’installer et de désinstaller tout logiciel depuis une interface centrale.\nUn paquet est un ensemble de fichiers constituant un programme, plus des métadonnées (nom du programme, numéro de version, paquets dont il dépend), et éventuellement une série de commandes à exécuter après l’installation ou la désinstallation du paquet. L’ensemble des logiciels de votre installation est décomposées en paquets, du noyau Linux à votre navigateur internet.\nVous disposez d’au moins un logiciel permettant de réaliser les opérations suivantes :\nMettre à jour l’ensemble des paquets ayant une version plus récente disponible Chercher un paquet par son nom, sa description Installer un ou plusieurs paquets d’un coup, avec les paquets supplémentaires dont ils ont besoin pour fonctionner, leur dépendances Désinstaller un ou plusieurs paquets, et leurs dépendances non utilisées par d’autres paquets Les logiciels pour gérer ces opérations varient d’une distribution à l’autre. Sur Ubuntu et Xubuntu, c’est le rôle de la \u0026ldquo;Logithèque Ubuntu\u0026rdquo;, sur Debian, vous pouvez utiliser Synaptic.\nCes interfaces graphiques sont en réalité des surcouches par dessus des commandes que vous pouvez directement passer dans un terminal. Voir apt-get pour les distributions Debian et ses dérivées comme Ubuntu.\n2 - Les drivers Un driver est un bout de logiciel qui fait fonctionner un périphérique de votre ordinateur comme la carte graphique, la carte son, le clavier, la souris, votre clé USB, etc.\nSous Windows, un driver est installé à chaque fois que vous branchez un périphérique USB classique. Bizarrement, si vous branchez le même périphérique dans une autre prise USB, Windows devra recommencer l’opération. Pour la carte graphique, vous devez généralement aller sur le site de son constructeur et chercher votre driver, puis le mettre à jour régulièrement pour bénéficier de bonnes performances 3D.\nSous Linux, la chose est un peu différente. Le noyau Linux lui-même se charge dans la plupart des cas de piloter les périphériques. Vous branchez un disque, un clavier, une souris, une caméra USB, et ces périphériques vont fonctionner immédiatement, sans installer de driver. Vous pouvez jeter le CD-ROM qui venait avec votre caméra ou votre graveur de DVD.\nIl y a 2 types de périphériques cependant où vous aurez peut-être besoin de faire quelques efforts supplémentaires pour installer les paquets de pilotes propriétaires, qui ne sont pas installés par défaut. Votre carte réseau Wi-Fi peut exiger un pilote propriétaire pour fonctionner. Si vous avez une carte graphique AMD ou Nvidia, elle fonctionnera peut-être mieux avec le driver propriétaire.\nUbuntu dispose d’un module de recherche de drivers propriétaires qui s’occupera de ces cas pour vous.\nSur Debian, installer le paquet \u0026ldquo;firmware-linux-nonfree\u0026rdquo; devrait gérer le cas des pilotes de carte réseau propriétaires. Vous devrez peut-être vous brancher à votre box internet par cable ethernet le temps d’installer ce paquet avant de pouvoir utiliser le Wi-Fi.\nPour votre carte graphique, regardez par ici pour les cartes Nvidia et pour les cartes AMD ou ATI\n3 - Trouver un logiciel équivalent à logiciel propriétaire C’est une des principales barrières quand on débarque du monde Windows. Quel logiciel va remplacer ce logiciel que vous utilisez sous Windows ?\nDans la plupart des cas, un équivalent existe, mais encore faut-il connaître son nom.\nVoici une petite liste, ainsi qu’un site qui répertorie les logiciels libres par catégories.\nNavigateurs Internet Explorer \u0026gt; Mozilla Firefox ou Chromium\nSuite bureautique Pack Office (Word, Excel, PowerPoint) \u0026gt; LibreOffice (Writer, Calc, Impress)\nAdobe PDF viewer \u0026gt; Evince ou Okular\nMultimedia iTunes \u0026gt; Rhythmbox, Clementine\nLecteur vidéo \u0026gt; Totem, VLC, mplayer\nCommunication Skype est disponible sous Linux.\nLe plugin Google Hangout également (chez moi fonctionne beaucoup mieux que Skype).\nLes récentes versions de Firefox intègrent un système de chat vidéo qui pourra remplacer ces deux services.\nPour le chat texte, empathy est compatible avec les protocoles de google talk, MSN messenger, Yahoo, etc…\nPour une liste beaucoup plus complète, consultez l’annuaire Framasoft des logiciels libres\n4 - Logiciels propriétaires disponibles Si les équivalents libres ne vous satisfont pas, il existe quelques logiciels propriétaires créés pour tourner sous Linux. En règle générale, ils sont distribués sous la forme de paquets Debian ou Ubuntu (fichiers .deb) qui une fois installés peuvent être mis à jour par le système de paquets.\nVoici une petite liste, à vous de les trouver :\nGoogle Chrome Skype Adobe PDF Reader Spotify Adobe Flash 5 - Le système de fichiers et les disques externes Sous Windows, les différents disques de votre système sont représentés par des lettres.\nC:\\ est la racine de votre premier disque dur. A:\\ et B:\\ représentaient votre disquette et disque souple historiquement, mais je doute que vous ayez ces disques actuellement.\nLorsque vous branchez d’autres disques, leur racine est représentée par une autre lettre, et chaque disque est séparé ainsi des autres.\nLe système de fichier utilisé par Linux est différent.\nVous avez une racine unique, /\nChaque disque va prendre sa place dans un certain dossier dans le système de fichier. On dit qu’il est monté dans un dossier.\nPar exemple, mes documents personnels sont dans un disque séparé des logiciels et du système. Pourtant, mes documents sont rangés dans \u0026ldquo;/home/phil/\u0026rdquo; comme ils le seraient si je n’avais qu’un disque. Il s’avère que mon second disque est \u0026ldquo;monté\u0026rdquo; dans /home, alors que mon premier disque est monté dans /\nSi vous branchez un disque dur, il va se monter dans un dossier du genre /media/user/usb1 par exemple.\n6 - Où et comment trouver de l’aide Si vous coincez, le plus simple est de rechercher votre problème via Google. Ajoutez simplement \u0026ldquo;debian\u0026rdquo; ou \u0026ldquo;ubuntu\u0026rdquo; dans les mots-clés de votre recherche.\nVous trouverez la plupart du temps la réponse à vos problèmes sur des forums d’utilisateurs de votre distribution. Faites toutefois attention à la date des conversations sur les forums, ce qui était une solution en 2007 ne l’est sans doute plus.\nUne bonne source d’information fraîche et bien rangée : le wiki de votre distribution. Voici le wiki ubuntu francophone et le wiki debian francophone.\n7 - Outils de maintenance habituels (Défragmentation, anti-virus, anti-malware) Oubliez ça, inutile :)\n8 - Les différents environnements de bureau Windows utilise une seule interface par version majeure, avec généralement un bureau sur lequel on pose son bazar, et une barre dans laquelle on trouve le bouton Démarrer, les logiciels qui tournent, un \u0026ldquo;systray\u0026rdquo; qui se remplit d’icônes sans qu’on ait rien demandé, et la date.\nDans le monde Linux, il existe différents environnements de bureau, qui s’écartent plus ou moins du fonctionnement auquel vous êtes habitués sous Windows.\nVous avez ainsi le choix entre :\nUnity qui est l’interface par défaut d’Ubuntu, et exclusive à cette distribution GNOME : design sobre et moderne, interface très pilotable au clavier, applications cherchant à avoir le minimum de boutons et entrées menu. Utilisée par défaut dans Debian, Fedora et Ubuntu Gnome Xfce : fonctionnement plus proche de Windows, simple et très léger. Recommandé pour ceux qui ont une machine un peu ancienne, ou ne veulent pas bousculer leurs habitudes. Utilisé par défaut dans Xubuntu. KDE Plasma Desktop, souvent appelée \u0026ldquo;KDE\u0026rdquo; pour des raisons historiques. Extrèmement malléable, cette interface peut resembler à Windows 7 par défaut, mais peut être configurée pour se comporter comme MacOS, GNOME, ou Windows 98… Pantheon qui est l’interface de la distribution ElementaryOS, qui ressemble à MacOS X en très simplifié. 9 - Jeux vidéos Pour les joueurs, la plateforme de référence reste et restera sans doute longtemps Windows.\nCependant, de plus en plus de jeux, surtout indépendants, ont des versions Linux.\n2 bonnes sources pour les trouver :\nSteam Humble Bundle 10 - Pour aller plus loin Si vous êtes super à l’aise avec tout ça, alors à vous de contribuer !\nAprès tout, le logiciel libre est un effort collectif, et pour dans la majorité des cas bénévole.\nMême sans être développeur, vous pouvez contribuer en :\ntraduisant des logiciels ou des pages de wiki aidant les utilisateurs débutant sur les forums rédigeant des billets et tutoriels sur votre site faisant une donation à vos projets préférés ","permalink":"https://www.plemaire.net/posts/2014-12-07/10-trucs-a-savoir-apres-une-migration-vers-linux/","summary":"Guide pour s’y retrouver dans ce monde de barbus quand on vient de Windows","title":"10 trucs à savoir après une migration vers Linux"},{"content":"Introduction Ça ne vous est jamais arrivé de tomber sur un article fort intéressant, mais au mauvais moment ? Entre 2 coups de fil, au milieu d’une recherche, avant de partir en urgence ?\nIl existe des services pour stocker ces pages pour vous, et vous les restituer quand vous avez le temps, sur un site web ou une application mobile.\nJusqu’à présent, j’utilisais Pocket pour ça, mais c’est propriétaire, et assez intrusif, du genre à vous envoyer des mails vous suggérant des articles à stocker dedans, en fonction de ce que vous y avez lu par le passé.\nL’alternative libre L’alternative libre, qui ne met pas son nez dans ce que vous lisez, et ne vous poussera jamais de la pub en douce, c\u0026rsquo;est wallabag.\nVous pouvez l’installer sur votre serveur, ou profiter de l’instance proposée gracieusement par Framasoft et malicieusement appelée Framabag.\nTuto Firefox et web Une fois votre compte créé, le plus simple pour les utilisateurs de Firefox est d’installer l’addon wallabag.\nCelui-ci installé, vous devez le paramétrer, en ajoutant l’url de votre wallabag dans le champs qui va bien, en y incluant la terminaison /u/username.\nEnsuite, vous pouvez aller dans les réglages de l’interface de Firefox et ajouter le petit bouton de l’addon dans votre interface.\nVous pouvez maitenant ajouter des articles dans votre besace d’un simple clic sur ce bouton, et les retrouver quand vous avez le temps de les lire, dans une interface épurée et agréable.\nTuto android Si vous avez un mobile Android, il y a une application wallabag, qui vous permet de lire les articles synchronisés tout en étant hors ligne. Parfait pour les trajets en train ou en métro.\nPour la paramétrer, c’est un poil tordu, alors suivez bien.\nDans l’interface web de votre wallabag, allez dans la partie configuration. Activez le flux. Notez votre jeton et votre ID utilisateur (pas votre nom d’utilisateur). Voter ID devrait être 1. Allez dans la partie réglages de l’application mobile et entrez-y : l’adresse de votre wallabag (incluant /u/username/ contrairement aux instructions sur la page de l’application mobile) Votre User ID, typiquement 1 Votre token C\u0026rsquo;est tout bon, vous pouvez sauver les réglages et synchroniser l’application avec le bouton \u0026ldquo;Synchronize\u0026rdquo;.\nConclusion Bonne lecture !\n","permalink":"https://www.plemaire.net/posts/2014-10-04/avec-framabag-mettez-vos-articles-au-chaud/","summary":"Ne perdez plus les articles qui vous intéressent mais que vous n\u0026rsquo;avez pas le temps de lire là, tout de suite.","title":"Avec Framabag, mettez vos articles au chaud"},{"content":"Contexte Si vous avez un appareil photo numérique et une famille ou un blog, vous êtes rapidement confrontés à un léger problème technique. Votre appareil vous fait de très belles images de 4272 par 2848 pixels, et qui pèsent entre 5 et 7 Mo chacune. Si vous voulez les envoyer par email, vous allez coincer au niveau volume des pièces jointes au bout de 2 ou 3 photos. Si vous voulez les envoyer sur un site web, votre blog par exemple, vous allez devoir attendre un long moment pour chaque image, si vous n\u0026rsquo;êtes pas bloqués par la taille limite autorisée pour chaque fichier envoyé.\nLa solution évidente, c\u0026rsquo;est de réduire la taille en pixels de l’image, ce qui mécaniquement réduit son poids en Mo. Vous pouvez faire ça très facilement avec Gimp. On ouvre l’image, on va dans \u0026ldquo;Image\u0026rdquo;, \u0026ldquo;Échelle et taile de l’image\u0026rdquo;, on réduit la largeur de 4872 à 1000 ou 1200, on laisse la hauteur suivre proportionnellement, et miracle, après sauvegarde, l’image ainsi réduite a vu sa taille divisée par 10.\nMais c’est plutôt fastidieux à faire sur une série de photos.\nJusqu’à ce que je me penche un peu sur le langage Python, je faisais ça en installant Shotwell, un gestionnaire de photos qui a une fonction d’export de photos avec redimensionnement. Mais aujourd’hui, j’utilise un petit script que j’ai écrit en Python et qui fait le même job, sans essayer de scanner l’ensemble de mon dossier image, comme ce gros lourdeau de Shotwell.\nLe script Pour que le script fonctionne, vous avez besoin d’installer la bibliothèque Python de manipulation d’images appelée PIL (Python Image Library). Le paquet s’appelle python3-pil dans debian, ubuntu et linux mint.\nsudo apt-get install python3-pil Créez vous un fichier appelé imgresize.py où vous voulez. Son contenu :\n# Objectif : redimensionner en masse des images dans un dossier, avant utilisation pour blog ou partage par email par exemple # TODO : fix si fichier non image présent dans le dossier (genre .directory), fait mais hard codé sur terminaison fichier image en \u0026quot;G\u0026quot; ou \u0026quot;g\u0026quot; from PIL import Image from os import listdir from os.path import isfile, join mypath = input(\u0026quot;Dans quel dossier sont les images ? \u0026quot;) imageFiles = [ f for f in listdir(mypath) if isfile(join(mypath,f)) and (f.endswith(\u0026quot;G\u0026quot;) or f.endswith(\u0026quot;g\u0026quot;)) ] target = int(input(\u0026quot;Dimension maximum voulue (ex 1000) : \u0026quot;)) for im in imageFiles : im1 = Image.open(join(mypath,im)) originalWidth, originalHeight = im1.size ratio = originalWidth / originalHeight if ratio \u0026gt; 1 : width = target height = int(width / ratio) else : height = target width = int(height * ratio) im2 = im1.resize((width, height), Image.ANTIALIAS) # linear interpolation in a 2x2 environment im2.save(join(mypath, \u0026quot;\u0026quot;.join([str(width),\u0026quot;x\u0026quot;,str(height),\u0026quot;_\u0026quot;,im]))) print (im, \u0026quot;redimensionnée…\u0026quot;) print (\u0026quot;Travail terminé !\u0026quot;, len(imageFiles), \u0026quot;images redimensionnées.\u0026quot;) Pour exécuter le script,\nvous ouvrez un terminal,\nvous l’amenez dans le dossier où est le script à coup de :\ncd chemin/jusqu\u0026rsquo;au dossier/où est le script/\nVous copiez le chemin du dossier où sont vos images à redimensionner dans le presse papier.\nVous lancez le script dans le terminal\npython3 imgresize.py\nLe script vous demande le chemin du dossier où sont les images (collez en cliquant avec la molette)\nLe script vous demande quelle dimension max vous voulez, par exemple 1000. Si l’image est en paysage, sa largeur sera de 1000, si elle est en portrait, sa hauteur sera de 1000.\nLe script crée des copies redimensionnées dans le même dossier que les images sources, et préfixe leur nom avec \u0026ldquo;largeur\u0026quot;x\u0026quot;hauteur\u0026rdquo;, pour les distinguer plus facilement des images source.\nLe script sur mon dépôt Github.\nConclusion Sachez que je ne suis en aucun cas un expert de la programmation. Si vous avez une suggestion d’amélioration du script, n’hésitez pas à m’en faire part via les commentaires. Je suis preneur.\nSi le script s’avère utile pour vous, n’hésitez pas non plus à me le faire savoir.\n","permalink":"https://www.plemaire.net/posts/2014-09-21/redimensionner-des-images-en-masse-avec-python/","summary":"Longtemps j\u0026rsquo;ai installé Shotwell juste pour faire ça…","title":"Redimensionner des images en masse avec Python"},{"content":"Contexte Un des principaux freins exprimés à l’adoption de Linux sur le desktop est le manque de jeux vidéos tournant nativement sur ce système.\nC’était très vrai il y a 9 ans quand je suis passé sous Ubuntu 5.04, et encore, j’arrivais à faire tourner Quake III et Enemy Territory dessus.\nDepuis quelques années, le jeu sur PC a pas mal changé. D’un côté Les titres AAA des consoles sortent sur PC dans des versions généralement plus poussées, et de l’autre le PC est devenu le terrain de développement d’une nouvelle vague de créateurs indépendants des grands éditeurs, et qui peuvent créer des jeux originaux à l\u0026rsquo;esthétique souvent rétro, petit budget oblige. Ces jeux indies sont très fréquemment portés sur Linux ces temps-ci.\nPetit résumé des différentes sources de jeux :\nHumbleBundle. Ce site vend généralement les jeux en packs, pendant une période limitée dans le temps, et vous permet de choisir combien vous payez et comment répartir les gains entre la boutique et de bonnes œuvres Good old Games. Ce site est spécialisé dans les jeux PC plus anciens Steam. La boutique Steam, qui a désormais une section Linux croissante. Tout y est, mais il faut installer le client Steam pour y accéder, ce que je trouve personnellement pénible. Vous pouvez récupérer dans Steam les jeux achetés sur HumbleBundle. Voici l’ensemble des jeux en version Linux que j’ai achetés via le Humble Bundle au fil des ans :\nA Virus Named TOM And Yet It Moves Aquaria Atom Zombie Smasher Bit.Trip RUNNER Bastion Braid Brütal Legend Cogs Cortex Command Crayon Physics Deluxe Dustforce Eets Munchies FEZ FTL: Faster than Light Gish Gone Home Gratuition Space Battles Gunpoint Hammerfight Hammerwatch Jamestown LIMBO LUFTRAUSERS LUGARU HD Machinarium Mark of the Ninja Monaco Osmos Papers, Please Penumbra Overture Prison Architect Race the Sun Revenge of the Titans Rochard Rocket birds : Hardboiled Chicken Samorost2 Shatter Space Pirates and Zombies SteamWorld Dig (que j’ai aussi sur 3DS) Steel Storm: Burning Retribution The Bridge Torchlight Trine 2: Complete Story VVVVVV (que j’ai fini sur 3DS) Vessel Wizorb World of Goo (acheté aussi sur WiiWare) Wow cette liste est longue, surtout comparée à celle des jeux auxquels j’ai vraiment joué plus de 5 minutes sur mon PC:\nVVVVVV FEZ World of Goo Torchlight Aquaria Osmos Braid Machinarium Bon et la liste encore plus courte de ceux auxquels j’ai vraiment envie de jouer là :\nGone Home Gunpoint Papers, please En terme d’investissement, j’ai pris 5 bundles différents au fil des ans, soit un investissement total de 50$, soit moins qu’un jeu sur Xbox360 ou WiiU.\nEt ça donne quoi ? D’un point de vue technique, c’est un peu le bazar. Les jeux ne sont pas tous packagés de façon standard. Vous avez des jeux :\navec un fichier deb avec un fichier deb et RPM (plus rare) des versions 32bits, parfois des versions 64 bits de simples archives à décompresser des fichiers binaires à exécuter pour installer, à la Windows. Dans la plupart des cas, les paquets ne sont testés que pour Ubuntu ou ses dérivées, et sous une vraie Debian on peut avoir des soucis de dépendances non satisfaites ou de bibliothèques nommées différemment qui empêchent les jeux de se lancer. C’est d’ailleurs pour tester certains jeux que j’ai du formater ma récente debian Jessie pour installer Xubuntu 14.04. Autre difficulté, mon pad un peu nostalgique (un vrai gamepad de Super Nintendo connecté via un adaptateur USB) n\u0026rsquo;est pas forcément reconnu par tous les jeux. Passées ces difficultés, les jeux 2D passent en général super bien, même sur mon vieux processeur Athlon II. J’ai investi 40 € l’année dernière dans une carte nVidia GT 610 qui assure bine.\nCertains jeux 3D en revanche, comme Gone Home hélas, s\u0026rsquo;avèrent injouables sur ma config.\nFEZ et World of Goo sont superbes, Gunpoint est un excellent jeu d’infiltration / puzzle, dans le même genre que Mark of the Ninja. Sur Papers, please, je réserve mon jugement, pour le moment je n’y ai joué que 10 minutes. La suite au prochain numéro…\n","permalink":"https://www.plemaire.net/posts/2014-09-20/j-ai-joue-sous-linux/","summary":"Ma gaming fatigue semble bien derrière moi","title":"J’ai joué sous Linux"},{"content":"J’adore l’odeur de la viande grillée. Je connais d’excellents éleveurs / bouchers sur le marché de la Croix-Rousse. Pourtant je suis végétarien depuis quelques temps, et sauf en de très rares occasions où il aurait été inconvenant de refuser, je n’ai pas mangé de mammifère ni d’oiseau depuis 12 mois.\nPourquoi me demande-t-on souvent ?\nSous l’influence d’un philosophe !\nÉté 2014, kindle en main et vacances en famille, j’ai fait de drôles de lectures. Je suis tombé sur un article de Mark Rowlands, un philosophe gallois, dans le numéro d’été de Philosophie Magazine. Je ne me souviens plus de l’article lui-même, mais la photo de l’auteur m’a intrigué : il posait avec un loup domestiqué, son compagnon pendant près de 10 ans. N’ayant rien à me mettre sous la dent, j’ai acheté son autobiographie appelée \u0026ldquo;The Philosopher and the Wolf\u0026rdquo;.\nJ’ai dévoré ce bouquin en une nuit où je ne trouvais guère le sommeil. Le lendemain, je parcourais les rayons virtuels d’Amazon (oui c’est mal, je sais) à la recherche d’autres livres de Rowlands. Je suis tombé sur deux ouvrages de vulgarisation : The Philosopher at the end of the Universe et Everything I know, I learned from TV qui abordent les grands thèmes de la philosophie à travers les films de science-fiction des années 80 et 90 (Total Recall, Matrix, Star Wars, Alien, Minority Report, Terminator) et les séries télés respectivement (les Simpson, les Soprano, Seinfield, Sex and the City, Friends).\nAprès ces deux lectures fort récréatives, j’ai enchaîné avec Animal Rights, all that matters, un court e-book qui résume les arguments philosophiques en faveur d’un meilleur traitement des animaux. Une des conclusions à la lecture de ce livre est qu’une alimentation éthique se doit d’être végétarienne ! En effet, manger de la viande revient à satisfaire un besoin non vital chez l’homme, au prix de la vie d’animaux, ce qui n’est pas dans leur meilleur intérêt, dirons-nous. Même si les animaux sont élevés dans d’excellentes conditions de vie, et tués sans douleur, ce qui est plutôt rare, au bout du compte il s’agit bien de mettre un terme à leur vie.\nMe voici donc pisco-végétarien. Je n’ai pour le moment pas étendu mon empathie jusqu’aux poissons ou aux crustacés. Ça viendra peut-être. Effets secondaires pas désagréables : je fais des économies non négligeables et j’ai perdu 5% de ma masse.\n","permalink":"https://www.plemaire.net/posts/2014-09-19/pisco-vegetarien-depuis-un-an/","summary":"Ou comment j’ai renoncé au magret et au gigot par empathie pour mes frères animaux.","title":"Pisco-végétarien depuis un an"},{"content":"Incipit En cette rentrée 2014, encore, j’ai eu le prétexte idéal pour m’offrir un peu de matériel informatique.\nMa chère et tendre m’a en effet appelé un jour au bureau en me disant que son moniteur avait rendu l’âme. Ni une, ni deux, je lui propose de prendre mon moniteur 22 pouces pour remplacer son vieux moniteur carré, et je me commande un moniteur 24 pouces pour me récompenser de tant de générosité.\nAu passage, l’envie m’a pris de commander un disque dur SSD pour mettre la partition racine de mon système, et de n’utiliser mon disque dur magnétique de 1 To que pour les dossiers /home (où vont mes documents personnels) et /tmp (où vont des fichiers temporaires du système, l’idée étant de minimiser les écritures et réécritures sur le disque SSD, pour prolonger sa durée de vie).\nSentant une profonde flemme d’avoir à faire traverser à un curseur un écran encore plus grand qu’avant, je me suis préparé un environnement entièrement gérable au clavier, avec une base debian Jessie et un gestionnaire de fenêtres en tuiles (oui c’est comme ça qu’on dit tiling window manager en français), à savoir i3.\nVoici la recette : Partitions : / sur l’ensemble du SSD swap de 8 Go sur le disque magnétique /tmp de 10 Go sur le disque magnétique (c\u0026rsquo;est beaucoup, mais cette partition était mon ancienne partition racine) /home tout le reste du disque magnétique, soit environ 950 Go Système : Debian Jessie, installée avec l’image netinstall, sans environnement de bureau (décocher \u0026ldquo;environnement de bureau\u0026rdquo; lors de l’étape de sélection des paquets, en mode \u0026ldquo;installation expert\u0026rdquo;.\nInstallation de l’environnement : Une fois la base installée et le système rebooté :\nsudo apt update sudo apt dist-upgrade sudo apt install xorg i3 lightdm thunar iceweasel lxterminal gpicview gajim vim-gtk Le résultat en images taille réelle\ntaille réelle\nConclusion Grâce à la combinaison de systemd et de mon disque SSD, debian boot en 2 secondes environ, de grub à la sesion lancée.\nLe système est ultra réactif pour mon vieux processeur, i3 consomme très peu de ressources système, et la seule grosse application graphique installée est Iceweasel, alias Firefox.\n","permalink":"https://www.plemaire.net/posts/2014-09-13/retour-a-debian-et-i3/","summary":"Mon environnement de travail avec un gestionnaire de fenêtres en tuiles","title":"Retour à debian et i3"},{"content":"En cette rentrée 2014, j’ai été pris d’une espèce de micro-dépression vidéo-ludique, que les anglo-saxons appellent \u0026ldquo;gaming fatigue\u0026rdquo;.\nHabituellement toujours partant pour me lancer dans un jeu vidéo, et ayant de l’appétit pour un grand nombre de genres différents, je me suis retrouvé dans un état bizarre où suivre mes podcasts habituels sur les jeux rétro arrivait à capturer mon attention, mais l’activité de jouer à un jeu n’arrivait pas à me retenir plus de quelques minutes.\nC’est un état très étrange que de chercher à se dégager le plus de temps possible, mais de ne rien faire de plaisant du peu de temps dont on dispose.\nPuis m’a pris une lubie, pendant mes trois semaines de vacances parti sans la moindre console portable : j’avais envie de rejouer à Skyrim, en faisant un type de personnage que je n’avais jamais fait : un perso corps à corps, bien optimisé et min-maxé comme il le fallait. J’ai pris grand plaisir à regarder différentes vidéos expliquant les différentes options sur YouTube, j’ai élaboré dans ma tête mon perso et les choses à faire en priorité dans le jeu, j’ai rongé mon frein en attendant de rentrer chez moi pour pouvoir enfin mettre mes plans en action.\nEt puis finalement, une fois que je me suis retrouvé le pad en main, mon projet n’a tenu que deux heures avant de me faire mourir d’ennui. C’est sans doute un peu de ma faute, vouloir min-maxer dans un jeu qui est plutôt pensé pour être exploré librement sans se soucier de chiffres et de performance était une mauvaise idée, mais la passion m’avait quitté.\nLe week-end suivant, j’ai revendu ma xbox 360 à la boutique du coin, pour une misère en bons d’achats, et sans regrets. J’ai à peine attaqué le jeu 3DS dans lequel j’ai investi une partie de mon avoir.\nIl me reste donc une Wii-U, avec une dizaine de jeux (l’ensemble des jeux qui m’intéressent sur la plate-forme à l’heure actuelle), et une 3DS, plus une collection de consoles rétros planquées dans une remise, en mal d’une télévision à tube cathodique.\nMais la Wii-U est une petite machine formidable, qui restaure petit à petit mon envie de jouer. D’abord grâce à sa manette munie d’un écran. Ce gimmick permet de jouer à la console sans utiliser la télévision. C’est parfait pour se faire une petite partie dans un coin, ou allongé sur le canapé pendant que ma chère et tendre regarde un programme.\nEnsuite parce qu’elle a une bonne petite ludothèque de jeux de qualité, plus un service de jeux anciens à télécharger (NES / SNES / GBA). Je suis en train de refaire petit à petit Super Metroid et Earthbound dessus, et ces jeux me ramènent à mes 15 ans.\nIl y a évidemment une autre recette que la nostalgie Nintendo pour se remettre d’une petite fatigue. Faire autre chose. Courir, lire des romans, lire des bédés, voir des amis. Réapprendre à ne plus compter les minutes de liberté qui nous restent à optimiser, et essayer de profiter d’autres plaisirs.\nEt écrire.\n","permalink":"https://www.plemaire.net/posts/2014-09-12/gaming-fatigue/","summary":"Petit passage à vide dans ma vie de joueur","title":"Gaming Fatigue"},{"content":"Introduction Entre 2006 et 2008, j’ai occupé un emploi qui réunissait les caractéristiques suivantes :\n10 heures par jour passées devant un PC port d’écouteurs socialement accepté pas de téléphone des tâches assez répétitives, simples, pouvant être réalisées sans être très concentré Ces conditions de travail, même pendant une partie de la journée seulement, sont idéales pour pratiquer les langues étrangères par l’écoute de podcasts. Pendant ces deux années, par ennui plus que par volonté farouche de parfaire mon anglais, je me suis mis à écouter en fond sonore l’intégralité des épisodes de South Park, des vidéos du Angry Video Game Nerd, puis je suis passé progressivement à des contenus pensés pour être écoutés plutôt que regardés : les podcasts.\nDéfinition Qu’est-ce qu’un podcast? C’est tout simplement du son diffusé par internet. Certains podcasts sont des émissions de radio, mises à la disposition des internautes après leur diffusion. D’autres sont produits directement pour le web, par des équipes plus ou moins professionnelles. Les podcasts sont généralement accessibles sur leur site web, avec un lecteur intégré au site. C’est commode pour écouter un épisode ou deux, mais si vous voulez suivre plusieurs podcasts et savoir quand de nouveaux épisodes sont disponibles, le mieux et de vous abonner à leur flux RSS, comme pour un blog.\nÉcouter des podcasts régulièrement dans une langue étrangère, même sans écouter avec une grande attention en permanence, c’est une façon de vous immerger dans une langue. En quelques semaines, vous commencerez à reconnaître des mots et expressions que vous saviez employerà l’écrit, mais que vous ne saviez pas prononcer. Vous allez également commencer à apprendre de nouvelles expressions, plus actuelles et orales que ce que vous avez appris à l’école. Au final, vous allez développer votre compréhension orale et votre vocabulaire tout en vous divertissant.\nReste à trouver des podcasts qui vous intéressent.\nOutils Pour partir à la recherche de podcasts axés sur vos centres d’intérêt, il existe des sites qui référencent des podcasts par catégories.\nPersonnellement, j’utilise gpodder.net et le bon vieux principe de tenter les podcasts mentionnés par les podcasts que j’aime déjà.\nPour télécharger les épisodes de vos podcasts préférés et les écouter, il vous faut un logiciel adapté. Dans le monde propriétaire, iTunes fait le job, et dispose d’un système de vote qui vous permettra de trouver les podcasts les plus populaires. Dans le monde des logiciels libres, la plupart des lecteurs populaires ont une fonction qui permet de lister des flux RSS de podcasts, et de récupérer ou lire en streaming les épisodes. Je pense à des logiciels tels que :\nRhythmbox Quod Libet Clementine Amarok Cependant, à titre personnel, je préfère utiliser un lecteur audio basique et fonctionnant dans un terminal. J’utilise le couple ncmpc et mdp pour lire mes fichiers audio. Du coup, j’ai trouvé un logiciel très simple pour gérer mes flux et télécharger mes podcasts : podget.\nSur smartphone, je vous recommande le très bon AntennaPod.\nMes podcasts préférés The Skeptics\u0026rsquo;s Guide to the Universe : excellent podcasts sur le scepticisme, la science, et les pseudosciences. Retronauts : on y parle de retrogaming de façon érudite. J’attends chaque épisode avec impatience. Rationally Speaking : Philosophie des sciences et scepticisme. Le plus intellectuel de la liste. Reasonable Doubts : Votre guide sceptique de la religion. Si comme moi connaître tous les arguments possibles pour démonter les religions dominante vous passionne. ","permalink":"https://www.plemaire.net/posts/2014-05-29/comment-am%C3%A9liorer-son-anglais-avec-des-podcasts/","summary":"Vous avez envie de vous améliorer dans une langue étrangère ? Un des moyens les plus efficaces est d’écouter régulièrement des podcasts.","title":"Comment améliorer son anglais avec des podcasts"},{"content":"Introduction HandyLinux est une distribution basée sur Debian et conçue pour offrir le maximum de fonctionnalités en un minimum d’efforts. Elle cible plus particulièrement les débutants sous GNU/Linux, avec une interface très inspirée des versions récentes de Windows, son choix d’applications par défaut, et son menu de lancement original.\nInstallation HandyLinux fournit des images disques d’installation sur son site officiel. Ce sont des images \u0026ldquo;live\u0026rdquo;, qui permettent d’essayer la distribution sans l’installer sur le disque dur. Pour les besoins de cet article, je l’ai installée dans une machine virtuelle.\nSi vous choisissez d’installer HandyLinux vous serez amenés sans grande surprise à utiliser le programme d’installation de Debian, mis aux couleurs d’HandyLinux.\nPour ne pas dérouter les débutants, le programme d’installation n’offre pas l’option d’utiliser l’installation \u0026ldquo;expert\u0026rdquo; de Debian, qui permet de réaliser l’installation étape par étape et de changer certaines options. Toutefois, une partie assez délicate de la procédure pour les plus grands débutants est inévitable : la gestion du disque dur et des partitions. Ici, les débutants choisiront l’option de laisser le programme d’installation gérer comme il l’entend l’espace disque, et les utilisateurs plus avancés pourront gérer leur partitions.\nSpécificités Une fois l’installation terminée, et connecté au compte utilisateur que vous aurez créé lors de celle-ci, vous êtes accueilli par ce sympathique écran :\nVotre œil expert aura peut-être reconnu un bureau Xfce avec un thème inspiré de Windows 8. Le bouton en bas de cette fenêtre d’accueil lance le navigateur par défaut (Chromium) sur un guide html installé en local.\nCe guide vous mènera également au site de documentation d’HandyLinux qui est très bien fait, entièrement en français, et habillé à l’image de la distribution. Il y a même une version pour utilisateurs avancés.\nHandyLinux utilise un menu de lancement maison, qui ouvre cette fenêtre :\nLes onglets dans cette fenêtre vous amènent sur les différentes catégories de logiciels installés.\nDans la partie aventuriers se trouvent en fait les outils de configuration du bureau Xfce et les utilitaires d’administration classique Debian tels que Synaptic.\nLa case à cocher \u0026ldquo;fermer après l’execution\u0026rdquo; (sic) sert à fermer ce menu après avoir lancé un de ces items. Personnellement je n’ai pas de problème avec cette formulation, mais je ne suis pas sûr que le public visé comprenne bien que ce menu est lui même une fenêtre, qui peut être fermée et relancée, ou bien laissée ouverte.\nSi ce menu de lancement n’est pas à votre goût, vous pouvez le retirer du panneau et y ajouter le menu classique Xfce à la place.\nLogiciels installés HandyLinux a fait le choix du pragmatisme et du confort pour les utilisateurs débutants, quitte à renoncer à ne contenir que du logiciel libre. Par défaut, vous aurez donc :\nLe navigateur Chromium LibreOffice Le lecteur vidéo VLC Le lecteur audio QuodLibet Le gestionnaire d’images / visionneuse Shotwell Skype Icedove (Thunderbird sans le logo ni le nom, pour des raisons légales) C’est une très bonne sélection d’applications, on reste dans le très léger avec Quodlibet pour la musique, et la suite habituelle d’applications Xfce. La présence de Skype est discutable, mais personnellement je l’installe sur tous les postes Linux de la famille, donc l’avoir de base est bien commode.\nConclusion HandyLinux vise les débutants, et leur apporte la stabilité de Debian et le confort d’avoir toutes les applications usuelles pour une utilisation standard préinstallées.\nSi vous êtes un utilisateur plus avancé, elle peut être un moyen simple et rapide d’installer une debian prête à l’emploi, quitte à passer quelques secondes à changer le menu de lancement des applications.\nDans la catégorie des distributions à installer sur le PC de vos proches, machines sur lesquelles vous souhaitez avoir le minimum de maintenance à faire, elle se place aisément dans le trio de tête avec Xubuntu et Linux Mint MATE. Le long cycle de développement des versions de Debian est ici un avantage par rapport aux autres distributions citées, qui sortent une nouvelle version tous les 6 mois.\nDe plus, c’est vraiment agréable d’avoir une documentation accessible et rédigée en français. Dans la pratique, je doute fort que mes proches fassent l’effort d’aller la lire, mais pour une personne volontaire pour en apprendre un peu plus, c’est un plus indéniable.\nSeul regret, pas de version 64 bits, mais c’est en projet apparemment.\n","permalink":"https://www.plemaire.net/posts/2014-04-20/handylinux-debian-sans-se-prendre-la-tete/","summary":"Aperçu d’une distribution GNU/Linux made in France, visant les débutants.","title":"HandyLinux, Debian sans se prendre la tête"},{"content":"Introduction Windows XP arrive bientôt en fin de vie. Ce sont des millions de PC qui ne vont plus recevoir aucune mise à jour de sécurité. Ces machines typiquement anciennes ne sont pas aptes à faire tourner Windows 7 ou 8. Trois solutions s’offrent aux utilisateurs concernés :\nCasser la tirelire pour un nouveau PC, vendu avec Windows 8, Casser la tirelire encore plus fort pour passer chez Apple, Conserver le PC et remplacer Windows XP par une distribution Linux légère. Cette dernière option a l’avantage d’être gratuite, tout en vous donnant accès à un système à jour, immunisé contre les virus et autres malwares qui visent Windows, et l’accès aux applications importantes : Firefox, Google Chrome, Skype, LibreOffice.\nInstaller Linux sur un PC n’est pas aussi difficile que vous pouvez le croire. Mais avant l’installation elle-même, c’est à la migration de vos données qu’il faut penser.\n1. Faire un back up de vos données Avant d’entamer votre migration, vous allez devoir faire une sauvegarde des données importantes présentes sur le disque dur de l’ordinateur vers un support externe. En effet, Linux utilise des méthodes plus avancées d’écriture des données sur le disque, mais passer à ce système de fichier va nécessiter de faire table rase sur le disque.\n2. Choisir une distribution Le noyau Linux et les logiciels libres qui l’accompagnent pour former un environnement de bureau ne sont pas disponibles dans le commerce. Des organisations, la plupart du temps communautaires et bénévoles font le travail qui consiste à assembler toutes les pièces nécessaires et à distribuer des images disques prêtes à installer. On appelle ça une distribution Linux.\nIl existe de nombreuses distributions, car différentes personnes ont fait différents choix techniques sur les logiciels à inclure et la manière d’assembler le tout. Certaines distributions ciblent le grand public tandis que d’autres s’adressent aux experts. Un autre facteur est la fraicheur des versions de logiciels proposées. Certaines distributions veulent intégrer la nouvelle version de chaque logiciel dès sa sortie, et à l’autre bout de ce spectre certaines distributions préfèrent utiliser des versions plus anciennes, mais davantage testées.\nSi vous êtes débutants, et que votre matériel est un peu ancien (processeur autour de 1GHz, 2 Go de RAM par exemple), alors je préconise Debian avec le bureau Xfce. Vous pouvez télécharger l’image disque ici : http://cdimage.debian.org/debian-cd/current-live/. Choisissez le dossier correspondant à votre type d’architecture (amd64 en général, i386 si vous avez vraiment un ordinateur qui ne supporte que le 32 bit), puis le fichier iso Xfce dans la liste.\nNotez bien que cette image contient beaucoup plus qu’un disque d’installation de Windows XP. Vous avez dans ce giga-octet le cœur du système plus un ensemble de logiciels : navigateur Firefox (renommé IceWeasel pour des raisons de droits), visionneur d’images, de PDF, suite bureautique, lecteur de musique et de vidéo. De plus, ajouter des logiciels complémentaires est rapide, sécurisé et gratuit.\n3. Préparer un media d’installation Une fois l’image disque téléchargée (le fichier .iso lié ci-dessus), vous devez soit la graver sur un DVD-ROM vierge (choisissez bien dans votre logiciel de gravure de partir d’une image disque comme source), soit la transférer sur une clé USB.\nPour transférer sur une clé USB, vous devez avoir une clé de taille supérieure à 1 Go, et vous pouvez suivre les étapes suivantes :\nTéléchargez Win32DiskImage. Décompressez le zip obtenu dans le dossier de votre choix, de préférence celui où vous avez mis l’image iso de la distribution Linux. Lancez le programme Win32ImageWriter et cliquez sur l’icône de dossier dans la section \u0026ldquo;Image File\u0026rdquo;. Dans la fenêtre “Select a disk image,” allez dans le dossier où se trouve votre image disque et sélectionnez la. Cliquez sur \u0026ldquo;Save\u0026rdquo;. Selectionnez votre clé USB dans la liste dans la section \u0026ldquo;Device\u0026rdquo;. Cliquez sur le bouton “Write” pour écrire l’image disque sur la clé USB. NB : Cette opération efface le contenu de la clé avant d’écrire l’image. Vous devez donc utiliser un support différent pour votre sauvegarde de données ! Quand votre clé ou DVD-ROM sont prêts, vous êtes prêts à installer la distribution Linux. Redémarrez l’ordinateur avec la clé branchée ou le CD-ROM dans le lecteur.\nEn général, les ordinateurs sont capables de démarrer à partir d’une clé USB, mais sont configurés par défaut pour prioriser le redémarrage depuis le disque dur ou le lecteur CD. Pour remédier à ça, regardez bien le texte qui apparaît à l’écran quand vous démarrez l’ordinateur.\nCe texte doit indiquer quelle touche du clavier vous devez utiliser pour entrer dans les réglages du Bios. Ça devrait être une phrase du genre \u0026ldquo;Press F10 to enter BIOS Setup\u0026rdquo;. La touche en question dépend des fabricants. Si vous entrez dans ces réglages, cherchez une section \u0026ldquo;boot\u0026rdquo;, et faites en sorte que la clé USB soit considérée avant le disque dur (HDD) pour le démarrage. Sauvegardez et sortez des réglages du bios.\n4. Installer Si vous avez suivi toutes les étapes précédentes, vous avez fait le plus dur.\nL’installation de debian est très facile. Choisissez l’option d’installation par défaut, qui vous demandera quelques informations de base : la langue désirée, votre fuseau horaire, votre nom, le login et mot de passe de votre futur compte sur la machine.\nVous allez pouvoir partitionner vos disques. Une partition est une division de votre disque dur un plusieurs parties indépendantes. C’est une bonne idée de séparer vos données (le dossier /home) du système lui-même (le dossier racine, représenté par un /). Ainsi, si vous souhaitez changer de distribution Linux plus tard, vous pourrez effacer et réécrire le dossier / sans toucher au disque qui contiendra vos données personnelles (le dossier /home).\nSi vous décidez de suivre ces bons conseils, voici quelques indications pour choisir la taille de vos partitions :\nCréez une partition / de type Ext4. Elle devrait faire au moins 8Go. Vous pouvez monter à 15 Go si vous avez un grand disque, pour être large. Cette partition sera celle dans laquelle les logiciels que vous ajouterez à votre système vont aller. Créez une partition SWAP de 2 à 4 Go. Enfin, créez une partition /home (encore de type Ext4) avec tout l’espace qui reste. C’est dans cette partition que vous rangerez vos documents, votre musique, vos films, et que s’enregistreront vos réglages personnels de chaque application Suite au partitionnement, l’installation à proprement parler se lance. L’opération devrait durer environ 20 minutes. Quand le processus sera terminé, on vous demandera de redémarrer. Enlevez la clé USB au moment où l’ordinateur redémarre pour qu’il démarre bien sur le disque dur cette fois.\n5. Premier démarrage Lorsque votre ordinateur démarre sous votre nouvelle installation de Linux, vous serez en quelques secondes sur l’écran de connexion. Utilisez le login et mot de passe que vous avez choisi pendant l’installation. Vous voici ensuite sur votre bureau, prêt à travailler.\nC’est le moment de reprendre vos données sauvegardées avant la migration et de les transférer dans votre dossier personnel tout neuf.\n6. Les concepts et réflexes utiles Un des éléments les plus importants à apprendre lorsqu’on débarque du monde windows est la gestion de l’ajout / suppression / mise à jour des logiciels.\nSous windows, vous êtiez habitués à aller chercher un logiciel sur le web, à télécharger un installeur en .exe ou .msi, et à l’exécuter, en faisant bien attention à décocher certaines options pénibles faites pour modifier votre moteur de recherche par défaut, ou ajouter une barre d’outil inutile dans votre navigateur.\nOubliez tout ça.\nDans une distribution Linux, ajouter ou supprimer un logiciel se fait par la même interface centralisée. Lancez le gestionnaire de paquets Synaptic depuis votre menu, donnez votre mot de passe, et vous n’avez plus qu’à chercher les logiciels que vous voulez, les sélectionner, et valider pour qu’ils soient téléchargés et installés.\nCette même interface vous permet de mettre à jour l’ensemble des logiciels de votre machine. Plus de pop-up réclamant la mise à jour de java, d’acrobat reader et autres, tout est centralisé. Vous vous demanderez comment vous supportiez ça avant.\nUn autre aspect important à comprendre est qu’un logiciel fait pour Windows ne va pas fonctionner tel quel sous Linux. Souvent, il existe des équivalents gratuits et accessibles depuis Synaptic. Il vous faut juste faire un peu de recherche sur Google pour trouver le nom de ces équivalents.\nConclusion Migrer une vieille machine sous Linux, c’est lui donner une seconde vie. Le système est beaucoup moins gourmand que Windows, et vous trouverez votre machine beaucoup plus rapide et agréable à utiliser. Si jamais vous partez quand même pour un nouvel ordinateur, pensez à donner votre ancienne machine à une association comme Emmaüs.\nPost Scriptum Si vous avez fait le grand saut, je vous invite à lire la suite de cet article : 10 trucs à savoir après une migration vers Linux\n","permalink":"https://www.plemaire.net/posts/2014-02-23/le-guide-de-migration-de-windows-xp-vers-linux/","summary":"Windows XP arrive en fin de vie. Plus aucune mise à jour après juin 2014. Mais ça ne veut pas dire qu’il faut mettre son PC à la benne.","title":"Le guide de migration de Windows XP vers Linux"},{"content":"Si nous n’y prenons pas garde, nous faisons tous des erreurs de raisonnement. La plupart du temps, ces erreurs sont sans conséquence grave, mais lorsqu’il y a un enjeu, il est très important de réaliser les raccourcis que prend notre cerveau et de se montrer prudent avec ses certitudes.\nVoici une petite liste des erreurs les plus communes, celles que nous commettons tous les jours.\nPost hoc ergo propter hoc Sous ce nom barbare se cache une erreur toute simple que nous faisons très souvent. Il s’agit de notre tendance à penser que si deux événements se suivent, le premier est la cause du second.\nQuelques exemples :\nJ’ai pris un cachet d’Oscillococcinum tous les jours cet hiver et je n’ai pas eu la grippe. Donc c’est un médicament efficace. J’ai prié pour que mon fils réussise son bac et il l’a eu avec mention ! Mon enfant a été diagnostiqué autiste quelques semaines après avoir été vacciné. Biais de la représentativité Cette erreur consiste à prendre notre expérience limitée d’un phénomène ou d’individus et d’en tirer des conclusions générales. C’est extrèmement classique des conversations de comptoir, mais même des personnes avec un très haut niveau culturel peuvent sombrer dans les généralisations sur un vaste pays comme les États-Unis en ayant passé une semaine de congés dans les beaux quartiers d’une ville de la côte.\nBiais de la confirmation d’hypothèse Nous cherchons inconsciemment en permanence à confirmer nos opinions, et à nous conforter dans nos choix. Le biais de la confirmation est notre tendance à donner plus de poids aux éléments qui confirment nos hypothèses favorites, et au contraire à minimiser ou tout simplement oublier les choses qui vont dans l’autre sens.\nPar exemple, si vous vous pensez un très bon joueur de Poker, vous avez certainement une mémoire très vive des mains que vous avez gagnées, et au contraire vous allez sous-estimer le nombre de fois où vous avez perdu.\nIllusion des séries Nous avons une très grande capacité à détecter des régularités dans ce que nous observons. C’est extrèmement utile pour prendre des décisions très rapides. Cependant, cette extraordinaire vélocité nous aveugle parfois, et nous allons voir quelque chose que nous refuserons d’attribuer au hasard dans des phénomènes qui sont pourtant parfaitement aléatoires.\nEffet de halo L’effet de halo est l’influence qu’a notre première impression d’une chose, d’une marque, ou d’une personne, sur notre perception d’autres aspects. Par exemple, à intelligence égale entre deux individus, nous allons avoir tendance à juger plus intelligente la personne qui nous attire le plus physiquement. L’effet de halo est utilisé constamment dans les relations commerciales, où les apparences et les premières impressions sont cruciales pour la conclusion d’affaires, même dans des environnements a priori très rationnels et techniques.\nConclusion Être sceptique, c’est savoir reconnaitre ces erreurs de raisonnement chez les autres, mais aussi en soi ! Comme disaient les G.I. Joe :\nKnowing is half the battle\nDonc entraînez-vous !\n","permalink":"https://www.plemaire.net/posts/2021-02-18/les-5-erreurs-de-raisonnement-les-plus-communes/","summary":"Discussion sur les erreurs de raisonnement que nous faisons tous au quotidien.","title":"Les 5 erreurs de raisonnement les plus communes"},{"content":"Quels sont donc les réflexes de la pensée sceptique qui semblent malheureusement inconnus de la majorité de nos concitoyens ?\nDans son livre \u0026ldquo;The Demon-Haunted World\u0026rdquo;, Carl Sagan, scientifique, auteur de SF et grand vulgarisateur devant le Cosmos a dressé une petite liste, appelée le kit de détection des foutaises.\nCe kit est à utiliser à chaque fois qu’une idée nouvelle nous est présentée. Si l’idée passe chaque partie du test avec succès, alors on peut commencer à lui donner du crédit, jusqu’à nouvelle information.\nEn voici une traduction maison :\nÀ chaque fois que cela est possible, il faut une confirmation indépendante des faits annoncés. Encouragez un débat riche sur les preuves avancées par des personnes bien informées et ayant des points de vue variés. Les arguments d’autorité ont peu de valeur. Les \u0026ldquo;autorités\u0026rdquo; ont fait des erreurs de jugement par le passé, elles en feront à nouveau à l’avenir. Peut-être vaut-il mieux dire qu’en science, il n’y a pas d’autorités, mais seulement des experts. Proposez plusieurs hypothèses. S’il y a un phénomène à expliquer, essayez de penser à toutes les explications possibles. Ensuite, pensez à des tests qui pourraient exclure chacune de ces explications. Ce qui reste, l’hypothèse qui survit à cette sélection darwinienne parmi de multiples explications alternatives a de bien meilleures chances d’être la bonne réponse que la première chose qui vous vient à l’esprit. Essayez de ne pas être trop attaché à une hypothèse parce que c’est la votre. Ce n’est qu’une étape dans la quête du savoir. Demandez-vous pourquoi vous aimez cette idée. Comparez-la avec discernement avec les alternatives. Cherchez des raisons de la rejeter. Si vous ne le faites pas, d’autres s’en chargeront. Quantifiez. Si le phénomène que vous voulez expliquer a une mesure, quelque quantité associée, vous serez en bien meilleure position pour choisir la meilleure explication parmi plusieurs. Ce qui est vague et qualitatif est sujet à de nombreuses interprétations. Bien entendu, il y a des vérités aussi dans les questions qualitatives auxquelles nous faisons face, mais les trouver est plus difficile. S’il y a un enchaînement d’arguments, chaque lien dans cette chaîne doit fonctionner (y compris l’hypothèse de départ), et pas simplement la plupart d’entre eux. Le Rasoir d’Ockham. Cette règle très pratique nous pousse, parmi 2 hypothèses expliquant aussi bien les faits l’une que l’autre, à choisir celle dont les hypothèses de départ sont les plus raisonnables. Demandez-vous toujours si votre hypothèse peut être, en principe, prouvée fausse. Les affirmations qui sont intestables, infalsifiables, n’ont que peu de valeur. Pensez à la grande idée selon laquelle notre univers et tout ce qu’il contient est juste une particule élémentaire - disons un électron - dans un bien plus grand Cosmos, par exemple. Si nous ne pouvons pas obtenir d’information provenant d’en dehors de notre propre univers, il est impossible de prouver cette grande idée fausse, n’est-ce pas ? Il faut toujours être capable de tester des affirmations. Des sceptiques invétérés doivent pouvoir suivre votre raisonnement, répliquer vos expériences et voir si ils obtiennent le même résultat que vous. Carl Sagan étant prudent, le kit est livré avec la précaution suivante :\nComme tous les outils, le kit de détection des foutaises peut être employé à mauvais escient, utilisé hors contexte, ou même constituer une alternative simpliste à la pensée. Mais utilisé judicieusement, il peut être extrèmement utile, ne serait-ce que dans l’évaluation de nos propres arguments avant que nous ne les exposions aux autres.\nMaintenant prenons un exemple simple : l’idée qui a déclenché un petit vent de panique il y a quelques semaines, selon laquelle les instituteurs allaient être contraints à enseigner la \u0026ldquo;théorie du genre\u0026rdquo; et la masturbation à des classes de bambins. Rappelons que cette idée s’est répandue par SMS à l’initiative de Farida Belghoul, illustre Quenelle d’or.\nConfirmation indépendante des faits annoncés. Statut : échec. Débat riche sur les preuves avancées par des personnes informées. Statut : échec Arguments d’autorité. Si c’est Farida qui le dit, ça doit être vrai. Statut : échec. Poursuivre plusieurs hypothèses. Par exemple : peut-être que c’est du flan, ou exagéré hors de proportions. Tester les hypothèses concurrentes. Dans notre cas se renseigner auprès des directeurs d’écoles avant de retirer ses gamins des classes aurait suffit pour invalider la rumeur. Il me semble qu’il faut avoir un manque de confiance très important dans l’école française et les enseignants pour croire à cette rumeur. Et s’interroger sur la pertinence d’une telle défiance. Ne s’applique pas ici, il n’y a pas de quantité annoncée. Ne s’applique pas ici, il n’y a pas vraiment d’argumentation. Qu’est-ce qui est plus probable ? Que les instituteurs veuillent faire de vos enfants des homosexuels contre leur nature, ou que cette rumeur soit stupide ? Chacune de ces alternatives vient avec son lot de présuppositions. Un lot est clairement plus raisonable que l’autre. La rumeur était testable, mais les parents qui ont retiré leurs enfants de l’école n’ont pas pris la peine de se renseigner sur ce qui s’y passait réellement, manifestement. L’hypothèse \u0026ldquo;le SMS que j\u0026rsquo;ai reçu m’encourageant à retirer mon gamin de son école est digne de foi\u0026rdquo; ne passe pas le test du kit de détection des foutaises.\nCet exemple est vraiment évident, mais le kit a son utilité face à toute proposition :\nrévélation divine apparition de la Vierge Saint Suaire politique de l’offre médecines alternatives À bon entendeur, salut.\n","permalink":"https://www.plemaire.net/posts/2014-02-10/le-kit-de-detection-des-foutaises/","summary":"Discussion sur les réflexes de la pensée sceptique.","title":"Le kit de détection des foutaises"},{"content":"Les Français manquent de scepticisme.\nTous les jours, à tous les niveaux, des choix douteux et coûteux sont faits car les réflexes de base de la pensée sceptique ne sont pas appliqués.\nPrenez par exemple les jeunes musulmans français qui fuguent pour aller faire le Jihad en Syrie. On parle aujourd’hui de plusieurs centaines de jeunes partis faire la guerre sainte. On pourrait penser que ce sont exclusivement des gamins paumés, sans aucun repère. Et pourtant il y a parmi eux un nombre non négligeable de personnes avec un haut niveau d’études. Ils ont un repère surpuissant, la foi. Ce qui leur manque c’est le réflexe du doute. Douter de la parole des meneurs qui leur disent qu’il n’y a rien de plus beau que de mourir au Jihad, alors qu’ils restent bien au chaud en Europe. Douter de la pertinence de la division du monde en deux catégories, les musulmans et les autres. Douter de la parole du prophète, et de sa révélation divine.\nLes journalistes d’Envoyé Spécial s’y entendent pour nous monter des docus effrayants sur ce sujet, montrant les passeurs, les démagogues qui endoctrinent les gamins venus étudier le Coran, les parents de gamins ayant fugué pour aller manier la Kalachnikov en Syrie.\nMais qui osera dire à ces gamins, tentés par le Jihad, que leur dieu n’existe probablement pas ? Que le paradis qu’on leur promet est un leurre grossier ? Que leur attachement à une religion donnée est un hasard de la naissance, ou de rencontre pour les fraîchement convertis ?\nLe débat sociétal en France manque également de sceptiques. Le cheval de bataille des Manif pour Tous, par exemple, est le bien être des enfants élevés par des couples homosexuels. Ils sont tellement sûrs d’eux, qu’ils ne s’embarrassent pas à prouver leur intuition. Ils ont une seule étude, qui est complèment bidon, dans leur besace. La seule chose dont ils veulent faire la démonstration, c’est leur nombre.\nLes journalistes se font leurs complices, en rapportant leurs argumentaires, leurs propos, et leur nombre dans les manifestations. Comme si la vérité sur ces questions se décidait suite à un concours de popularité.\nLes partisans de la théorie du complot, quelle qu’elle soit, se prennent pour des sceptiques, mais prennent leur problème à l’envers. Ils partent de leur conviction que les Juifs contrôlent le monde, ou que les attentats d’Al Qaeda ne peuvent pas expliquer seuls la chute des tours du World Trade Center, et se mettent en quête de signes pour confirmer ces convictions. Un sceptique sait que l’esprit humain trouve toujours matière à confirmer des convictions, et néglige ou minimise les éléments qui vont dans le sens contraire.\nDans le domaine de la santé, des charlatans comme les laboratoires Boiron font fortune en vendant des pastilles de sucre comme des médicaments. Qu’ils soient sincères dans leur croyance que l’homéopathie a quelque chose à faire dans le domaine médical ou pas, il est regrettable que les pouvoirs publics ne fassent rien pour lutter contre la présence de cette pseudo-science dans les pharmacies. Si ces produits ne font aucun mal directement — c’est d’ailleurs la seule chose que les laboratoires concernés aient à démontrer pour pouvoir mettre un produit homéopathique sur le marché, par une contorsion de la logique qui m’épatera toujours — ils entretiennent dans le grand public la notion que les médecines non scientifiques sont légitimes, que les laboratoires qui font de la vraie recherche produisent systématiquement des produits dangereux et qu’en matière de santé, leurs anectodes valent bien une étude rigoureuse en double aveugle. Par ailleurs, les médecines dites douces peuvent retarder des interventions nécessaires et coûter la vie à des personnes qui auraient pu être sauvées par la médecine conventionnelle, si traitées à temps.\nLe scepticisme, c’est le système immunitaire de la pensée. C’est connaître les erreurs de jugement que notre cerveau peut faire, de part sa tendance à faire des raccourcis, à s’économiser, à chercher un leader autoritaire à suivre.\nLe scepticisme, c’est demander des preuves à la mesure du caractère extraordinaire (et donc difficile à croire) des propos tenus. Comme disait Carl Sagan :\nExtraordinary claims require extraordinary evidence.\nLe scepticisme, c’est savoir reconnaître un argument fallacieux, et ne pas donner crédit aux arguments basés sur la tradition, la popularité d’une croyance, l’autorité d’une personne, ou la perspective d’une conséquence jugée bonne ou mauvaise.\nLe scepticisme, c’est accepter le fait qu’on n’a pas réponse à tout, et que quiconque prétend avoir accès à une sagesse divine n’est pas digne de confiance.\n","permalink":"https://www.plemaire.net/posts/2014-02-08/le-manque-de-scepticisme-oppresse-et-tue/","summary":"Discussion sur les conséquences néfastes du manque de scepticisme ambiant.","title":"Le manque de scepticisme oppresse et tue"},{"content":"Dans nos écoles primaires, l’Éducation Nationale a mis en place un programme appelé ABCD de l’école primaire dont le but affiché est de lutter contre les inégalités garçons / filles.\nSur le site de l’Éducation Nationale, on peut lire ce laius :\nEn primaire : l’ABCD de l’égalité La création du programme \u0026ldquo;ABCD de l’égalité\u0026rdquo;, qui s’adresse à l’ensemble des élèves de la grande section de maternelle au CM2 et à leurs enseignants, vise à déconstruire des stéréotypes de genre. Une documentation pédagogique, coproduite par le ministère des droits des femmes et le ministère de l’éducation nationale, sera mise à la disposition des enseignants sous forme physique et numérique. Cet outil pédagogique permettra de travailler sur les connaissances, les attitudes et les comportements des enseignants et des élèves en matière d’égalité filles-garçons et sera accompagné d’une formation. En cours d’élaboration, il sera expérimenté à la rentrée 2013 dans cinq académies et fera l’objet d’un protocole d’évaluation pour être généralisé dans toutes les écoles à la rentrée 2014.\nIl va sans dire que les Manifs pour tous sont vent debout contre cette infâme campagne de déconstruction des inégalités entièrement naturelles et pas du tout socialement construites.\nEt ils se sont armés d’images à télécharger sur leur site à imprimer en grand pour les manifestations.\nQuand j’ai vu la première, sur facebook, j’ai cru que c’était une parodie. J’ai reconnu leur graphisme et typo habituels, et je me suis dit que quelqu’un s’était payé leur tronche sur le slogan.\nMais non, même pas. Voilà un bel exemple de la loi de Poe. À un haut niveau de bêtise, il est impossible de distinguer un discours idiot de sa parodie.\nUne amie m’a parlé de celle-ci : attention, on veut faire de nos enfants, marqués en rose et bleu, des hermaphrodites sans genre, au secours. C’est un argument épouvantail classique : on présente une version déformée de la position à attaquer, pour la réfuter et prétendre avoir réfuté la position réelle de ses adversaires. Lutter contre les stéréotypes qui découragent les filles d’aller vers les mathématiques et les sciences par exemple, ce n’est pas vouloir faire d’elles des \u0026ldquo;escargots\u0026rdquo;.\nQuant à cette dernière, je l’ai trouvée en parcourant le kit du manifestant sur leur site, et c’est un bel exemple de fausse dichotomie : c’est soit la normalité à la \u0026ldquo;manif pour tous\u0026rdquo;, soit on essaie de faire de nos enfants des travestis en puissance.\n","permalink":"https://www.plemaire.net/posts/2014-01-26/la-manif-pour-tous-et-la-loi-de-poe/","summary":"Les Manif pour Tous ont des affiches tellement ridicules que j’ai cru initialement que c’était une parodie.","title":"La Manif pour Tous et la loi de Poe"},{"content":"Étant donné la recrudescence de sites essayant de dissuader les femmes de recourir à l’interruption volontaire de grossesse, et leur bon placement dans les résultats des moteurs de recherche, le gouvernement a décidé de passer à l’offensive avec un site donnant accès à de l’information de qualité sur le sujet.\nNous allons voir si c’est un succès, et ce que l’on peut faire pour améliorer la situation.\nConstat : les anti-IVG sont sur internet Faisons une recherche typique :\nSur ma page de résultats de Google, en omettant les résultats de type actualités, et sans scroller sous ce que je vois sur mon écran on a :\nUn lien vers une clinique canadienne ! la page officielle du gouvernement ivg point net qui est un site anti avortement qui se présente comme un site d’informations Nouveaux jeunes qui est encore une fois un site canadien svss qui est un site suisse Article du monde sur le lancement de la page du gouvernement sur l’IVG Premier constat, en dépit de la publicité et des liens faits dans la presse vers la nouvelle page faite par le gouvernement, elle ne figure pas en première place. Notez que les positions peuvent varier suivant les personnes, votre positionnement géographique, votre historique de recherche, etc. Ceci dit je ne suis pas au Canada mais à Lyon.\nDeuxièmement, un site anti-IVG est bien situé, juste en dessous de la page officielle du gouvernement.\nEnfin, c’est un peu le bazar avec beaucoup de résultats venant d’autres pays francophones.\nQuant à la page officielle du gouvernement, je ne sais pas s’ils ont consulté des experts en référencement, mais il y a des choses à améliorer :\nle titre de la page est \u0026ldquo;ivg\u0026rdquo;, et c’est donc ce qui apparaît comme ancre du lien dans la page de résultat de Google. Un titre plus riche serait préférable. l’Url ivg.gouv.fr est indiquée en haut de la page. Mais si vous entrez cette url, vous êtes redirigé sur www.ivg.gouv.fr qui redirige sur www.sante.gouv.fr/ivg. C’est source de confusion, et si les redirections ne sont pas faites correctement, ça peut être l’occasion de perdre du potentiel de référencement si quelqu’un fait un lien vers les adresses intermédiaires. Comment fonctionne le référencement naturel C’est l’occasion de discuter brièvement de comment fonctionne le référencement naturel, c’est à dire comment Google détermine quels liens vous afficher pour une recherche et dans quel ordre.\nC’est un vaste sujet, et comme pour le Coca-Cola, on connaît certains ingrédients mais la recette exacte est secrète.\nEn résumé, Google estime la qualité du contenu par rapport au sujet d’une part et prend en compte un grand nombre de facteurs dont la vitesse d’affichage des pages et les liens faits vers une page depuis d’autres sites.\nQuand un site fait un lien vers un autre, Google considère cela comme une sorte de vote en faveur de ce site. Le site faisant le lien transfère une partie son autorité au site lié. Tous les liens n’ont pas la même valeur, et un lien sur site estimé comme faisant référence sur un sujet aura beaucoup plus de poids qu’un lien venant d’un site moins qualitatif, ou spécialisé sur un sujet très différent.\nAutre facteur important, le texte sert d’ancre au lien sert à transmettre des informations de contexte au lecteur mais aussi aux moteurs de recherche.\nSi vous faites un lien avec comme ancre l’adresse du site ou bien \u0026ldquo;cliquez ici\u0026rdquo;, vous ratez l’occasion de fournir un contexte. Ex:\nPas top : http://www.exemple.com Pas top : cliquez ici Beaucoup mieux : informations sur un sujet spécifique Enfin, un autre facteur est la fréquence du partage d’un lien sur les réseaux sociaux comme Facebook, Google + et Twitter\nQue faire pour aider le bon contenu à être visible ? Pour aider le bon contenu à remonter, il faut donc faire un lien de qualité, de préférence dans un contexte ayant un rapport.\nVoici ma contribution : informations sur l’IVG.\nSi vous avez un blog, écrivez un billet sur le sujet et glissez-y un lien de qualité.\nVous pouvez aussi partager ce lien avec vos amis sur les réseaux sociaux.\nAu delà du référencement de cette page en particulier, vous pouvez aussi contribuer à faire entendre votre voix, votre expérience de l’IVG, et noyer le contenu des anti-choix.\n","permalink":"https://www.plemaire.net/posts/2014-01-23/ivg-et-seo-comment-contribuer-au-referencement-des-bonnes-ressources/","summary":"Les anti-IVG font du SEO, voici comment les contrer.","title":"IVG et SEO, comment contribuer au référencement des bonnes ressources"},{"content":"En écoutant Encore Heureux cet après-midi sur France Inter, j’ai entendu parler d’un bouquin qui a l’air fort intéressant mais malheureusement un peu cher : The Nature of Prejudice de Gordon W. Allport.\nDans cet ouvrage, l’auteur étudie les racines de la discrimination et propose une échelle de la discrimination graduée de 1 à 5.\nJe découvre cette échelle, qui est intéressante pour essayer de mesurer et quantifier la discrimination que subit une population marginalisée.\nDegré 1 : antilocution Antilocution signifie qu\u0026rsquo;un groupe majoritaire fait librement des plaisanteries sur un groupe minoritaire. La parole sert à véhiculer des stéréotypes et des images négatifs. Ceci est communément vu comme inoffensif par la majorité. L\u0026rsquo;antilocution elle-même peut ne pas être offensive, mais elle prépare le terrain pour des sorties plus graves pour les préjugés.\nSi on se situe dans la France d’aujourd’hui, ce sont les blagues sur les Portugais qui sont censés être doués pour la maçonnerie, par exemple. Même si ça semble innofensif et bon enfant pour ceux qui les font, ces plaisanteries peuvent blesser et entretenir des stéréotypes dans les esprits, qui entraînent des discrimations réelles, conscientes ou non.\nDegré 2 : évitement Les gens dans un groupe minoritaire sont activement évités par les membres du groupe majoritaire. Aucun mal direct n\u0026rsquo;est voulu, mais un mal indirect est fait à travers l\u0026rsquo;isolation.\nPensez aux Roms, ou même aux gens du voyage en France. Quand j’étais adolescent, je vivais à Andernos-les-Bains, cité balnéaire qui accueillait tout les ans une communauté gitane. Mes camarades de virées nocturnes m’ont rapidement fait comprendre qu’il était hors de question d’adresser la parole aux nomades qui cotoyaient le même bar que nous pour quelques jours. Bizarrement, cet évitement incluait la gent féminine, car on risquait à charmer les belles\nde se retrouver à vivre dans une caravane.\nIl va sans dire que malgré mon scepticisme, je n’ai osé ni contredire mes amis ni braver cet interdit.\nDegré 3 : discrimination Le groupe minoritaire subit la discrimination en se voyant refuser des opportunités et des services, mettant ainsi le préjugé en action. Des comportements ont le but spécifique de causer du tort au groupe minoritaire en l\u0026rsquo;empêchant d\u0026rsquo;atteindre son but, d\u0026rsquo;obtenir de l\u0026rsquo;éducation ou des emplois, etc. Le groupe majoritaire essaye activement de causer du tort à la minorité.\nCe degré 3 existe encore à une grande échelle en France, notamment sur le marché du travail et dans l’accès au logement.\nJe me rappelle très bien mon propriétaire à Paris qui m’affirmait sans rougir qu’il ne louait jamais ses appartements aux Noirs. Je n’avais rien demandé, mais il n’a pas pu s’empêcher de remarquer que ma voisine était d’origine africaine.\nDegré 4 : attaque physique Le groupe majoritaire vandalise des biens du groupe minoritaire, ils brûlent leur propriété et effectuent des attaques violentes sur des individus ou des groupes. Du mal physique est fait aux membres du groupe minoritaire. Parmi les exemples figurent des lynchages de Noirs, des pogroms contre des Juifs, goudronnage et plumage de mormons au xixe siècle et de loyalistes anglais au xviiie siècle, vandalisation des églises coptes en Égypte par les foules musulmanes.\nHeureusement, les exemples dans la France contemporaine sont des cas isolés. Ils existent, mais ne sont pas systématiques comme les attaques physiques contre les Noirs dans le sud des États-Unis dans la première moitié du XXème siècle.\nCependant la présence de stéréotype du genre \u0026ldquo;les Juifs ont tous de l’argent\u0026rdquo; encourage des déséquilibrés à s’en prendre aux Juifs.\nDegré 5 : extermination Le groupe majoritaire cherche à exterminer le groupe minoritaire. Il cherche à liquider le groupe entier de personnes (par exemple, les guerres indiennes pour supprimer les Amérindiens, la solution finale contre les Juifs, le nettoyage ethnique au Nigeria par les musulmans contre les minorités animistes et chrétiennes, etc.).\nRien de tel en France pour le moment. Mais beaucoup de minorités en sont au moins au niveau 3, et des cas isolés de niveau 4 existent. Il reste du boulot, en d’autres termes.\nLa prochaine fois qu’une plaisanterie sur les Portugais ou les Asiatiques vous vient, ayez une pensée pour Allport. Ça vous évitera peut-être de passer pour un lourd.\n","permalink":"https://www.plemaire.net/posts/2014-01-16/discriminations-en-france-et-echelle-allport/","summary":"Discussion sur l’état des discriminations en France.","title":"Discriminations en France et échelle d’Allport"},{"content":"À côté de Benoît XVI, sosie officiel de l’empereur maléfique de Star Wars, le Pape François fait figure de star de la communication, et apparaît comme un réformateur prêt à ouvrir l’Église aux pauvres pêcheurs jusque-là exclus comme les divorcés et les homosexuels.\nCependant ne nous réjouissons pas trop vite et regardons ces déclarations de plus près.\nLe Pape François et l’homosexualité Prenons la position d’ouverture supposé du Pape François sur l’homosexualité :\nSi une personne est gay et cherche le Seigneur avec bonne volonté, qui suis-je pour la juger ?\nJusque là tout va bien, mais rien n’évolue dans la doctrine officielle. Le catéchisme de l’Église catholique en effet exprime le respect des personnes homosexuelles, mais rejette l’acte sexuel entre personnes du même sexe, considéré comme « intrinsèquement désordonné ».\nLes homosexuels sont les bienvenus dans l’Église, mais sont appelés à être chastes.\nQuant au mariage, pas la peine d’y penser. Interrogé sur le sujet, le Pape François a déclaré :\nVous savez parfaitement la position de l’Église.\nC’est tout un art de juger en prétendant respecter, et de faire de l’homophobie ordinaire déguisée en ouverture.\nLe Pape François et l’avortement La seule pensée que des enfants ne pourront jamais voir la lumière, victimes de l’avortement, nous fait horreur.\nVoilà, tout est dit.\nPlutôt facile, non ? Il ne sera jamais confronté à une grossesse non désirée pouvant mettre en péril sa santé, ses études, sa carrière. Il peut se permettre de faire dans le sentiment à propos de processus biologiques se déroulant dans le corps des femmes, et de penser en terme d’enfants ou de bébés plutôt que d’embryons.\nEt quid des enfants qui ne pourront pas voir la lumière parce que leurs parents ne se sont jamais rencontrés, ou bien utilisent des moyens de contraceptions ? N’est-ce pas là une horreur incommensurable ? Bien sûr que non…\nCar la question n’est pas là. La condamnation de l’avortement est une question de contrôle des femmes. Qu’elles aient une sexualité et procréation qui rentre dans le rang, ou souffrent des conséquences.\nConclusion En vérité, je vous le dis, rien de nouveau sous la coupole. Le Pape François a beau montrer une façade d’ouverture, les doctrines catholiques sont toujours aussi oppressantes pour les femmes et les homosexuels.\n","permalink":"https://www.plemaire.net/posts/2014-01-15/le-pape-francois-ou-la-fausse-ouverture/","summary":"Discussion sur le Pape François, les gays, et l’avortement","title":"Le Pape François ou la fausse ouverture"},{"content":"La civilisation ne s’est effondrée, mais ils sont toujours là. C’est dit, ils ne lâchent rien, et surtout pas leur addiction aux arguments fallacieux. La Manif Pour Tous se prépare à re-manifester le 2 février 2014, pour protester contre leurs épouvantails préférés : les mères porteuses, la théorie du genre, la PMA pour les couples de femmes, et le mariage des homosexuels.\nUne mention dans le pied de page de leur site a attiré mon attention. Je cite :\nLa Manif Pour Tous condamne tout acte violent, toute expression d\u0026rsquo;homophobie ou d\u0026rsquo;intolérance quelle qu\u0026rsquo;en soit la forme.\nPas homophobe la Manif Pour tous ? Vite dit Voici dans son intégralité le contenu de la page \u0026ldquo;Notre message\u0026rdquo; sur le site officiel de la Manif Pour Tous, entrecoupée de mes commentaires éclairés. On va voir s’il ne s’y cache pas quelque expression d’homophobie.\nLes Français doivent se lever… ######## Le « Mariage pour tous », c’est le « mariage » homo imposé à tous !\nLe projet de loi « Mariage pour tous » bouleverse le Code civil en supprimant systématiquement les mots de « mari » et de « femme », de « père » et de « mère », au profit de termes asexués, indifférenciés (notamment « parents »). Ce projet entend ainsi supprimer légalement l’altérité sexuelle et remettre en cause le fondement de l’identité humaine : la différence sexuelle et la filiation en résultant. Il ouvre la voie à une nouvelle filiation « sociale », sans rapport avec la réalité humaine. Il crée le cadre d’un nouvel ordre anthropologique, fondé non plus sur le sexe mais sur le genre, la préférence sexuelle.\nÇa commence pas mal. Saviez-vous, Monsieur et Madame, qu’on vous avait imposé un mariage homosexuel ? Et oui, le code civil a été bouleversé pour inclure des termes qui ne présupposent pas un monsieur et une dame.\nQuant au fondement de l’identité humaine, je ne sais pas, je pensais que c’était notre intelligence, notre capacité à rire, créer, parler, séduire, mentir. Non, pour la Manif Pour Tous, c’est la différence entre papa et maman, et les enfants qui en résultent. Si tu n’es pas différent du sexe opposé, pas hétéro, tu es un peu moins qu’humain.\nSur la fin, on mélange un peu tout, sexe, genre, préférence sexuelle… Mais c’est nouvel ordre anthropologique, donc ça fait peur…\nPrésence d’homophobie :1 / 1\n######## Le « Mariage pour tous », c’est la fin de la généalogie pour tous !\nAvec l’adoption plénière par deux hommes ou deux femmes, des enfants seront considérés par la loi comme nés de deux parents de même sexe, donc privés volontairement de mère ou de père. Ils seront privés d’accès à une partie de leurs origines. C’est profondément discriminatoire et injuste pour les enfants.\nRien que le titre de la section est magnifique.\nLa fin de la généalogie pour tous ! Tremblez !!\nL’adoption plénière rompt en effet légalement la filiation entre un enfant et ses parents biologiques. Mais c’est également le cas des enfants adoptés par un couple hétérosexuel. Non, ce qui semble injuste à La Manif Pour tous, c’est de se retrouver enfant d’un couple homo, privé d’un parent masculin ou féminin, selon les cas.\nQui plus est, on \u0026ldquo;prive volontairement\u0026rdquo; ces enfants des joies d’avoir un parent de chaque sexe.\nEt c’est bien là que l’homophobie se profile, nul n’est besoin de prouver la supériorité de la configuration \u0026ldquo;papa maman\u0026rdquo;, elle est admise d’avance.\nPrésence d’homophobie : 2 / 2\n######## Le « Mariage pour tous » conduira inéluctablement à la procréation scientifique pour tous !\nLe nombre d’enfants adoptables en France étant inférieur au nombre de couples en attente d’adoption, les couples de même sexe adopteront des enfants fabriqués par PMA (procréation “médicalement” assistée) pour les femmes, et issus de la GPA (gestation pour autrui, ou « mères porteuses ») pour les hommes. Les projets d’amendements d’une centaine de députés vont dans ce sens, et le Premier ministre annonce déjà cette évolution dans « une loi complémentaire sur la famille ».\nInéluctable, cette pente savonneuse !\nLa GPA n’est dans aucune loi ou projet de loi, mais c’est inéluctable on vous dit ! C’est mathématique !\nPlus sérieusement, on voit que La Manif Pour Tous n’hésite pas à mélanger PMA et GPA, et à vouloir faire peur avec les mères porteuses, alors qu’il n’en est pas question dans le projet de loi.\nPour la pente savonneuse et l’amalgame PMA et GPA, un point homophobie !\nPrésence d’homophobie : 3 / 3\n######## Le mariage civil H/F et la filiation PME, c’est l’égalité et la justice pour tous !\nLa norme paritaire et la filiation naturelle - universelles - de la famille favorisent la cohésion sociale et intergénérationnelle. Nous n’ignorons pas pour autant les problématiques spécifiques des personnes homosexuelles. Certaines dispositions légales permettent déjà de les prendre en compte. Elles peuvent être améliorées sans bouleverser le mariage civil homme/femme et la parenté réelle.\nCe passage a failli ne pas contenir d’homophobie, mais rien que pour la parenté réelle, opposée à la parenté des homosexuels adoptant un enfant, je me dois de compter un point homophobie de plus.\nPrésence d’homophobie : 4 / 4\n######## Parce que nous avons la responsabilité historique…\n…de préserver notre état civil, notre société et notre humanité, engageons-nous avec détermination et sans homophobie : le peuple et la société civile seront à nouveau dans la rue, avec leurs maires, leurs élus, leurs autorités morales, pour réclamer des Etats généraux sur le mariage, la filiation, et les droits de l’enfant ; pour demander le retrait de ce projet de loi.\n\u0026ldquo;Préserver notre humanité\u0026rdquo;, rien que ça.\nPrésence d’homophobie : 5 / 5\n######## Tous nés d’un homme et d’une femme, nous sommes tous concernés !\nLe peuple de France doit se lever pour ses enfants, son avenir… et notre humanité, constituée homme et femme.\nConclusion Bon c’était bien essayé, mais ce n’est pas parce qu’on se prétend exempt de toute homophobie qu’on est blanc comme neige.\nMensonge, amalgames, pentes savonneuses, et cris effrayés, voilà un bel éventail de la capacité à argumenter de la Manif Pour Tous.\n","permalink":"https://www.plemaire.net/posts/2014-01-12/la-manif-pour-tous-homophobie-non-assumee/","summary":"La Manif pour tous ou l’insoutenable légèreté de l’homophobie.","title":"La Manif pour tous, homophobie non assumée"},{"content":" Un village fait la grève de l’impôt pour obtenir l’internet à haut débit Aidons un enseignant à libérer ses ressources pédagogiques Sexiste, l’informatique ? Facebook n’est pas le problème, c’est le symptôme Les consoles de jeux vidéo ne sont plus interdites en Chine La naturalisation imaginaire de la Femen Inna Shevchenko Jesus and Mo protestent contre une forme insidieuse d’islamophobie ","permalink":"https://www.plemaire.net/posts/2014-01-10/en-vrac-janvier-2014/","summary":"Liens intéressants janvier 2014","title":"En vrac janvier 2014"},{"content":"C’est quoi un menu global ? L’idée d’un menu global est d’afficher le menu de la fenêtre active dans le tableau de bord au lieu de la fenêtre active elle même.\nPlusieurs avantages :\nvous gagnez de la place dans vos fenêtres le menu est toujours au même endroit les fenêtres peuvent être étroites tout en ayant leur menu entièrement affiché : application de chat, client twitter par exemple Inconvénients :\naller dans le menu d’une fenêtre non active prend un clic de plus potentiellement une grande distance à parcourir à la souris Quels sont les paquets à installer ? Dans KDE, il y a un widget plasma pour afficher le menu. Il vous faut donc l’installer ainsi que quelques paquets supplémentaires pour les applications Qt et éventuellement GTK2 / GTK3.\nPour Arch Linux : Depuis le AUR : (j’utilise packer comme gestionnaire pour les paquets du AUR.)\nsudo packer -S kdeplasma-applets-menubar Dans les dépôts principaux :\nsudo pacman -S appmenu-qt Pour Ubuntu ou Linux Mint : sudo apt-get install appmenu plasma-widget-menubar Comment configurer ses widgets et son thème ? Vous avez deux choses à faire :\nInsérer le widget appmenu dans votre tableau de bord Régler Oxygen pour que le menu soit exporté dans le widget Et mes applications GTK ? Pour que tout ça fonctionne aussi avec les applications GTK 2 et GTK 3, vous avez un peu plus de travail à faire.\nPour Archlinux Installer depuis le AUR :\npacker -s gtk2-appmenu gtk3-appmenu appmenu-gtk2 Pour Ubuntu ou Linux Mint sudo apt-get install appmenu-gtk3 appmenu-gtk Modification du fichier settings de gtk3 Quelque soit votre distribution, vous allez devoir insérer cette ligne à la fin du fichier ~/.config/gtk-3.0/settings.ini\ngtk-shell-shows-menubar = 1 Déconnectez-vous de votre session et reconnectez vous.\nEt voilà le travail : Une application gtk2 : Chromium. Une application gtk3 : GIMP. ","permalink":"https://www.plemaire.net/posts/2014-01-09/comment-avoir-un-menu-global-dans-kde/","summary":"Une menu global à la Mac OSX ou Unity avec KDE, c’est possible !","title":"Comment avoir un menu global dans KDE"},{"content":"Pourquoi j’ai initialement choisi GNOME 2 Ubuntu entre 2004 et 2010 utilisait GNOME 2. J’ai découvert Linux avec Ubuntu 5.04, et j’ai utilisé GNOME 2 jusqu’en 2011.\nÇa ressemblait à ça :\nGNOME 2 était simple, et relativement peu gourmand en ressources. Il avait un look rondouillard et sympathique. Il était personnalisable avec masse de thèmes et de petits applets dans les panneaux, mais la gestion du positionnement des applets était lourdingue.\nGNOME 2 manquait des fonctionnalités modernes 3D comme l’exposition des fenêtres ouvertes, certaines animations de transition entre bureau…\nLa réponse de GNOME fut de repenser radicalement son expérience utilisateur et de faire un grand bond en avant avec GNOME 3.\nPourquoi je n’utilise pas GNOME 3 GNOME 3 offre un workflow radicalement différent. L’objectif affiché est de vous laisser vous concentrer sur une tâche en cours, et de minimiser la pollution visuelle des éventuelles autres fenêtres ouvertes.\nPour passer d’une fenêtre à une autre, vous avez 2 options :\nUtiliser le raccourci clavier Alt-Tab Basculer sur la vue de sélection de fenêtre, en poussant votre souris vers le coin supérieur gauche ou d’une pression de la touche \u0026ldquo;Windows\u0026rdquo; de votre clavier. Vous avez droit à une présentation des fenêtres ouvertes sur l’espace de travail en cours, et sur la droite vous pouvez voir les autres espaces de travail, et y déposer des fenêtres. On peut dire ce qu’on veut sur ce workflow, mais on ne peut pas enlever à GNOME la qualité de sa présentation. C’est aéré, bien aligné, et minimaliste. Mais ce n’est pas pour moi.\nC’est lorsque je me suis mis à travailler véritablement sur mon ordinateur personnel que j’ai compris à quel point le workflow pensé pour GNOME 3 ne me convenait pas. Mon problème est que lorsque je travaille, j’ai besoin de nombreux outils ouverts :\nun éditeur de texte un navigateur un outil de manipulation d’image un gestionnaires de fichiers un visionneur d’image, et libreoffice ou un visionneur de document PDF pour afficher les contenus textes rédigés par mes clients. Avec de nombreuses fenêtres ouvertes, GNOME 3 devient fastidieux à utiliser. Le mode Alt-Tab présente de grosses icônes d’application et de minuscules fenêtres, et a un comportement pénible si vous avez plusieurs instances du même programme qui tournent. Le mode présentation des fenêtres est joli mais ne présente pas d’icône d’application. Si vous avez beaucoup de fenêtres présentées, vous pouvez perdre du temps à hésiter pour savoir quelle fenêtre vous voulez sélectionner.\nLa grande errance Ce fut pour moi une période de grande instabilité, j’ai essayé un grand nombre d’alternatives.\nMATE MATE est un fork de GNOME 2, dont l’objectif est de maintenir le look and feel de GNOME 2. Il m’a été bien utile pour les membres de ma famille que j’avais convertis à Linux avec Ubuntu + Gnome 2.\nIl souffre des mêmes limitations que GNOME 2, et dans les premières versions que j’ai essayées, d’un manque manifeste de développeurs.\nEn remplaçant massivement le terme \u0026ldquo;gnome\u0026rdquo; par \u0026ldquo;mate\u0026rdquo; dans leur code, ils avaient ainsi cassé certaines fonctionnalités comme la gestion des touches multimédia du clavier pour mettre en pause sa musique. Mauvais signe.\nXfce Xfce est intéressant pour une machine un peu ancienne. Il ressemble beaucoup à GNOME 2, en légèrement plus léger. Mais il souffre des mêmes problèmes, il lui manque certaines fonctionnalités modernes comme un mode exposé pour présenter les fenêtres ouvertes.\nXmonad Xmonad est un gestionnaire de fenêtres en mosaïques (tiling window manager dans la langue de Shakespeare).\nOn change carrément de monde avec ce genre de workflow : vos fenêtres se disposent de manière à occuper tout l’écran, sans se superposer. Vous ne pouvez pas les réduire, il faut jouer avec ses espaces de travail pour organiser tout ça.\nÇa encourage à utiliser des applications à l’interface gérable au clavier, voire des applications qui vivent entièrement dans un terminal. Et il y en a, pour tout : email, multimedia, lecture de flux RSS\ni3 i3 est similaire à Xmonad. C’est aussi un gestionnaire en mosaïque.\nIl diffère de Xmonad dans sa gestion fine des conteneurs : dans une disposition de base, vous pouvez créer des subdivisions qui utilisent un modèle différent. Dans le screenshot ci-dessus, vous avez par exemple une division horizontale avec la fenêtre tout à gauche et le reste à droite. Dans la partie de droite, vous avez une subdivision verticale, avec Mplayer en haut et un autre terminal en bas. Enfin, dans le bloc du haut, vous avez une subdivision en onglets, avec 2 fenêtres, dont une masquée.\nVous pouvez faire ça à mesure que vous lancez vos applications. Ou après coup, mais avec plus de manipulations.\nCe modèle permet de créer sur chaque espace de travail une disposition taillée sur mesure. C’est un modèle intéressant, mais qui pour mon usage a plusieurs limitations :\nC’est au final beaucoup de travail, il faut se concentrer sur ce qu’on fait avec ses fenêtres, et ça peut nuire au travail. Il faut dans une certaine mesure se rappeler où on a mis ses fenêtres. Catégoriser ses espaces de travail (web, terminal, graphisme) peut aider. C’est très difficile à utiliser dès que vous avez une main prise (téléphone, tasse de café). Ça a l’air bête mais dès qu’on a pas les deux mains sur le clavier on ne peut pratiquement plus rien faire. La révélation : KDE J’ai longtemps essayé KDE, sans l’adopter. Les dernières versions ont fait d’énormes progrès en terme de performance, ce qui m’a permis de passer à KDE comme environnement de bureau.\nIdées reçues sur KDE KDE souffre souvent d’idées reçues. Certaines de ces idées ont une base réelle, mais obsolète.\nC’est lent, c’est moche, c’est copié sur windows 95, les applications ont des noms débiles qui commencent par K.\nDans mon expérience, KDE offre des performances très satisfaisantes, meilleures que GNOME 3 et Elementary OS par exemple. Mais c’est sans doute une chose relativement récente, je ne parierai pas sur les performances d’une version antérieure à KDE 4.8.\nLe look and feel du thème par défaut peut être un peu étrange quand on est habitué aux thèmes plus minimalistes côté GTK. J’ai fini par l’adopter et même l’adorer, je ne supporte aucune alternative plus de 10 minutes.\nPar défaut KDE a une barre des tâches effectivement proche de celle de Windows 95. Mais on peut la remplacer par une barre des tâches à icônes, comme celle de Windows 7.\nOn peut aussi s’en passer, à la GNOME 3, ou bien reproduire la disposition Unity d’Ubuntu.\nLe nom des applications est parfois riche de K en effet, mais la tendance actuelle est de s’en éloigner, ou du moins de ne plus commencer systématiquement par un K.\nExemples :\nDolphin Choqok Gwenview Okular Mon expérience avec KDE KDE est extrèmement personnalisable. Peut-être trop, ça donne à son interface de réglages du système un nombre astronomique d’entrées. Mais je préfère ça à l’excès inverse de GNOME 3.\nJe façonne le workflow et l’interface que je veux :\nDisposition et contenu du ou des paneaux. Comportement et affichage du cyclage entre les fenêtres (Alt-Tab). Hot corners : la fonctionnalité exposé de GNOME 3 en déplaçant la souris dans un coin est utile à ses heures, et reproductible dans KDE.\nMise en mosaïque au clavier (présent dans Gnome 3.x et Xfce 4.10) : disposer deux fenêtres sur chacune sa moitié d’écran est un must. Pour moi c’est l’avantage clé des gestionnaires en mosaïque, sans les inconvénients.\nBureau en mode \u0026ldquo;Rechercher et lancer\u0026rdquo; : j’ai pour habitude depuis des années d’avoir un bureau sans dossiers ou raccourcis d’application. Un bureau sans fonctionnalité. Le mode \u0026ldquo;Rechercher et lancer\u0026rdquo; fait du bureau une espèce de menu le lancement des applications géant. Pratique pour lancer une application à la souris.\nLes dialogues de fichier. Un détail qui paraît bête, mais qui change la vie. Les dialogues de fichier de GTK sont atroces. Quand vous voulez y choisir un fichier image, sa vignette est minuscule. Quand vous voulez enregistrer un fichier sur votre disque, l’interface pour créer un nouveau dossier est incompréhensible. Les dialogues de fichier de KDE règlent tous ces problèmes.\nDistributions recommandées Attention, ici je ne vais parler que des distributions que j’ai essayées plus d’une semaine.\nJe ne prétends pas faire un benchmark complet des distributions qui ont une version KDE. Je ne mentionne pas Fedora par exemple non pas parce que je ne l’apprécie pas, mais simplement parce que je ne l’ai pas essayée.\nArch Linux : ma distribution de choix. Les versions les plus récentes de tous vos logiciels à disposition, très peu de temps après leur sortie grâce à son modèle de rolling release. Kubuntu : ubuntu sous le capot, et un KDE \u0026ldquo;vanilla\u0026rdquo; par dessus. Une release tous les 6 mois, avec la dernière KDE dispo à chaque fois. Un dépôt ppa avec la toute dernière mouture de KDE est aussi disponible quand il y a un décalage entre les releases, ou si vous voulez rester sur une base \u0026ldquo;Long Term Support\u0026rdquo; de Kubuntu. Netrunner est basée sur Kubuntu, avec une sélection de logiciels légèrement différente, et un look and feel propre. Si vous préférez son thème par défaut. Sinon pas de différence majeure avec Kubuntu. OpenSuse a la réputation d’être la meilleure implémentation de KDE. Je ne reste jamais longtemps dessus, non par manque de qualité, mais parce que j’avoue avoir du mal à comprendre les bonnes pratiques avec leurs différents dépôts de logiciels. Je me sens plus à l’aise sous un système Debian ou Arch. Debian est un excellent choix si vous voulez installer un système et ne pas vous en inquiéter pendant plus de deux ans. La version actuelle de KDE dans Debian Stable est la 4.8.4. Bien, mais un peu frustrant pour qui suit les annonces de nouvelles fonctionnalités dans KDE. Conclusion Le bureau Linux est une affaire de choix, et de cas d’usage.\nJe n’ai rien contre GNOME ou Xfce, ce sont des environnements fantastiques s’ils correspondent à votre utilisation.\nKDE vous offre la possibilité de le plier à votre workflow, et avec un peu de temps consacré à le configurer, vous en ferez ce que vous voulez. Il peut manquer de polish ici ou là, mais il offre par ailleurs la meilleure synthèse entre les workflows classiques (barre des tâches, minimisation) et modernes (tâches comme icônes, menus globlaux, exposé).\n","permalink":"https://www.plemaire.net/posts/2014-01-07/pourquoi-j-ai-choisi-kde/","summary":"Ou comment j’ai cheminé du fanboy GNOME à KDE en passant par les gestionnaires de fenêtres en mosaïque.","title":"Pourquoi j’ai choisi KDE"},{"content":"Introduction Jacques Tissier, le maire divers-droite de Fongombault, village de 275 habitants situé dans l’Indre, n’en démord pas. Pas question de « marier les pédés ».\nLors d’une délibération du 24 octobre 2013, le conseil municipal a signé son refus de procéder à un mariagee entre deux personnes du même sexe, parce qu’\nil existe une loi naturelle, supérieure aux lois humaines\net car\nces personnes [les homosexuels], quelle que soit leur dignité d’êtres humains, qu’il y a lieu de reconnaître par ailleurs, sont radicalement incapables de procréer un être humain qui soit issu de cette union\nEt le maire et ses adjoints de menacer de démissioner si jamais la dictature hollandaise voulait les forcer à marier ces sodomites contre-nature et stériles.\nLa justice est saisie, mais j’aimerais simplement commenter l’absurdité des deux arguments proposés.\nLa loi naturelle, supérieure aux lois humaines Jacques Tissier a des connaissances assez limités en biologie. Les rapports sexuels entre individus du même sexe sont partout dans la nature.\nEn revanche, une autre loi naturelle, c’est que les individus malades ont tendance à décéder très vite. J’ose espérer qu’il ne s’offusque pas de l’intrusion de la médecine moderne dans les affaires de la Nature.\nEnfin faut-il préciser que le terme de nature veut tout et rien dire. D’un côté on peut considérer que l’Homme fait partie de la nature, et que dès lors toute activité humaine est naturelle. D’un autre côté, on peut considérer que par sa culture, l’homme s’est extrait de la nature, et que dès lors aucune activité humaine, même le jeu de la bête à deux dos, n’est naturelle.\nMais peut-être que M. Tissier veut opposer les lois humaines aux lois divines, en se servant des lois de la nature comme d’un cache-sexe. Bel exemple d’application des principes de la République laïque.\nPas de procréation, pas de mariage Dans cette logique, les couples devraient passer un test de fertilité pour pouvoir se marier. Et mesdames, pas la peine de penser à se remarier passée la ménopause.\nConclusion Mal joué, l’homophobie à peine voilée, ça ne passe plus. On verra ce que le tribunal administratif aura à redire à l’argumentation de M. Tissier.\nEn attendant, il aurait pu consacrer quelques minutes de son temps à chercher des arguments plus solides. Mais pas la peine de regarder du côté des arguments de la manif pour tous.\n","permalink":"https://www.plemaire.net/posts/2014-01-06/interdisons-le-mariage-aux-couples-steriles/","summary":"À Fontgombault, dans l’Indre, le conseil municipal refuse de marier deux personnes du même sexe pour des motifs douteux.","title":"Interdisons le mariage aux couples stériles !"},{"content":"1 - Ne pas céder à la panique Votre gamin se prend pour un rebelle et a adopté le geste et peut-être tout ou partie de l’idéologie de gens comme Dieudonné et Alain Soral. Pas de panique. Sauf cas les plus désespérés, vous pouvez vous éviter la honte d’une convocation chez le principal pour quenelle intempestive à la récré en prenant des mesures draconiennes : discuter avec votre gamin.\n2 - Ne pas attaquer directement sur l’antisémitisme Attaquer direct avec un\nC’est pas bien, c’est antisémite !\nn’est probablement pas la meilleure approche.\nVous risquez en effet d’obtenir les réponses suivantes :\nje ne suis ni antisémite ni raciste et j’assume totalement mon geste\nou\nJe suis antisémite et alors ? Vous risquez surtout de le conforter dans sa position de rebelle qui dérange parce qu’il a compris le monde sur la chaîne YouTube de Dieudonné.\n3 - Creuser avec votre gamin sur le sens qu’il donne au geste Le sens du geste de la quenelle est volontairement maintenu ambigu par ses promoteurs. Soral n’est pas des plus subtils, mais Dieudonné essaie de le présenter comme un bras d’honneur au « système ».\nDiscutez avec votre gamin. Il y voit peut-être un simple geste rigolo parce que grossier. Il est peut-être davantage dans le terrain de la compèt’ des mémoires, genre :\nOn parle tout le temps des Juifs qui se sont fait tuer, mais jamais de l’esclavage ou des Musulmans tués en Bosnie…\n4 - Déconstruire Une fois que vous avez cerné a peu près ce qui se passe dans la tête de votre gamin, il vous reste du boulot de déconstruction à faire.\nAntisystème À quel « système » votre gamin s’oppose-t-il par ses gestes rebelles ? Si la réponse est :\nLa domination des Juifs en France\npassez à la section suivante.\nS’il se sent plutôt l’envie de défendre la liberté d’expression, passez à la section suivante aussi.\nAntisionnisme Dieudonné et ses alliés se presentent comme des antisionnistes mais voilent à peine leurs provocations antisémites, comme vu dans ma courte analyse d’une vidéo de Dieudonné.\nÀ vous de leur expliquer qu’on peut très bien s’opposer à la politique expansionniste d’Israël en Palestine sans tomber dans le dénigrement de la Shoah, et surtout qu’il n’y a pas nécessairement de lien entre les Juifs français et le conflit israelo-palestinien.\nD’une manière générale, vos enfants doivent pouvoir comprendre au moins la chose suivante : la vision du monde qui consiste à voir un complot des Juifs à l’œuvre contre les Mulsulmans ou le reste du monde est peut-être séduisante, du fait qu’elle donne un ennemi commun, et une source extérieure aux problèmes d’une nation ou d’un peuple, mais elle est trop simpliste pour être vraie.\nLes pseudo-héros mis en avant par Dieudonné et Soral De gauche à droite : Farida Belghoul, Alain Soral, Laurent Louis, Dieudonné et Salim Laïbi.\nEn faisant des quenelles, votre gamin s’associe à ce genre de personnages, qui s’auto-congratulent en se décernant des « quenelles d’or ».\nFarida Belghoul, est un cas un peu compliqué. Elle a un passé de militante anti-racisme. Mais en ce moment, elle est sous l’aile d’Alain Soral, et semble se consacrer au noble combat de lutter contre l’introduction de la théorie du genre dans la tête de nos chères têtes blondes.\nAlain Soral, est un idéologue d’extrème-droite, dont un des gagne-pain est de publier un best of des ouvrages d’extrème-droite de tous les temps.\nLaurent Louis, est un député au parlement Belge, qui a comme passe-temps de balancer des rumeurs sur la pédophilie du premier ministre Belge. Il n’a pas de preuves, mais une intime conviction apparemment.\nSalim Laïbi. Allez jeter un œil sur son blog. Rien que l’image d’entête avec ses Twin Towers devrait vous mettre la puce à l’oreille. Son nuage de mots clés en pied de page est magnifique :\nBon vous avez du boulot, mais vous ne pouvez pas compter que sur le prof d’histoire de votre gamin. Il aimerait bien, mais il a aussi un programme à suivre, avec un nombre de semaines limitées.\nConclusion Un logiciel malveillant s’est installé dans la tête de votre gamin. Il se sent plus malin que vous, il a enfin compris que ce sont les Juifs qui contrôlent la France. On bien c’est juste un jeune con, parmi tant d’autres, comme Mamadou Sakho, Tony Parker, Nicolas Anelka.\nDans tous les cas, rien n’est perdu, mais suivant la durée de l’exposition au virus, vous allez avoir plus ou moins de boulot de déconstruction à faire.\nSi vous avez besoin de vous armer avant d’entamer la conversation, vous pouvez trouver des ressources très pertinentes sur les théories du complot sur ConspiracyWatch.\nCourage.\n","permalink":"https://www.plemaire.net/posts/2014-01-04/mon-gamin-fait-des-quenelles-que-faire/","summary":"Discussion sur la sensibilisation des adolescents sur la portée du geste.","title":"Mon gamin fait des quenelles, que faire ?"},{"content":"Quelqu’un de très proche est enseignant dans le secondaire. En tant que tel, cette personne est exposée à des adolescents qui sont en train de construire leur vision du monde avec les moyens du bord. Parmi eux, certains sont des fans inconditionnels de Dieudonné. Pas le Dieudonné de la période Élie-et-Dieudonné, pas le Dieudonné sur scène, ils ne l’ont sans doute jamais vu, mais le Dieudonné activiste politique sur YouTube.\nOui, je viens de vous faire un gentil petit lien vers sa chaîne YouTube. Et je vous encourage à regarder quelques vidéos pour vous faire une idée. Si vous utilisez régulièrement YouTube, et que vous ne voulez pas que les algorithmes de YouTube vous proposent par la suite des vidéos de pseudos intellectuels d’extrême-droite comme Alain Soral, déconnectez-vous de votre compte Google avant de regarder ces vidéos. Les algorithmes de Google \u0026ldquo;pensent\u0026rdquo; que si vous aimez les vidéos de Dieudonné, vous avez de grandes chances d’aimer ce contenu aussi. C’est mathématique, tout simplement.\nVous avez consulté un petit échantillon ? Alors c’est parti. Qu’est-ce que vous venez de voir, et que peut-on y faire ?\nAnti-système, antisionniste ou théorie du complot ? Premièrement, commençons par les évidences. Oui, le discours de Dieudonné est antisémite et complotiste. Je ne sais pas si les vues personnelles de Dieudonné le sont, mais les idées exprimées sont de l’antisémisme grossièrement voilé.\nC’est totalement évident pour qui l’écoute 5 minutes, mais pour des adolescents, c’est loin d’être si simple\nPremier exemple Quelques citations tirées de cette vidéo (sur une autre chaîne que la chaîne principale)\n[S’adressant à Arno Klarsfeld] On peut parler de chambres à gaz[…] Je ne suis pas sûr d’être très précis là dessus [sourire en coin]. Ya Robert autrement, Robert Faurisson, si tu veux, lui je peux lui demander de te donner son contact.\nRobert Faurisson est un militant négationniste, obsédé par l’idée de montrer que les chambres à gaz n’ont pas existé. C’est un farouche défenseur de la thèse qu’il y a un complot juif destiné à racketter les pays occidentaux au profit d’Israël.\n“Si tu veux parler de chambres à gaz avec moi, je ne suis pas un expert. Mais parle plutôt à mon ami négationniste, il s’y connaît mieux que moi.”\nOn peut donner plusieurs interprétations à cette séquence de Dieudonné suivant son bagage culturel :\nNiveau ras les paquerettes : Dieudonné est ouvert au débat et invite ses adversaires à la discussion, mais il y a un tabou sur la Shoah Version théorie du complot : Dieudonné dérange parce qu’il dit des vérités que les puissants veulent garder cachées au public Version cynique : Dieudonné fait de la provocation, il va chercher le pire négationniste et le présente comme un ami pour être dans l’outrance La troisième interprétation est la plus généreuse avec Dieudonné, qui serait un humoriste qui fait le choix de faire rire par l’extrème absurdité de ce qu’il dit et des personnes avec qui il s’associe. Mais remettez-vous dans votre tête de gamin de 16 ans, et d’après-vous que voient les fans de Dieudonné ici ?\nDeuxième exemple Dans la même vidéo, plus loin :\nIls ont déformé mes propos sur Cohen[…] Cohen a dit que j’avais un cerveau malade. […] C’est là que j’ai dit, hé, ho, les chambres à gaz, dommage… C’est normal puisqu’il dit que j’ai un cerveau malade…\nPuis il enchaîne sur d’autres attaques dont il fut l’objet, mettant en doute son intelligence :\nDieudonné se sent justifié parce que sa santé mentale a été mise en doute. Notez bien que dans le propos de Cohen, il n’est pas fait mention de l’intelligence de Dieudonné. C’est une distinction importante. Et si Dieudonné veut le vanner là dessus, il peut très bien le faire en ironisant sur ses qualifications en psychiatrie, comme il le fait dans la vidéo. Mais sur scène, devant son public, il choisit de mentionner les chambres à gaz et de regretter que Patrick Cohen n’y soit pas passé.\nEt je ne pense pas que toute blague utilisant les chambres à gaz soit nécessairement antisémite. Dieudonné lui-même, à l’époque où il formait un duo avec Élie Sémoun pouvait mentionner les chambres à gaz sans tomber dans l’antisémitisme.\nLa différence, c’était qu’on riait aux dépends du personnage qui sortait une réflexion raciste à son voisin juif, on se moquait de sa connerie. Avec sa vanne sur Cohen, il veut faire rire aux dépends du Juif et des victimes de la Shoah. C’est la même différence qu’il y a entre rire de Cartman dans South Park qui est un horrible antisémite et rire aux jeux de mots de Jean-Marie Le Pen.\nTroisième exemple Toujours la même vidéo, un peu plus loin :\nJe ne suis pas antisémite,[…] il y a un malentendu… [sourire en coin] Je fais ce que je veux, […] je ne dis pas que je ne le serai jamais. Je n’ai pas à choisir entre les Juifs et les Nazis, je suis neutre dans cette affaire. Je suis né en 66, donc qu’est-ce qui s’est passé [pendant la Seconde Guerre Mondiale], moi… Qui a provoqué qui, qui a volé qui… J’ai ma p’tite idée m’enfin…\nOn peut reproduire le gag dans le contexte d’un viol, par exemple : Je pense ce que je veux. Je n’ai pas à choisir entre prendre le parti de cette fille violée et celui de son agresseur. Je n’étais pas là au moment des faits supposés. Qui a allumé qui, qui a promis quoi à qui… J’ai ma p’tite idée m’enfin…\nBien sûr, on comprend le mécanisme de la vanne, mais de qui est-on censé rire ? Du ridicule de Dieudonné ? Ou bien des victimes de la Shoah ?\nCe ne sont que trois courtes séquences d’une vidéo. Si vous avez regardé d’autres vidéos, vous avez dû voir d’autres passages utilisant des ressorts similaires. Et Dieudonné n’est pas un marginal, ses vidéos les plus populaires ont autour de 2 millions de vues chacune. C’est 5 à 10 fois plus que les vidéos les plus populaires de Jamel Debbouze par exemple.\nLes réponses actuelles du gouvernement et des media confortent Dieudonné Les réponses actuelles des maires et du ministre de l’intérieur reviennent à de la censure. Interdire les spectacles de Dieudonné, c’est lui donner le rôle de la victime, et surtout confirmer pour ses fans complotistes l’idée qu’il dit des vérités qui dérangent.\nDans les media traditionnels, tels que la télévision, la politique a été de blacklister Dieudonné. Si on l’invite sur un plateau, il va se déguiser en juif orthodoxe et délirer sur les complots sionnistes, par exemple. Le problème de cette stratégie est qu’elle aurait pu signer la fin de la carrière de Dieudonné à une autre époque, mais il y a désormais d’autres canaux pour s’exprimer.\nOn peut et on doit poursuivre Dieudonné pour ses dérapages, mais il a pour lui une ligne de défense simple : il fait de l’humour. Et quand il est condamné, il ne paye tout simplement pas ses amendes.\nToute l’agitation médiatique de ces derniers jours fait un tapage d’enfer autour de Dieudonné, et au final lui rend service.\nNous avons besoin d’une conversation honnête sur l’antisémitisme en France À mon humble avis, on ne convaincra pas les fans de Dieudonné, qu’ils soient antisémites ou convaincus d’avoir affaire à un \u0026ldquo;provocateur qui dérange\u0026rdquo; avec de la censure, des lois et des condamnations de principe.\nNous risquons de voir une montée des violences à l’égard de la population juive perçue comme étant à l’origine de la \u0026ldquo;persécution\u0026rdquo; de Dieudonné et des siens, et également une de la violence à l’égard des partisans de Dieudonné par des gens voulant se faire justice eux-même, comme à Lyon par exemple.\nNous avons besoin d’avoir une conversation honnête sur l’antisémitisme et l’attrait des théories du complot en France.\nL’antisémitisme a toujours été une réalité, et les principaux intéressés sont 75% à penser que la situation s’est aggravée en France au cours des 5 dernières années. Voir l’étude de l’agence des droits fondamentaux de l’Union Européenne.\nElle ne peut pas se faire avec des déclarations de 30 secondes par des politiciens formatées pour être reprises en boucle sur les chaînes info.\nDécortiquer, analyser et exposer les arguments ou vannes de Dieudonné est un exercice d’esprit critique qui prend du temps, demande un certain recul.\nC’est le genre de chose qui devrait être au programme scolaire. C’est le genre de compétence qui permet à un citoyen ou même consommateur de faire des choix informés.\nConclusion L’outrance de Dieudonné dépasse le simple exercice de la liberté d’expression. Mais l’approche du gouvernement et des media par la censure et le blackout est inefficace. L’éducation à l’esprit critique me semble une meilleure voie, même si elle est plus difficile à mettre en œuvre.\n","permalink":"https://www.plemaire.net/posts/2014-01-03/dieudonne-et-pedagogie/","summary":"Discussion sur l’inadéquation entre le traitement de Dieudonné par le gouvernement et les media et l’objectif louable de lutter contre l’antisémitisme.","title":"Dieudonné et pédagogie"},{"content":"Je suis régulièrement le planet de la distribution Arch Linux.\nUne partie des articles me passe au dessus de la tête, mais je tombe souvent sur des billets très intéressants, notamment la série \u0026ldquo;interesting links\u0026rdquo; sur le site d’Allan McRae.\nC’est via le planet que j’ai découvert Pelican, un outil de génération de blog en html statique.\nL’idée est la suivante : plutôt que de reposer sur le duo de choc PHP et MySQL pour faire tourner un petit site ou un blog, il est beaucoup plus simple techniquement et donc intéressant en termes de ressources sur le serveur web de faire une moulinette qui prend des fichiers de contenu en entrée et sort un site statique en sortie.\nPour essayer la chose, j’ai créé un site sur le game design qui me trottait dans la tête depuis un moment : Game Over Analyzed avec pelican.\nUne fois pelican et ses dépendances installées sur mon PC, il m’a suffit de rédiger mes articles au format Markdown, en ajoutant en tête des fichiers les informations suivantes pour pelican :\n--- title: \u0026#34;Titre de notre article\u0026#34; Date: 2014-01-02T19:00:00Z categories: Categorie de notre article Tags: tags, separes, par, une, virgule Slug: url-de-la-page-apres-la-racine Summary: Resume pour la page qui liste les articles --- Debut du contenu. La différence de performance sur un hébergement mutualisé par rapport à un WordPress est indéniable. Du coup, j’ai eu envie de basculer ce blog en pelican aussi.\nJ’ai passé quelques minutes à reprendre mes articles en Markdown, je me suis assuré que les urls des articles restaient les mêmes qu’avant pour ne pas perdre l’indexation de Google sur mes pages, et j’ai regénéré mon site (ce qui prend 0.89 secondes, litérallement) avec pelican.\nEt voilà le travail. Le site est visiblement plus rapide qu’avant. C’est l’avantage de faire du vieux avec du neuf.\n","permalink":"https://www.plemaire.net/posts/2014-01-02/migration-du-site-sous-pelican/","summary":"Pourquoi je suis passé de \u003ca href=\"http://wordpress.org\"\u003eWordPress\u003c/a\u003e à \u003ca href=\"http://blog.getpelican.com/\"\u003ePelican\u003c/a\u003e pour propulser ce blog.","title":"Migration du site sous Pelican"},{"content":"Si vous êtes comme moi, vous préférez utiliser les outils auxquels vous êtes habitué et avec lesquels vous vous sentez performants plutôt que ceux qu’on vous impose au nom de la simplicité.\nDepuis que j’ai appris à utiliser vim, je préfère formater mes contenus avec, en HTML, puis copier le résultat obtenu dans l’éditeur de contenu de mon CMS, plutôt que d’utiliser l’éditeur WYSIWYG fourni avec WordPress, Magento, PrestaShop, ou autre.\nÇa permet aussi de garder des copies locales des contenus, et de bénéficier de la coloration syntaxique et de toutes les fonctionnalités de vim.\nLe seul problème de cette approche, c’est que c’est fastidieux d’écrire en HTML, surtout pour faire des liens tout simples où le texte à faire apparaître est l’url du lien. C’est aussi difficile à lire et relire, et une erreur de frappe (un / ou \u0026gt; manquant par exemple) est difficile à percevoir.\nMais comme toute pour tâche bête et méchante en informatique, il y a au moins un geek que ça a énervé et qui s’y est collé pour trouver une solution.\nEt une des solutions à ce problème est Markdown, une façon simple et légère de baliser votre contenu.\nPour tout savoir sur Markdown, vous pouvez commencer par la page Wikipedia sur Markdown.\nPour utiliser Markdown dans la rédaction de vos articles et pages WordPress, vous avez un plugin fort sympathique.\nRésultat :\nles titres se font avec de simples # en début de ligne (#### pour h2, ##### pour h3, etc) les items d’une liste se font avec de simples * en début de ligne il suffit d’indenter des lignes avec 4 espaces pour faire un bloc de code il suffit de démarrer une ligne par \u0026gt; pour en faire une citation les liens sont super faciles à faire et relire avec le texte entre crochets suivis de l’url entre parenthèses. ","permalink":"https://www.plemaire.net/posts/2013-12-26/ecrire-un-article-wordpress-en-markdown/","summary":"Comment utiliser Markdown pour la rédaction d’articles sous WordPress","title":"Écrire un article WordPress en Markdown"},{"content":"Depuis que j’utilise vim comme éditeur, j’ai besoin d’avoir une touche Escape facilement accessible. Comme je n’ai pas pour habitude d’écrire tout en capitales, la touche Caps Lock est une candidate idéale du fait de son positionnement sur le clavier et de son utilité limitée de par son comportement par défaut.\nSi vous utilisez un environnement de bureau comme GNOME ou KDE, il est très simple d’aller dans les options du clavier et de faire de la touche Caps Lock un Escape supplémentaire. Pour les autres, il y a xmodmap.\nSur le web, vous trouverez beaucoup d’instructions pour obtenir ce comportement via xmodmap, mais j’ai l’impression que depuis une mise à jour de xmodmap, les instructions qu’on trouve sur le web sont très souvent obsolètes.\nVoici le fichier ~/.Xmodmap qui fonctionne chez moi, sous Debian, Ubuntu, Linux Mint et Arch linux :\nclear lock keycode 66 = Escape Si ça ne fonctionne pas pour vous, vous pouvez utiliser xev pour vérifier quel keycode envoie votre touche Caps Lock, et remplacer 66 par le bon keycode.\n","permalink":"https://www.plemaire.net/posts/2013-12-25/faire-de-caps-lock-une-touche-escape-supplementaire/","summary":"Pour les utilisateurs de Vim, évidemment","title":"Faire de Caps Lock une touche Escape supplémentaire"},{"content":"Hello, Internet,\nAujourd’hui, pas de billet sur debian ou les théories du complot, mais un petit tour d’horizon d’un CMS développé par une agence web lyonnaise appelée Novius.\nPrésentations Le CMS en question s’appelle Novius OS, et vous trouverez son site officiel ici : http://www.novius-os.org/\nNovius n’est pas un système d’exploitation à proprement parler, mais bien un outil de gestion de contenu pour construire un site web. Cependant, il emprunte certains paradigmes au monde des systèmes d’exploitation d’où son nom. Certains pans du logiciel, qui seraient appelés modules ou extensions dans d’autres CMS, sont appelés des Applications dans Novius OS, par exemple.\nNovius OS est un logiciel libre, son code est hébergé sur github.\nPour essayer Novius OS, vous pouvez soit aller cloner son dépôt github, soit utiliser l’instance de démo mise à disposition.\nCe qui suit est une série de captures d’écrans et ma réaction après avoir essayé cette démo. Je vais principalement le comparer à WordPress car c’est la plateforme que je connais le mieux.\nInterface d’administration L’interface d’administration est colorée et agréable, elle tranche par rapport à la sobriété de l’interface d’autres CMS comme WordPress ou Drupal.\nUn aspect original et agréable est que à chaque fois que vous entrez dans une section, un article ou un billet, ceci se fait dans un onglet de cette interface (et non un onglet de votre navigateur), ce qui permet d’aller rapidement entre une page en cours de rédaction et la liste des pages, par exemple, ou tout autre partie de l’administration. C’est le genre de chose que les utilisateurs avancés font avec les onglets de leur navigateur quand ils utilisent un autre CMS, mais c’est assez pratique et beaucoup mois envahissant ici.\nGestion des pages, billets Pour l’édition des contenus textes (pages, billets), Novius OS semble utiliser un éditeur WYSIWYG inspiré de tinyMCE. Vous pouvez utiliser une vue html sur simple pression d’un bouton.\nMulti-site, multilangue Novius OS permet de créer un site multilangue par défaut. Un bon point par rapport à WordPress, où les plugins pour faire ça sont soit un peu \u0026ldquo;clunky\u0026rdquo; (qtranslate) soit payant (WPML).\nUne même installation de Novius OS peut faire tourner plusieurs sites. Encore une fois c’est possible avec WordPress, mais compliqué.\nImages Insérer une image dans sa bibliothèque est très facile.\nCependant, contrairement à WordPress, Novius OS ne créé pas de vignettes redimensionnées de votre image. Vous devez l’utiliser telle que vous l’avez uploadé, ou jouer sur les paramètres width et height quand vous l’insérez dans votre contenu.\nAvec les images de votre bibliothèque, vous pouvez également créer facilement des sliders animés, et les insérer ensuite dans vos billets ou vos pages. C’est simple et efficace, beaucoup plus que dans WordPress où il faut partir à la chasse au plugin pour faire ça, et trouver un bon plugin parmi la masse de ceux proposés peut être très pénible.\nPartage des contenus La fonctionnalité mise en avant par les créateurs de Novius OS est le partage des contenus sur les plateformes sociales. Quand votre contenu est prêt, il suffit de cliquer sur le bouton partager pour partager ce contenu sur Facebook ou Twitter. C’est évidemment quelque chose que l’on peut aussi faire avec WordPress, mais pas sans avoir passé du temps à la chasse au plugins.\nL’idée est de faire gagner du temps aux web-marketeurs, et pour le coup ça simplifie énormément le canal du contenu aux plateformes de partage. J’aimerais bien voir d’autres réseaux sociaux proposés, comme Google + et Reddit par exemple, mais les deux plus importants sont là.\nCréation de formulaires Une autre fonctionnalité sympathique par défaut est le créateur de formulaires. La démo contient un formulaire de contact créé avec, mais on peut le modifier ou en créer d’autres. Un plugin de moins à chercher.\nFront Office Le look and feel du site créé avec la démo est très nu. Je n’imagine pas l’utiliser tel quel, mais comme une base pour créer un template personnalisé. Il n’y a pas de thèmes prêts à l’emploi à ma connaissance. À vous de créer le votre. Du fait, Novius OS s’adresse plus au développeur ayant l’expérience de développer un front office, plutôt qu’au grand public.\nSites utilisant Novius OS Voici quelques sites \u0026ldquo;pros\u0026rdquo; qui tournent sous Novius OS\nhttp://www.oivmsc.org/en/ http://biomol.pl/biomol/en_GB/ http://www.bioaster.org/home.html Conclusion Novius OS semble très agréable à utiliser au quotidien pour la ou les personnes en charge d’animer et promouvoir leur contenu. Obtenir un site avec un look fini demandera cependant plus de travail qu’une simple installation de WordPress accompagné un thème. Un projet à suivre de près.\n","permalink":"https://www.plemaire.net/posts/2013-12-17/novius-os-le-cms-qui-partage/","summary":"Premières impressions sur Novius OS, un CMS PHP développé par une équipe française.","title":"Novius OS, le CMS qui partage"},{"content":"Début 2012, Mac OS X \u0026ldquo;Mountain Lion\u0026rdquo; innovait sur le plan de l’utilisation de la molette de la souris pour défiler verticalement les fenêtres. Baptisé \u0026ldquo;natural scrolling\u0026rdquo;, cette innovation était tout simplement l’inversion du défilement vertical auquel nous étions habitués depuis des lustres, pour se rapprocher du mouvement de défilement utilisé sur les smartphones. Pour descendre dans une page web, on pousse ainsi la molette vers devant soi, comme si le bas de la molette était le bas de la page que l’on pousserait du doigt.\nQuand je suis tombé sur cette idée, en empruntant quelques secondes un mac, j’ai évidemment eu du mal à rompre avec mes habitudes. Mais à la longue, je dois avouer que j’aime beaucoup.\nPour reproduire l’effet sous n’importe quel bureau linux, c’est très simple, grâce à xmodmap, qui devrait être déjà installé sur votre machine.\nIl suffit d’ouvrir ou de créer le fichier .Xmodmap à la racine de votre dossier personnel :\nvim ~/.Xmodmap Et d’y insérer la ligne suivante :\npointer = 1 2 3 5 4 7 6 8 9 10 11 12 L’effet est d’inverser les boutons 5 et 4 de la souris qui correspondent au défilement haut et bas de la souris.\nPour charger le changement, faites un petit :\nxmodmap ~/.Xmodmap Assurez-vous que cette dernière instruction soit exécutée au chargement de votre session pour un effet permanent. Certains Display Managers chargent automatiquement le fichier ~/.Xmodmap s’il existe au démarrage de la session.\nPour retirer la modification, supprimez cette ligne de votre fichier ~/.Xmodmap.\n","permalink":"https://www.plemaire.net/posts/2013-11-09/le-scroll-naturel-la-mac-os-sous-linux/","summary":"Comment utiliser le scroll naturel sous Linux","title":"Le scroll naturel à la Mac OS sous Linux"},{"content":"Debian est une distribution GNU/Linux qui offre de nombreux avantages sur nombre de ses concurrentes : stabilité, immense dépôt d’applications pré-empaquetées, philosophie libre. Elle a de ce fait \u0026ldquo;engendré\u0026rdquo; un très grand nombre de distribution dérivées, comme ubuntu, linux mint, et crunchbang.\nDebian ne fournit malheureusement pas Firefox. Pour des raisons légales, Debian choisit de fournir à la place iceweasel, qui est Firefox avec un nom et un logo différent. Je n’ai pas de problème avec ça, sauf que certaines extensions de Firefox ne fonctionnement pas avec iceweasel.\nHeureusement, le projet ubuntuzilla permet d’installer les dernières versions de Firefox, Seamonkey et Thunderbird sur toute distribution dérivée de Debian, au moyen d’un dépôt Debian.\nVoici la marche à suivre.\nOn désinstalle Iceweasel, et/ou Icedove :\nsudo apt-get purge iceweasel sudo apt-get purge icedove On ajoute le dépôt ubuntuzilla, en insérant la ligne suivante :\ndeb http://downloads.sourceforge.net/project/ubuntuzilla/mozilla/apt all main soit dans /etc/apt/sources.list soit dans un fichier finissant en .list dans le dossier /etc/apt/sources.list.d/\nIl faut ensuite ajouter la clé du dépôt à votre keyring:\nsudo apt-key adv --recv-keys --keyserver keyserver.ubuntu.com C1289A29 Vous n’avez plus qu’à mettre à jour votre base de données de paquets :\nsudo apt-get update Puis vous pouvez installer le programme voulu\nsudo apt-get install firefox-mozilla-build sudo apt-get install thunderbird-mozilla-build sudo apt-get install seamonkey-mozilla-build Ces versions sont en anglais, mais vous pouvez installer la traduction en français via la gestion des addons.\n","permalink":"https://www.plemaire.net/posts/2013-09-09/installer-firefox-sur-debian-wheezy/","summary":"Comment installer le vrai Firefox sur Debian Wheezy","title":"Installer Firefox sur Debian Wheezy"},{"content":"Je viens de finir le dernier livre de Daniel Dennett, Intuition Pumps and other tools for thinking, dans lequel le philosophe expose de nombreuses « pompes à intuition », des expériences de la pensée qui permettent de poser un problème philosophique ou éthique et de voir où notre intuition nous conduit.\nDennett sait s\u0026rsquo;adresser à un public profane et ne manque certainement pas d’humour, de plus chaque chapitre est relativement court. Je vous recommande donc chaudement cette lecture, parfaite pour l’heure où les gamins font la sieste ou les transports en commun si vous êtes encore au turbin.\nDans un des chapitres consacrés à la reproduction sexuée, il évoque une chose qui m’a semblée fascinante mais sans vraiment développer certaines questions éthiques et philosophiques qui en découlent. Nous vivons à une époque où le séquençage du génome devient de plus en plus abordable. La chose a coûté 100 millions de dollars quand elle a été accomplie pour la première fois en 2001, mais le coût d’un séquençage complet est estimé à 5 600 dollars en 2013.\nAujourd’hui un tel séquençage permet de détecter certaines prédispositions à développer un cancer par exemple, comme dans le cas célèbre d’Angélina Jolie.\nUne autre application qui va apparaître dans les années à venir sera la création de spermatozoïdes et d’ovules de synthèse à partir de génomes séquencés. Une fois la séquence numérisée, il suffit de créer un algorithme qui assure la méiose, et à partir de ces gamètes, pour le moment virtuels, de créer des gamètes physiques, pour une fécondation in vitro et implantation dans l’utérus. Je passe sur les complications techniques, il n’y a rien d’a priori impossible là-dedans.\nDans son livre, Dennett présente un cas où un couple hétérosexuel a un enfant par ce biais là. La question qu’il pose à notre intuition est la suivante : l’enfant qui va naître est-il bien le fils ou la fille des deux personnes qui ont participé à cette expérience ?\nLe génome de cet enfant est bien constitué de chromosomes assemblés à partir de ceux des 2 adultes, et tout test génomique de paternité / maternité identifierait bien l’enfant. L’objet de cette pompe à intuition est de montrer que le génome est une donnée, une information, et que sa transposition au format numérique puis au format physique ADN ne change ni l’information ni la paternité. Dennett en reste là, mais cette technologie future pourrait avoir d’autres effets intéressants du point de vue médical et éthique.\nSupposons que l’un des deux futurs parents soit porteur d’une anomalie génétique. Serait-il éthique de modifier l’algorithme qui assure la méiose de façon à ce que le bout de génome portant la maladie soit automatiquement écarté dans la constitution des gamètes virtuels ? Y-a-t’il une pente savonneuse ici, avec le cas extrème où chaque allèle sera arbitré pour concevoir l’enfant le plus désirable à partir du génome des parents ?\nMon intuition est que pour épargner des souffrances à l’enfant, analyser les génomes sources et filtrer les allèles porteurs de maladie est une obligation morale, à partir du moment où cela est possible. Il est même possible que si ces techniques viennent à se généraliser, les futurs parents soient vivement encouragés à avoir leurs enfants par ce biais là, qui sera le plus responsable. En revanche mon intuition me dit que de faire un arbitrage sur des allèles en raison de préférences personnelles sur la couleur des yeux ou des cheveux ne serait pas acceptable.\nAutre application induite par cette technologie, il sera possible de créer un spermatozoïde à partir du génome d’une femme et un ovule à partir du génome d’un homme. Ce qui veut dire que les couples homosexuels pourront avoir des enfants qui seront les leurs biologiquement. La seule limite est que deux femmes ne pourront pas avoir de garçon, car leur génome de contient pas de chromosome Y. Une telle application peut vous sembler contre-nature, mais je n’y vois pas d’objection morale, si ce n’est que dans le cas du couple masculin, il est nécessaire d’employer une mère porteuse. Quant à la limitation pour les couples féminins de ne pas pouvoir avoir de garçon par cette technique, il suffirait de remplacer un des chromosomes X par un chromosome Y séquencé sur le génome d’un homme. Un jeu d’enfant pour l’algorithme qui génère les gamètes. Si l’on veut vraiment rester en famille, on peut séquencer le chromosome Y d’un des futurs grands-pères. Que vous dit votre intuition dans ces cas là ?\nÇa ressemble à de la science-fiction, mais je suis persuadé que cela entrera dans le débat public dans les prochaines décennies. Le débat fera rage, mais pour bien aborder ces questions, il sera important de comprendre que l’ADN est de l’information sous une forme chimique, et qu’il n’y a rien de magique ni de sacré là dedans.\n","permalink":"https://www.plemaire.net/posts/2013-07-25/gametes-de-synthese-et-pompes-a-intuition/","summary":"Un jour on saura faire des gametes de synthèse. Et ensuite ?","title":"Gamètes de synthèse et pompes à intuition"},{"content":"Qu’est-ce que Chakra ? Chakra est une distribution linux qui était à l’origine un installeur simplifié de Arch Linux avec l’environnement de bureau KDE, qui est devenu une distribution indépendante, même si elle garde par certains aspects technique une filiation avec Arch Linux.\nLà où Arch Linux utilise un modèle de rolling release (les paquets sont mis à jour en continu avec de nouvelles versions dès que celles-ci sont disponibles), Chakra utilise un modèle semi-rolling, où le cœur du système n’est pas mis à jour constamment, mais les applications les plus visibles de l’utilisateur le sont.\nChakra est distribuée sous la forme d’une ISO live, pour les processeurs 64bit uniquement. Étant donnée la taille de l’ISO, il vous faudra une clé USB ou un DVD vierge pour procéder à l’installation. Le choix de ne pas fournir de version 32bit peut surprendre, mais à moins d’avoir une machine vraiment ancienne, auquel cas utiliser KDE n’est pas une riche idée, ce n’est pas un problème majeur.\nMême si vous ne comptez pas forcément l’installer, vous pouvez vous faire une idée de Chakra en démarrant l’ISO live sur votre machine. C’est l’occasion de tester la dernière release de KDE qui apporte pas mal de corrections de bogues depuis mon dernier billet à son sujet.\nPourquoi utiliser Chakra ? Chakra est destinée aux utilisateurs qui veulent utiliser un système purement KDE, et veulent une installation simple et rapide. Les applications avec des dépendances GTK sont dans un dépôt \u0026ldquo;extra\u0026rdquo;, désactivé par défaut. Personnellement j’ai fini par craquer au bout de quelques jours car malgré ses qualités, rekonq n’est pas au niveau de chromium ou firefox.\nDans son état actuel je ne la recommanderais qu’à des utilisateurs de linux expérimentés, mais si vous savez utiliser le wiki de Arch Linux, vous ne devriez rencontrer aucune difficulté insurmontable.\nPoints forts Des packages récents, avec le dernier KDE, systemd Une installation simple et rapide Un installeur qui vous laisser utiliser n’importe quelle disposition de clavier, même le bépo (contairement à Debian et Arch Linux) Un habillage de KDE élégant (thème caledonia) Un petit utilitaire qui apparait à la première connexion et qui permet de faire en quelques clics un premier paramétrage Les applications KDE, avec des fonctionnalités jusqu’au dents La puissance et la rapidité de pacman, sans les difficultés liées à l’installation et la maintenance d’une Arch Linux Firefox est fourni avec les patches de OpenSUSE qui le font mieux s’intégrer dans KDE : il utilise les dialogues de fichiers de KDE au lieu des horribles dialogues GTK par exemple Points faibles Un installeur aux possibilités limitées en terme de gestion du disque dur, encryption… Un bug avec les locales mal paramétrées suite à l’installation, ce qui posait problème avec les fichiers et dossiers contenant des caractères accentués comme \u0026ldquo;~/vidéos\u0026rdquo;. Facilement résolu en ajoutant \u0026ldquo;fr_FR.UTF-8 UTF-8\u0026rdquo; dans le fichier \u0026ldquo;/etc/locale-gen\u0026rdquo; et en regénérant les locales Besoin de se déconnecter puis reconnecter pour certaines choses, comme le thème oxygen-gtk, ou que le plugin flash fonctionne dans firefox, là où il suffit de quitter et relancer firefox dans d’autres distributions. Le manque de polish de KDE, sur certains détails comme le dimensionnement et la position des menus, pop-ups Le wiki et le site web sont loin d’être à jour. Par exemple le fait que chakra ait abandonné son système de bundle (qui permettait d’isoler complètement les applications GTK) remplacé par un dépôt extra à décommenter dans le fichier de conf de pacman n’est pas indiqué sur un grand nombre de pages du site, notamment leur page \u0026ldquo;about\u0026rdquo;. attention, certains fichiers de votre partition /home seront écrasés sans sommation, par exemple mon ~/.bashrc a été remplacé par celui fourni par Chakra. Faites un backup de vos fichiers de config sensibles Conclusion Chakra est une réussite. C’est une distribution très soignée qui donne une très agréable expérience de KDE. Certains petits désagréments peuvent arriver, mais ils sont principalements dûs à KDE.\nJ’en viens à souhaiter que les développeurs de KDE fassent une pause dans le développement de nouvelles fonctionnalités et se consacrent pendant une version ou deux à corriger tous les petits soucis d’ergonomie, d’affichage et de cohérence graphique dans KDE.\nAllez une petite série de screenshots, pour le plaisir des yeux.\nPS : après quelques jours d’utilisation, quelques soucis m’ont fait quitter chakra : une horloge qui se détraque, le serveur akonadi qui ne fonctionne plus après une mise en veille, mais surtout un wiki complètement à la ramasse et un avenir quelque peu incertain…\nDu coup j’ai réinstallé KDE sur un arch toute propre, et tout roule !\nChakra reste une distribution intéressante pour quelqu’un qui souhaite tester une distribution KDE sans se frotter à l’installation d’une Arch. Ceci dit, sa réputation de difficulté est exagérée. En suivant le guide pour débutant sur une autre machine connectée à internet, c’est même très facile.\n","permalink":"https://www.plemaire.net/posts/2013-05-13/chakra-la-petite-distribution-kde-qui-monte-qui-monte/","summary":"Premières impressions sur Chakra, une distribution basée sur Arch Linux et le bureau KDE","title":"Chakra la petite distribution KDE qui monte qui monte"},{"content":"Salut à tous, Petit tutoriel pour installer la nouvelle version de Xfce dans Debian Wheezy, la version stable à l’heure où je vous écris.\nPremièrement, si ce n’est déjà fait, vous pouvez installer Debian Wheezy en vous procurant une image CD.\nChoisissez l’architecture qui correspond à votre PC, et le type de CD : Xfce ou netinstall.\nWheezy a la version 4.8 de Xfce, mais la version 4.10, qui apporte des améliorations sympathiques, est disponible dans la version testing.\nOn va donc déclarer que la version stable est notre version de prédilection :\n(en tant que root) :\nnano /etc/apt/apt.conf.d/local Dans ce fichier, que l’on crée s’il n’existait pas, on ajoute :\nAPT::Default-Release \u0026quot;stable\u0026quot;; Dans le fichier de sources de apt, on va ajouter un ligne pour testing :\n(en tant que root) :\nnano /etc/apt/sources.list On ajoute la ligne :\ndeb http://ftp.fr.debian.org/debian/ testing main On met à jour la base de données de paquets avec :\n(en tant que root):\napt-get update Et il n’y a plus qu’à installer le paquet xfce4 en précisant qu’exceptionnellement on veut le prendre dans testing :\n(en tant que root) :\napt-get -t testing install xfce4 La fonctionnalité que je préfère dans Xfce 4.10 : la possibilité de mettre en mosaïque une fenêtre sur la moitié de l’écran, à la souris en la glissant vers le bord, ou au clavier (à vous de régler les raccourcis clavier voulus dans \u0026ldquo;paramètres, gestionnaire de fenêtres, clavier\u0026rdquo;.\nEt voilà le travail :\n","permalink":"https://www.plemaire.net/posts/2013-05-13/comment-installer-xfce-4-10-dans-debian-wheezy/","summary":"Tutoriel pour installer Xfce 4.10 dans Debian Wheezy","title":"Comment installer Xfce 4.10 dans Debian Wheezy"},{"content":"Lors du débat public, il est malheureusement devenu complètement entendu qu’on ne peut pas échanger des arguments sérieux sans tomber dans le fallacieux très rapidement. Apprendre à reconnaître ces arguments fallacieux, à les nommer, et à ne pas les employer soi même peut servir d’une part à ne pas succomber à des arguments bidons, et d’autre part à ne pas offrir à son adversaire l’occasion de vous discréditer.\nPrenons par exemple Christine Boutin. Certains en ce moment s’amusent à l’attaquer sur le fait qu’elle est mariée à son cousin germain. Exemple en vidéo :\nCe genre d’argument est appelé ad hominem, on s’attaque à la personne plutôt qu’à ses arguments. Or c’est présisément ses idées et ses arguments que l’on s’est chargé de démonter, pas Christine Boutin elle même. Faire cela, c’est faire preuve de peu de rigueur, et lui donner l’occasion d’être la victime de méchanceté. C’est un coup bas qui ne peut que faire du tort le mouvement pro-égalité au final.\nDe plus, attaquer les arguments de Christine Boutin est en réalité très facile, tant ceux-ci sont fallacieux. Ça prend un peu plus de temps que de dire qu’elle est mariée à son cousin, mais c’est beaucoup plus efficace.\nJ’ai trouvé cette ancienne vidéo, datée de juillet 2012, où Cristine Boutin présente ses arguments calmement :\nIl suffit de l’écouter exposer ses arguments, sans opposition, pendant 5 minutes.\nIntroduire le mariage gay, c’est un changement de civilisation.\nQuel changement, en quoi c’est un mauvais changement, on ne le saura pas. On peut lui concéder que c’est un changement, et qu’il a existé des civilisations plus ou moins hostiles aux homosexuels. Mais si changement il y a c’est un changement dans le sens d’une plus profonde acceptation des homosexuels, donc je ne vois pas en quoi c’est un argument pour la cause de Christine Boutin. L’amour et le désir homo peuvent se comprendre, mais tous les désirs ne doivent pas être satisfaits. Comme on dit non aux enfants.\nC’est une fausse analogie, qui infantilise les personnes gays ou hétéros, qui réclament davantage d’égalité. Imaginez seulement, au XVIIIè siècle, on aurait pu dire « On peut comprendre le désir de liberté des esclaves, mais tous les désirs ne doivent pas être satisfaits, comme on doit dire non aux enfants. » Ça a sûrement été dit d’ailleurs à l’époque.\nDe plus, si on peut admettre que certaines revendications ne doivent pas être satisfaites, aucun critère pour faire cette démarcation n’est fourni ici par Christine Boutin. Si on dit oui à tous les désirs, on va à la société du plus fort.\nTechniquement c’est un argument de la pente savonneuse, un lien de cause à effet douteux qui amène à une conclusion horrible, qui justifierait le fait de ne pas agir en faveur du mariage et de l’adoption par les couples homosexuels. En fait le vrai sujet c’est l’enfant, sujet, objet. Bizarrement, c’est le vrai sujet, mais elle n’a pas commencé par ça. On peut peut-être remettre en doute sa sincérité sur ce point. Et il y a sans doute du vrai ici, à savoir que les enfants doivent être protégés en toutes circonstances, de situations traumatisantes, quels que soient leurs parents. Le problème de cet argument, quand appliqué au mariage et à la parentalité des LGBT, est qu’il semble supposer que les personnes LGBT ne peuvent pas avoir d’enfants biologiquement, et qu’elles n’auront d’enfants que par adoption ou GPA via la loi. Qu’elles vont fabriquer des bébés \u0026ldquo;pas naturels\u0026rdquo; par simple désir d’enfant. C’est fermer les yeux sur le fait que les personnes homosexuelles ont des organes reproducteurs fonctionnels, et que ceux qui veulent des enfants ont toujours pu en avoir. Ce que la loi Taubira cherche à faire, c’est à protéger les enfants élevés par leurs parents homosexuels en donnant la possibilité aux deux personnes en charge de ces enfants d’être reconnues officiellement comme leurs parents, avec tout ce qui s’en suit : droits de garde, droit de visite à l’hôpital par exemple, héritage, etc. Loin de faire du tort aux enfants, la loi Taubira les protège. Une étude américaine montre que les enfants élevés par les homosexuels ont des problèmes une fois adultes. Déni des résultats des autres études.\nJe ne peux que supposer qu’elle évoque là l’étude Regnerus, qui est complèmetement discréditée. Voir cet article sur le NouvelObs et le point 8 de mon analyse des arguments de la Manif Pour Tous. Il faut un débat.\nOui, il faut un débat. Mais les opposants au projet Taubira ont perdu, à la fois dans les urnes et par les arguments. Leur nombre et leurs démonstration de force sont sans conséquences. Sur le terrain des idées, ils ont perdu à plates couture. Pour finir, une troisième vidéo qui montre qu’on peut se moquer de Christine Boutin, en utilisant ses propres propos, et sans faire entrer son mariage avec son cousin dans la discussion.\n","permalink":"https://www.plemaire.net/posts/2013-06-02/les-bons-et-les-mauvais-arguments-lexemple-christine-boutin/","summary":"Où des gens attaquent Christine Boutin avec de mauvais arguments, alors que de bons arguments sont disponibles","title":"Les bons et les mauvais arguments, l’exemple Christine Boutin"},{"content":"Et nous voici au bout de l’argumentaire du mouvement « La Manif pour Tous ».\nLe texte de loi est passé au conseil constitutionnel, et les premiers mariages entre personnes du même sexe se préparent. Préparez-vous au changement de civilisation qui arrive. Certains maires opposés au mariage pour tous ont fait savoir qu’ils refuseraient de célébrer ces mariages dans leur mairie. Nous verrons bientôt s’il s’agit d’une simple posture électorale ou non, et si cela s’avère payant électoralement.\nC’est parti pour les deux derniers arguments ! Pas ceux des manifestants (cf document ci-dessous), ceux du site officiel, à l’adresse : http://www.lamanifpourtous.fr/fr/widgetkit/comprendre-l-essentiel.\n9. Du bon usage de la démocratie ? Si toute démocratie moderne repose sur un système représentatif, il existe aussi des moyens pour le peuple de se faire directement entendre lorsqu\u0026rsquo;il juge que ses représentants ne se sont pas donné le temps et les moyens du débat. C\u0026rsquo;est le sens, notamment, des manifestations et des pétitions. Elles sont un moyen d\u0026rsquo;expression reconnu comme tel dans notre vision républicaine. Dès lors, le mépris avec lequel ont été traités les millions de manifestants du 13 janvier et du 24 mars et les 700 000 pétitionnaires du Conseil Économique, Social et Environnemental exige une réponse forte.\nL’argument ici est simple et direct. Les opposants au mariage pour tous sont nombreux et actifs, il faut donc les écouter.\nIl y a plusieurs problèmes ici.\nPremièrement, les Français se sont exprimés lors des élections présidentielles du 6 mai 2012. L’ouverture du mariage et de l’adoption pour tous faisait partie des 30 propositions du candidat Hollande.\nDeuxièmement, est-ce à la majorité de décider des droits des minorités ? Si 90% des Français étaient opposés aux mariages inter-raciaux, serait-ce une raison légitime pour les interdire ?\nTroisièmement, nous avons là il me semble un exemple du biais cognitif appelé faux consensus. Les opposants au mariage pour tous ont la facheuse tendance à surestimer la popularité de leur position, à prendre leur nombre pour une majorité, leurs opinions plus ou moins justifiées pour du bon sens. Les sondages réalisés sur des panels de Français indiquent qu’une faible majorité était en réalité favorable au mariage pour tous, mais à entendre les manifs pour tous, la France entière, exception faite des \u0026ldquo;médias\u0026rdquo; était derrière eux.\n10. Est-ce le sens de l\u0026rsquo;histoire ? On entend aussi bien dans les médias que dans les discours de nombreuses personnalités que cette réforme irait dans le « sens de l\u0026rsquo;histoire », au sens que celle-ci serait un long progrès vers le triomphe d\u0026rsquo;un individu autocentré et livré à lui-même dans une forme d\u0026rsquo;indétermination qui n\u0026rsquo;a rien à voir avec la vraie liberté. L\u0026rsquo;histoire n\u0026rsquo;a pas un sens prédéterminé qui serait plus puissant que ce que les hommes en font. Avoir mis « liberté » en tête de notre devise républicaine ne veut pas dire autre chose !\nPour une fois, je suis d’accord avec eux, il n’y a pas de sens de l’histoire.\nEn revanche, il peut y avoir du progrès, au sens où certaines décisions politiques peuvent nous donner une société où le bien être des personnes se trouve amélioré, et il peut y avoir des régressions, dans le cas contraire.\nPar ailleurs, l’argument ici présenté est un épouvantail réthorique, il présente l’argument des pro-mariage pour tous sous une forme déformée, de façon à pouvoir s’y opposer plus facilement. Personne ne soutient le mariage gay pour faire triompher l’individu autocentré et indéterminé. En ce qui me concerne, je le soutiens par simple empathie. Je ne suis pas gay, mais je veux vivre dans une société qui soit davantage égalitaire, et si d’aventure mes enfants sont gays, je veux qu’ils puissent vivre leurs relations amoureuses sereinement, et se marier si tel est leur souhait. Vivre sans se cacher, sans avoir à justifier sa normalité, sa pleine citoyenneté et humanité, voilà la vraie liberté à mon sens.\n","permalink":"https://www.plemaire.net/posts/2013-05-13/arguments-de-la-manif-pour-tous-derniere-partie/","summary":"Dernière partie de mon analyse des arguments de la Manif pour tous","title":"Arguments de la Manif pour tous, dernière partie"},{"content":"Voici la seconde partie de mon analyse des arguments du mouvement \u0026ldquo;La Manif pour tous\u0026rdquo;. Ces arguments sont présentés sur leur site web.\n5. Un bouleversement de l’adoption Beaucoup de partisans du projet de loi objectent que toute adoption est fondée sur la dissociation entre la filiation et l’éducation. En réalité, celle-ci est une réponse à une situation de détresse dans laquelle un enfant ne peut pas être accueilli et éduqué par ceux qui lui ont donné la vie. Son identité profonde est précisément d’être une réparation à l’égard d’un tort subi par l’enfant, que les aléas de la vie, comme la mort, la séparation ou la misère, ont privé de ses deux parents, et non de répondre à un quelconque droit des couples. L’adoption dans un couple marié a précisément cet avantage qu’elle offre une similitude symbolique avec le couple qui a donné naissance à l’enfant. L’adoption, c’est fait pour trouver une famille à un enfant et non pour trouver un enfant à des adultes, homosexuels ou hétérosexuels !\nCet argument n’est pour une fois pas trop alambiqué. L\u0026rsquo;adoption existe pour le bien des enfants qui en ont besoin, et pas pour assurer un \u0026ldquo;droit\u0026rdquo; aux adultes d’avoir des enfants par ce biais là. Admettons. Mais pourquoi un couple homosexuel ne pourrait pas adopter un enfant qui se retrouve privé de ses parents biologiques, me direz vous ? Si je comprends bien cet argument, c’est parce que seul un couple hétérosexuel « offre une similitude symbolique avec le couple qui a donné naissance à l’enfant ». Pourquoi faut-il que les parents adoptifs ressemblent \u0026ldquo;symboliquement\u0026rdquo; aux parents naturels ? Quel degré de \u0026ldquo;ressemblance symbolique\u0026rdquo; est nécessaire ? Est-ce qu’un couple de blancs offre une \u0026ldquo;similitude symbolique\u0026rdquo; suffisante pour adopter un enfant ethniquement différent ? Ou bien est-ce simplement une question de genre ? Il faut à tout prix un juste équilibre de masculin et féminin ? Que ce passera-t-il d’affreux sinon ? Il me semble là qu’il n’y a pas vraiment d’argument rationel, mais une simple assertion.\n6. Les mots ont-ils un sens ? Il y a une équivoque lorsque l’on parle de « parents ». La parenté est le concept le mieux connu et le plus couramment utilisé. Il renvoie à une filiation sociale qui coïncide avec la filiation biologique ou qui pallie l’absence de reconnaissance de cette filiation biologique par l’adoption plénière dans un couple de deux personnes de sexe différent, qui, symboliquement et analogiquement renvoient à la filiation dont l’enfant a été privé. La parentalité est un néologisme qui date de la fin des années 1990. Il renvoie au fait d’être parent dans ses aspects juridiques, politiques, socio-économiques, culturels et institutionnels. Ce terme est concomitant de celui de père ou de mère « sociaux » et a émergé dans le double contexte de l’explosion des familles recomposées et de l’apparition de familles homoparentales. Avec l’adoption plénière, le projet actuel ne vise donc pas à améliorer l’exercice de la parentalité dans les cas existants mais à supprimer la notion de parenté au profit de la parentalité pour tous les couples : chaque acception du mot parent dans le code civil sera désormais fondé sur la notion de parentalité.\nOn retombe dans de l’argument tarabiscoté. Si je comprends bien, on reproche ici au texte Taubira de mettre sur un pied d\u0026rsquo;égalité en tant que parents tous les adultes qui élèvent des enfants. Comme disait mon professeur de sciences sociales, « et alors ? ».\nJe qualifierais celui-ci de non sequitur. L’argument présenté et sa conclusion ne s’enchaînent tout simplement pas logiquement.\n7. Une consécration de l\u0026rsquo;idéologie du gender ? La théorie du gender est née aux États-Unis à la fin des années 1980. Elle postule la supériorité du « genre », construit par la société et librement accepté ou refusé par le sujet, sur le sexe, fruit d\u0026rsquo;une biologie toujours arbitraire. Loin d\u0026rsquo;être un simple outil d\u0026rsquo;analyse, l\u0026rsquo;idéologie du gender constitue un véritable système où il s\u0026rsquo;agit d\u0026rsquo;asexuer le réel, qui nous cantonnerait dans des rôles stables qui sont des déterminismes, pour laisser place à la liberté du choix et des recompositions du genre. Désormais, il serait donc impossible de considérer que l\u0026rsquo;altérité homme-femme a un fondement irréductible, que les rôles de père et de mère sont liés à la masculinité ou à la féminité. Tout est interchangeable et c\u0026rsquo;est là l\u0026rsquo;objet de cette prétendue libération. Le projet de loi Taubira s\u0026rsquo;inscrit profondément dans cette théorie pour le moins destructrice et la ministre l\u0026rsquo;a montré clairement lors des débats à l\u0026rsquo;Assemblée, en proclamant son but : « arracher les enfants au déterminisme de la famille ».\nC’est rigolo de nommer ainsi la théorie du genre, en laissant le mot \u0026ldquo;gender\u0026rdquo; en anglais, comme pour insister subtilement sur le fait que cette théorie vient de l’étranger. La première chose dite à propos de cette théorie est qu\u0026rsquo;elle est née aux États-Unis. C’est vrai, mais très ironique quand on sait à quel point le débat théorique américain des années 1970 était influencé par un grand nombre d’auteurs français, comme Jacques Derrida, Gilles Deleuze, Michel Foucault, Jacques Lacan ou encore Jean-François Lyotard. Passons.\nEn quoi la théorie du genre est destructrice ? Encore une fois, simple assertion.\nDans tout les cas, cette présentation est volontairement simpliste. Regardez ces idéologues du \u0026ldquo;gender\u0026rdquo; qui veulent enseigner à nos enfants que la masculinité et la féminité ne découlent pas naturellement de la présence de testicules ou d’ovaires dans leur corps. Ils vont leur faire de nœuds au cerveau. Un papa masculin, une maman féminine, voilà ce qu’il leur faut.\nQuel est le rapport avec le mariage pour tous, au final ? Il est ténu, mais la théorie du genre, ça fait peur, et donc si mariage pour tous = théorie du genre, il faut avoir peur du mariage pour tous.\n8. Que prouvent les études ? Les études si souvent citées à l\u0026rsquo;appui de telle ou telle prise de position doivent systématiquement être regardées avec recul : questions posées, échantillons choisis, personnes choisies pour mener l\u0026rsquo;enquête, commanditaires\u0026hellip; Actuellement, une grande partie des études accessibles est menée dans une fin de justification de l\u0026rsquo;homoparentalité. Ce sont souvent des associations LGBT qui les commandent. De l\u0026rsquo;autre côté, une étude comme celle de Mark Regnerus, qui n\u0026rsquo;échappe sans doute pas à certaines critiques, a été menée sur des échantillons plus larges et sur un temps plus long, dans une perspective avant tout universitaire. Quand des voix se sont élevées pour signaler des maladresses, Regnerus a consenti à certaines précisions\u0026hellip; sans changer le résultat : ce n\u0026rsquo;est pas identique pour un enfant d\u0026rsquo;être élevé par un couple de sexes différents ou par un couple de même sexe.\nApparemment l’étude de Regnerus est la plus solide du côté des opposants à l’homoparentalité, puisque c’est celle qui est citée ici. Il s’avère qu’elle « n\u0026rsquo;échappe sans doute pas à certaines critiques », comme il est concédé ici. L’étude en question est en réalité pourrie jusqu’à l\u0026rsquo;os, en raison d’un échantillonage très étrange. En effet, la question 7 du questionnaire demande aux personnes participant à l’étude si au cours des 18 premières années de leur vie, un de leur parents a eu au moins une relation romantique avec une personne du même sexe. Si la réponse est oui, bam, vous êtes en enfant élevé par un couple homosexuel, d\u0026rsquo;après cette étude. Et hop, vous sortez du groupe \u0026ldquo;papa et maman\u0026rdquo;.\nEt quel large échantillon : 253 personnes ont répondu oui à la question 7, et parmi eux, seuls 42% ont dit avoir vécu avec un père homo et son partenaire plus de 4 mois, moins de 2% ont dit avoir vécu avec un père homo et son partenaire plus de 3 ans. Moins de 2% parmi ces 253 personnes (soit 2 ou 3 personnes) ont déclaré avoir vécu toute leur enfance avec leur mère lesbienne et ça partenaire. Un tel échantillon est trop petit pour avoir le moindre sens.\nQu’une étude aussi mal ficelée soit citée par les opposants au mariage homosexuel montre qu’ils n’ont rien de mieux dans leurs tiroirs. Tenter d’invoquer une équivalence entre études penchant d’un côté ou de l’autre est tout simplement fallacieux, si la meilleure étude dont on dispose de son côté est défaillante.\nConclusion En conclusion, s\u0026rsquo;ils sont moins franchement homophobes que les arguments vu dans le billet précédent, les arguments 6 à 8 sont très fallacieux. Simple assertion, non sequitur, appel à l’émotion (de peur, évidemment), et enfin fausse équivalence.\nLes arguments 9 à 12, ça sera pour la prochaine fois.\n","permalink":"https://www.plemaire.net/posts/2013-05-12/manif-pour-tous-arguments-6-a-8/","summary":"Analyse des arguments de la Manif pour tous, 2ème partie","title":"Manif pour tous, arguments 6 à 8"},{"content":"Aujourd\u0026rsquo;hui encore, le sujet du mariage homosexuel et les résistances qui acompagnent le projet de loi font beaucoup de bruit en France. Malheureusement, le bruit est tout ce qu’on entend, et ce vacarme assourdissant nous empêche d’entendre les arguments des uns et des autres.\nD’un côté les opposants aux projet de loi se radicalisent et accusent le gouvernement d’être tyrannique, de l’autre, les partisans du mariage et de l’adoption par les homosexuels sont réduits le plus souvent à qualifier d’homophobes les personnes qui s\u0026rsquo;opposent au projet. Je regrette que les médias français ne nous parlent que du volume de manifestants et du volume sonore produit par les uns et les autres, et qu’on ne puisse discuter des arguments des uns et des autres. Après tout, ce ne sont pas nécessairement les plus nombreux ou les plus bruyants qui ont raison.\nIl y a quelque temps, j’ai décortiqué quelques arguments des antis entendus lors d’un micro-trottoir, mais je me suis dit que c’était un peu facile, un panel de personne sélectionné par la radio avec leur petite phrase plus ou moins subtile. Après tout, comment savoir si France Inter avait sélectionné les éléments de ce micro-trottoir pour leur représentativité ou bien pour présenter les membres de \u0026ldquo;la manif\u0026rsquo; pour tous\u0026rdquo; sous un mauvais jour ?\nAujourd\u0026rsquo;hui, je suis donc allé sur le site officiel du mouvement, afin d\u0026rsquo;y lire leur argumentaire. En effet, je pense que de part et d\u0026rsquo;autre d’un clivage, il est important de s\u0026rsquo;adresser aux meilleurs arguments proposés, et que s\u0026rsquo;acharner sur les arguments les plus faibles est un peu trop facile et réducteur. Sur leur propre site, j’imagine que l\u0026rsquo;argumentaire présenté par la \u0026ldquo;Manif\u0026rsquo; pour tous\u0026rdquo; est une synthèse travaillée et étudiée de leurs arguments.\nVoici le lien vers la page web en question.\n1. Le mariage « pour tous » ? Le mariage est toujours un choix pour les couples. Comme le montre la courbe actuelle des mariages, nombreux sont ceux qui préfèrent un mode de relation différent, comme le PACS ou encore l’union libre. Reconnaître la diversité des choix de vie, tant des couples homosexuels qu’hétérosexuels, c’est aussi voir le mariage comme un choix précis et exigeant, qui ne prétend en rien à l’universalité. De même que la société a progressé dans son accueil des couples homosexuels pour ce qu’ils sont, elle doit s’attacher au mariage pour ce qu’il est. La différence n’est pas le nivellement.\nJ’ai dû relire ce premier passage quatre ou cinq fois, car je n’étais pas sûr de mon interprétation. Si je comprends bien, il y a différentes formes d’unions, et parmi elles, le mariage est la forme la plus exigente, et qui n’est pas faite pour tout le monde. Jusque là, admettons. Ce qui veut dire, puisque cet argument est présenté par des opposants au mariage par les homosexuels, que ces derniers sont jugés indignes de se marier, car incapables de se plier aux exigences du mariage. Le mariage, c’est pour les gens sérieux. Pour les gens moins sérieux, il y a l’union libre ou le PACS. Encore une fois, c’est comme ça que je comprends cet argument, mais ça me parait très ouvertement homophobe, au sens où les homosexuels sont considérés universellement comme privés de certaines qualités que les hétérosexuels auraient. Je peux me tromper. J’espère me tromper. Si quelqu\u0026rsquo;un de la \u0026ldquo;Manif\u0026rsquo; pour tous\u0026rdquo; pouvait m’expliquer…\n2. La lutte contre les discriminations ne justifie pas le « mariage pour tous » Le code pénal interdit toute discrimination sur le motif de l’orientation sexuelle. C’est la fierté et l’honneur de notre République que de proclamer ce principe. Nous haïssons l’homophobie et nous nous engageons résolument contre toutes les discriminations. En revanche, il nous semble juste que la loi distingue entre les formes de couple au regard de la stabilité familiale. C’est tout le sens du mariage républicain. Les «différences de traitement» reconnues par le droit dans ce contexte ne sont pas des discriminations ; elles servent à l’équilibre des familles et des enfants.\nAlors encore une fois je trouve que c’est assez flou, et qu’on peut y lire une franche homophobie.« … il nous semble juste que la loi distingue entre les formes de couple au regard de la stabilité familiale. ». Le mariage, ça donne des avantages, pour encourager / récompenser la stabilité familiale. Et donc, ce n’est pas pour les homosexuels, car ils ne peuvent pas avoir de relations stables ? N’y a-t-il pas là l’idée que les homosexuels forment des couples très instables, de courte durée ? Qu’il leur manque intrinsèquement la qualité de la stabilité dans l’engagement ?\nÀ la fin de ce paragraphe, apparaît l’équilibre des enfants. Pour l’instant ça n’est pas développé, donc on ne va rien dire.\n3. Le mariage n’est pas la consécration d’un amour Le mot latin matrimonium, d’où vient notre « mariage » signifie étymologiquement «protection de la mère». Il ne s’agit donc pas de la reconnaissance d’un amour entre deux personnes mais d’une institution qui protège la dignité respective des enfants et des parents, qui encadre la filiation. Même s’il existe une myriade de façons de vivre son mariage, c’est bien lors de la cérémonie en mairie que l’on remet le Livret de Famille. Le sens est très clair : toute famille n’est certes pas fondée sur le mariage mais le mariage fonde la famille ! C’est tout le sens des différences d’avantages entre le mariage et les autres sortes de couples : les mariés contribuent au renouvellement de la société et à l’éducation des plus petits…\nAlors celui-ci est vraiment bizarre. Le mariage, ce n’est pas une consécration d\u0026rsquo;un amour, c’est uniquement pour fonder une famille. J\u0026rsquo;imagine que ça doit faire plaisir aux personnes qui ne peuvent pas ou ne veulent pas avoir d\u0026rsquo;enfants. Deuxièmement notez l’attachement à l’origine étymologique du mot mariage, il faut s\u0026rsquo;en tenir au sens original des termes, il faut refuser d’envisager que le sens des mots et des institutions puisse changer avec le temps.\nEncore plus bizarre, la dernière phrase : on revient sur les différentes formes de couples et les avantages donnés aux couples mariés, justifiés par le fait que « les mariés contribuent au renouvellement de la société et à l’éducation des plus petits… ». Vous comprenez, les gens qui font des enfants hors du mariage ne contribuent pas vraiment à mettre au monde de nouveaux citoyens, et n\u0026rsquo;éduquent pas leurs enfants. J’imagine qu’ils ne produisent que des cas sociaux…\n4. La reconnaissance implicite du droit à l’enfant Par le projet d’ « adoption pour tous », l’État reconnaîtrait implicitement un « droit à l’enfant ». Il s’agit d’une inversion totale de la logique de l’institution du mariage : on partirait de l’impossibilité d’avoir des enfants – sans qu’il y ait une pathologie, comme dans le cas des couples infertiles – pour créer un nouveau modèle fondé sur la coupure entre la filiation et l’éducation. En faisant cela, on se place du côté des désirs individuels et du projet des adultes et non de celui des enfants accueillis. Les effets d’une telle décision sur eux sont encore impossibles à cerner : les études, dans un sens ou dans l’autre, concernent de tout petits groupes ! C’est cette même logique qui parcourt, aujourd’hui, la revendication du droit à l’adoption et, demain, celle de la procréation médicalement assistée et la GPA pour les couples homosexuels : le droit à un enfant « hors sol », que l’on peut élever dans le déni de la complémentarité homme-femme, parce qu’il répond à un projet éducatif fondé sur l’amour.\nParagraphe intéressant, qui contient beaucoup de sous-entendus et de fantasmes.\nSi je comprends bien, il n\u0026rsquo;existe pas de droit à l\u0026rsquo;enfant, mais simplement le fait d\u0026rsquo;avoir la possibilité physique d’en faire, avec ses organes naturels. On engendre ses enfants, puis on les éduque, et c’est le seul modèle valide. Je vais peut être faire une révélation un peu difficile à admettre, mais je pense que les homosexuels sont parfaitement capables d’engendrer des enfants. Il faut sans doute un peu se faire violence dans la chambre à coucher, mais une lesbienne peut très bien concevoir un enfant de la façon la plus naturelle du monde. Elle peut même faire une insémination artificielle de sperme avec des outils très rudimentaires, et je ne vois pas en quoi on peut le lui interdire. Pour les hommes, la chose est plus difficile, mais trouver une femme qui accepte, même gratuitement, de faire un enfant avec vous et pour vous n’est pas impossible.\nLes homosexuels qui voulaient avoir des enfants n’ont pas attendu que la loi arrive, ils ont eu des enfants d’une manière ou d’une autre. Personne ne peut leur interdire de se reproduire, de même que personne de peut interdire à un couple marié d’avoir autant d’enfants qu’ils le désirent.\nCes enfants de couples homosexuels existent déjà, ils sont parmi nous depuis toujours. On aimerait nous faire penser que la loi Taubira va créer une situation nouvelle et incontrôlée, comme si ces enfants n’existaient pas.\nQu\u0026rsquo;est-ce qui va changer alors, pour ces enfants qui existent déjà ? Une protection supplémentaire, et une reconnaissance de l’existence et du statut de leur deuxième parent. Prenons le cas d’une lesbienne qui aurait conçu un enfant avec un ami, et qui l’aurait élevé avec sa compagne. De fait, cet enfant grandit dans un foyer avec 2 mamans, une biologique, et une deuxième maman, qui prend tout autant part à son éducation, veille à son bien être, crée une lien mère-enfant. Maman biologique, qui sans la nouvelle loi est le seul parent légal, décède malheureusement. Et voilà que la seconde mère, celle qui a été une mère de fait tout aussi présente, aimante, et importante, n’a pas de statut légal de mère, et l’enfant se retrouve orphelin. Ces situations existent, et la loi est là pour protéger les parents et enfants dans ces cas là, en reconnaissant le statut légal des deux parents dans ces cas.\nMaintenant, quid de l’adoption ? Est-ce qu’un couple homosexuel peut offrir un foyer satisfaisant pour un enfant coupé de sa famille biologique ? Les \u0026ldquo;Manifs pour tous\u0026rdquo; nous disent que les études scientifiques sur le sujet sont invalides car basées sur un petit nombre de cas, et qu’on en trouve qui concluent que les parents homosexuels sont aussi bons que les hétéros, et d’autres qui disent le contraire. Bon, je ne sais pas quel nombre de cas étudiés donnerait satisfaction aux opposants de l’adoption par les homosexuels, mais si avoir des parents homosexuels était un tel traumatisme pour les enfants, si c’était un tel manque que de ne pas avoir un papa et une maman, les résultats des études seraient indiscutables, tous résolument orientés dans le même sens. Et même en admettant que le fait qu’un couple soit homosexuel est un paramètre sous-optimal pour le développement d’un enfant, il existe beaucoup d’autres paramètres, comme le niveau d’éducation, le statut social, la religion, les opinions politiques… Si le statut social pèse davantage que les autres, et que l’optimum qui se dégage est que les couples de cadres supérieurs sont toutes choses égales par ailleurs les meilleurs parents, est-ce que ça veut dire que les couples d’ouvriers ne devraient pas être parents ?\nFinalement, on arrive à la procréation médicalement assistée et la gestation pour autrui. Premièrement, il n’est pas question de gestation pour autrui dans les projets du gouvernement, mais les \u0026ldquo;Manifs pour tous\u0026rdquo; utilisent l’argument fallacieux de la pente savonneuse : on ne peut pas ouvrir la PMA sans autoriser la GPA d’après eux. C’est un amalgame qui est là pour faire peur, créer une réaction émotionnelle, venue du rejet instinctif de la GPA pour faire rejeter en bloc le reste.\nConclusion Bon je n’ai traité que les quatre premiers points de leur argumentaire pour cette fois, la suite au prochain billet.\nPour le moment, les arguments présentés me paraissent toujours très fallacieux, et contiennent en creux l’idée que les couples homosexuels sont intrinsèquement inférieurs aux couples hétérosexuels. On va voir si les six points suivants sont plus convainquants au prochain billet.\n","permalink":"https://www.plemaire.net/posts/2013-04-16/du-bruit-et-du-fond-les-arguments-des-manif-pour-tous-premiere-partie/","summary":"Analyse des arguments de la Manif pour tous","title":"Du bruit et du fond, les arguments des “Manif’ pour tous” - première partie"},{"content":"Quelqu’un de très proche vient de basculer corps et âme dans le camp des \u0026ldquo;thruthers\u0026rdquo;, les gens qui pensent que les attentats du 11 septembre 2001 font partie d’une gigantesque machination orchestrée par l’administration Bush et/ou l’OTAN.\nAu début, il est manifestement entré dans une phase où il a absorbé une grande quantité d’informations et de désinformations sur le sujet. Fort de son statut de nouveau converti, il s’est montré prosélyte et a essayé de rameuter ses amis et sa famille à sa nouvelle cause.\nLes théories alternatives sur le 11 septembre ont apparement opéré un déclic en lui, il avait enfin compris comment le monde fonctionnait, il avait vu l’homme derrière le rideau, et aucune propagande journalistique, aucun argument des pro-VO (pro version officielle) ne pourrait le convaincre que les tours 1, 2 et 7 du World Trade Center n’étaient pas bourrées d’explosifs. Comment expliquer leur effondrement si \u0026ldquo;parfait\u0026rdquo;, sinon.\nComme mes seuls contacts avec ce proche étaient par email, et que je ne voulais pas aller au clash, j’ai simplement exprimé mon scepticisme quant aux théories du complot du 11 septembre, sans pousser l’argumentation très loin. Après tout, bien que convaincu de l’absurdité des thèses alternatives, je n’avais pas pris le temps d’étudier les thèses des thruthers dans le détail, ni les déformations et arguments fallacieux allant avec, je ne voulais pas me lancer dans un débat sans m’être un minimum renseigné.\nTrès récemment, j’ai eu ce proche au téléphone et il était très agité, voulant m’embarquer sur ce sujet alors que je l’appelais pour autre chose, et il m’a exposé qu’il voulait montrer un dossier qu’il avait monté sur le 11 septembre à son boss. Il m’a même dit que s’il n’était pas entendu, il envisageait de faire une action plus risquée et visible, à l’image de la personne qui a écrit ae911 sur un tableau de Delacroix.\nJe n’ai pas pu garder mon attitude jusque là plutôt neutre, et faute de meilleure stratégie, je lui suis rentré dans le lard en lui exprimant toute mon inquiétude à son sujet et tout le mal que je pensais de ses théories du complot.\nLa chose est en effet assez ridicule : il faudrait croire que le président George W. Bush, ayant pris ses fonctions 8 mois plus tôt, aurait mis en œuvre un complot contre son peuple, impliquant des dizaines de personnes, ne serait-ce que pour charger les tours d’explosifs. Ces dizaines de personnes, aucun témoin ne les a remarquées, pas plus que les charges explosives installées dans les tours. De plus, aucune d’entre elle n’a parlé et fait éclater au grand jour la conspiration. Elles ont sans doute été zigouillées sans exception, je ne vois que ça.\nDe plus, alors que les immeubles étaient bourrés d’explosifs pour faire s’effondrer les tours, les faire exploser en pleine journée n’était pas suffisant, il fallait faire plus spectaculaire, et envoyer des avions dessus. L’un ou l’autre de ces événements aurait sans doute suffit à lancer les États-Unis sur le sentier de la guerre contre le terrorisme, mais les deux à la fois, c’était vachement mieux pour les images à la télé. Bizarrement, Ben Laden, qui faisait partie du complot, n’a jamais balancé le morceau, alors qu’il était poursuivi par les services américains.\nTout ça n’est pas très sérieux, mais des personnes intelligentes comme ce proche peuvent se faire happer par ces théories. Il doit y avoir quelque chose de grisant à se dire qu’on a enfin compris un événement mieux que tout le monde, à se dire qu’on est une poignée de personnes éclairées qui ne se laisseront pas berner par la propagande des médias traditionnels.\nIl y a également et ça m’inquiète beaucoup une perte d’empathie pour les gens qui ne croient pas à leur \u0026ldquo;vérité\u0026rdquo;. Pour lui, je suis un mouton, je me suis fait avoir. Ou pire, je suis un complice d’affreux bourreaux qui ont fait tuer leurs compatriotes pour déclencher une guerre sans fin.\nReste que ma stratégie de l’affrontement direct par téléphone, bien que loin d’être arrivée à son terme, sera sans doute un échec. La confrontation à laquelle je me suis vu contraint de par l’urgence que j’ai perçu n’est sans doute pas la meilleure approche. Si vous avez eu une expérience similaire, et que vous avez réussi, ou au contraire échoué à ramener à la raison quelqu’un qui s\u0026rsquo;est laissé séduire par une théorie du complot, je serais très heureux de lire et publier vos témoignages dans les commentaires.\n","permalink":"https://www.plemaire.net/posts/2013-02-26/de-lattrait-de-la-theorie-du-complot/","summary":"Discussion sur ce qui fait l’attrait des théories du complot","title":"De l’attrait de la théorie du complot"},{"content":" Pire que l’absentéisme, le présentéisme Vidberg se demande s’il ne faudrait pas crowd-funder la France Le droit du travail français n’empêche pas de licencier l’excellent what if, du même auteur que le brillantissime xkcd, nous explique comment volerait un avion dans l’atmosphère des planètes et satellites connus. Jesus \u0026amp; Mo sont miséricordieux Le brillantissime Xkcd justement, dont l’auteur est aussi fort que moi avec tar. ","permalink":"https://www.plemaire.net/posts/2013-02-09/en-vrac/","summary":"Liens intéressants février 2013","title":"En vrac"},{"content":"Quoi de neuf dans KDE 4.10 ? À intervalles réguliers, les joyeux drilles derrière KDE SC sortent une nouvelle version de leur environnement de bureau libre, et comme à chaque fois, je suis pris d’une envie irrépressible de faire du distro-hopping.\nHier soir, j’ai remplacé ma brave CrunchBang Waldorf, excellente distribution par ailleurs, par Kubuntu 12.10. Au premier reboot, j’ai ajouté le ppa kubuntu backports qui apporte les derniers paquets KDE. Un sudo apt-get update \u0026amp;\u0026amp; sudo apt-get dist-upgrade plus tard, KDE 4.10 était installé et fonctionnel.\nDe prime abord, l’aspect graphique était complètement corrompu. J’ai essayé de rétablir les réglages par défaut des thèmes Plasma et Qt, mais rien à faire. Il s’avère que KDE stocke du cache, un peu comme un navigateur, et mon dossier ~/.kde qui contenait tous mes réglages KDE, contenait du cache de la version 4.9 qui créait ces désagréments. Un petit rm -r ~/.kde, déconnexion / reconnexion, et KDE 4.10 était en place et c’est une petite merveille.\nQuoi de neuf dans cette nouvelle version ? En surface, pas énormément de changements par rapport à la version 4.9 :\nun nouveau fond d’écran par défaut (qui n’est vraiment pas à mon goût) de nouvelles animations lorsqu’une fenêtre est maximisée / réduite Une option un poil masquée pour mettre le menu d’une application dans un bouton de la barre de fenêtre Mais sous le capot, les améliorations de la structure qui fait tourner toutes ces applications ont l’air importantes. Je verrai dans la durée si le système est plus stable et plus agréable à utiliser qu’il y a un an.\nAllez un petit screenshot de ma config : Non mais qu’est-ce que c’est que ce binz ?! Ces derniers mois, le bureau linux a connu énorméments de changements :\nGNOME a jeté à la poubelle le modèle traditionnel de bureau qu’utilisait GNOME 2, pour partir dans une direction très différente avec GNOME 3 des développeurs qui devaient vraiment aimer GNOME 2 l’ont forké, donnant naissance à MATE Ubuntu, qui utilisait GNOME 2 jusque là, a créé sa propre interface Unity, proche techniquement de GNOME 3, mais fonctionnellement tendant vers OS X d’Apple (menu global, dock, boutons des fenêtres à gauche) Xfce restait toujours le même, léger et traditionnel, s’améliorant lentement mais sûrement. Linux Mint, ne voulant utiliser ni Unity ni GNOME 3, lançait son environnement Cinnamon, basé sur les mêmes technos que GNOME 3, mais avec une approche plus traditionnelle de l’interface. Les personnes hyper trendy derrière le thème elementary se sont lancées dans leur propre distribution dérivée d’Ubuntu : elementary OS. Les über-geeks restèrent sur leurs Window Managers customisés : Xmonad, Openbox Ce fut une période de grands mouvements de population, les utilisateurs d’Ubuntu, Linux Mint, Fedora, Debian, et tant d’autres, qui utilisaient toutes par défaut GNOME 2, se sont retrouvés avec toutes ces options plus ou moins abouties, et les distro-hoppers comme moi ont passé des heures à faire tour de toutes ces solutions.\nTout le monde y est allé de son coup de gueule contre GNOME 3, contre Unity, contre les conservatismes qui poussent des gens à forker des technos vieillissantes…\nPendant ce temps là, KDE poursuivait son petit bonhomme de chemin. KDE avait fait sa révolution plus tôt, en 2008, avec la version 4.0, et après avoir testé les 2 premières itérations de la série 4.x, j’avais laissé tombé KDE comme option viable.\nUn peu plus de 4 ans plus tard, KDE a poursuivi sa voie, offrir un environnement de bureau au premier abord traditionnel, mais extrèmement personnalisable. À tel point qu’il est possible, sans ajout d’extension, de le faire se comporter presque tout comme :\nWindows XP Windows 7 GNOME 3 Unity OSX Le revers de la médaille, c’est le nombre vertigineux d’options dans l’application de réglage du système. De quoi chopper la migraine quand on la découvre.\nAu delà de l’environnement de bureau en lui-même, KDE est avant tout une collection d’applications libres, et à ce niveau, la qualité et le nombre de fonctionnalités (croissant, pas comme chez certains) des applications le place largement au dessus de la concurrence. Encore une fois, on perd la simplicité des applis GNOME ou Xfce, mais le gain en choix, souplesse, personnalisation, et fonctionnalités compense largement. Mon seul grief est le manque de cohérence de l’ensemble en terme de design des applications. C’est là que KDE a encore le plus de marge de progression à mon humble avis.\nEn résumé, le libre c’est un peu le bazar parce que chacun est libre de donner vie à sa vision, mais au bout du compte l’utilisateur a l’embarras du choix, et on a connu pire comme problème.\n","permalink":"https://www.plemaire.net/posts/2013-02-09/kde-sc-4-10-est-sortie/","summary":"Impressions et screenshots de la version 4.10 de KDE SC","title":"KDE SC 4.10 est sortie !"},{"content":"Bonjour à tous,\nUn petit coup de gueule contre les sites qui pratiquent une SEO un poil abusive !\nLa SEO, ou Search Engine Optimization, c’est l’art et la manière de rendre son site bien indexé par les moteurs de recherche. Ça passe par la qualité du contenu du site, mais aussi par les mots employés dans l’adresse des pages, le titre des pages, et le volume de liens vers un site depuis les autres sites.\nUne technique qui m’a particulièrement agacé hier consiste à créer des pages avec tout l’attirail de la bonne SEO mais sans avoir le contenu qui devrait logiquement aller avec. Je cherchais une soluce pour un jeu appelé “Crimson Shroud”, qui est sorti récemment sur le e-shop de la Nintendo 3DS.\nJe cherche donc “Crimson Shroud Walkthrough”. Voici la page de résultats de Google, fort prometteuse :\nEn violet, vous voyez les liens que j’ai visité. Tous ces sites ont une page consacré au jeu que je cherche, et sa soluce. Parfait.\nSauf qu’en réalité, le contenu n’y est pas, mais libre à moi de créer le contenu manquant, wiki-style.\nMerci GameFaqs et IGN, vous ne me l’aviez jamais faite celle là.\nEt n’allez pas croire que ce problème ne concerne que les gamers, j’ai rencontré la même chose très souvent dans le domaine du tourisme, en cherchant des hébergements dans une ville ou un quartier, et en me retrouvant au final sur un site qui n’avait pas de contenu pertinent, mais tous les éléments SEO pour me faire venir chez eux.\nConclusion, optimiser son site pour les moteurs de recherche, c’est bien, mais prétendre avoir un contenu qu’on aura peut-être plus tard si un gentil bénévole prend la peine de le rédiger, c’est leurer l’internaute pour du clic et de l’affichage publicitaire. Et ce n’est pas très gentil quand même.\n","permalink":"https://www.plemaire.net/posts/2013-01-15/quand-la-seo-rend-lexperience-utilisateur-un-calvaire/","summary":"Les optimisations pour le référencement sans contenu, c’est pénible","title":"Quand la SEO rend l’expérience utilisateur un calvaire"},{"content":"Ce week-end aurait été génial en tout point, avec neige, soleil, femme et enfant, s’il n’avait fallu subir à la radio les âneries débitées sans complexe par les participants à la “Manif pour tous” interrogées par les radios.\nJe n’ai rien contre les homosexuels, mais…\nil faut penser au bien être des enfants. la famille c’est un homme et une femme. ils peuvent déjà se marier… avec une personne du sexe opposé. on ne va pas changer une institution éternelle telle que le mariage. c’est la porte ouverte au mariage à 3, ou à la zoophilie.\u0026quot; On peut jouer à un jeu très simple : remplacer le thème du mariage homosexuel par celui du mariage inter-racial et reconstruire les arguments. Est-ce que le résultat parait raciste ? Essayons :\nJe n’ai rien contre les Noirs, mais …\nil faut penser au bien être des enfants qui naîtraient d’unions inter-raciales. la famille c’est un homme blanc et une femme blanche, ou un homme noir et une femme noire. les gens peuvent déjà se marier avec qui ils veulent, à partir du moment où ils sont de la même race. on s’est toujours mariés entre personnes de la même race jusqu’à présent. c’est la porte ouverte à la suppression de la race blanche par assimilation.\u0026quot; Ça vous paraît raciste ? Sans blague…\nFaut-il vraiment déconstruire ces arguments un à un ?\nMalheureusement, je n’ai pas entendu une seule analyse ou tentative de déconstruction de ces propos de la journée.\nPensons au bien-être des enfants. Quoi de plus noble que de défendre le bien-être des enfants ? Les opposants au mariage homosexuels semblent vouloir nous faire croire que l’homoparentalité est une chose totalement inédite, une véritable expérience d’apprentis sorciers et qu’évidemment, un enfant élevé par deux hommes ou deux femmes manquera de quelque chose, sans jamais préciser quoi. Pourtant, l’homoparentalité n’est pas quelque chose de nouveau qui va soudain déferler sur notre société et \u0026ldquo;détruire la famille\u0026rdquo; dès que la loi sera votée. C’est une réalité depuis des décennies en Occident, et il s’avère que les scientifiques n’ont pas perdu leur temps pour étudier le phénomène. Résultat des courses, les enfants élevés par des couples homoparentaux s’en tirent aussi bien que les autres, et l’homosexualité des parents ne semble pas influencer l’orientation sexuelle des enfants. Allez, un petit article du Monde qui fait un bon résumé du sujet.\nMoralité, le principal frein au bien-être des enfants, c’est la bêtise des gens qui pensent les protéger en méprisant leurs parents et condamnant leur orientation sexuelle.\nLa famille, c’est un homme et une femme. C’est naturel, voyons. L’homosexualité, ça n’est pas naturel. C’est l’argument fallacieux du naturalisme : si c’est naturel, c’est bien, sinon, c’est très mal ! L’argument ne vaut rien, mais le plus drôle est que ceux qui le tiennent sont de piètres naturalistes, car l’homosexualité animale est un phénomène courant et observé depuis longtemps.\nL’argument Boutin, à savoir que les homosexuels ont déjà les mêmes droits que les hétérosexuels car ils peuvent eux aussi se marier avec des personnes du sexe opposé, ne mérite pas la contradiction.\nL’institution éternelle du mariage et de la famille n’est pas si éternelle. C’est l’Église Catholique qui l’a établie dans la forme que l’on connaît, mais bien d’autres formes d’union et de familles ont existé avant et ailleurs. Il suffit de lire sa Bible, chose que peu de Catholiques font, pour y découvrir des formes exotiques de mariage et d’union, qui ne semblent pas déranger l’Éternel : polygamie, inceste, esclavage sexuel, j’en passe et des meilleurs.\nEnsuite ça sera au choix :\nle mariage à 3 ou 4 le mariage avec mon chien le mariage avec des enfants la fin du monde C’est un argument fallacieux bien connu sous le nom de l’argument de la pente savonneuse. C’est prétendre qu’une nouvelle loi aujourd’hui nous forcerait à mettre en œuvre une série de choses néfastes. Qu’il est impossible de tirer une ligne claire entre le mariage homosexuel et la polygamie ou la normalisation de la pédophilie dans ce cas précis. La ligne est claire pourtant : le mariage concerne deux adultes consentants.\nLe mariage pour tous existe déjà dans des pays pas si éloignés, comme l’Espagne, et il me semble que la Famille™ n’a pas été détruite au sud des Pyrénées. Ça serait bien d’entendre un peu moins de conneries sur les ondes de temps en temps.\nÀ bon entendeur, salut…\n","permalink":"https://www.plemaire.net/posts/2013-01-13/la-manif-pour-tous/","summary":"La Manif pour tous dans toute sa splendeur","title":"La Manif pour Tous"},{"content":"Je m’appelle Philippe Lemaire, je suis né en l’an de grâce mil neuf cent quatre vingt un, et j’ai pianoté sur mon clavier les mots qui s’affichent sur votre écran.\nJe suis un passionné de jeux, maths, python, et des langues naturelles et construites.\n","permalink":"https://www.plemaire.net/a-propos/","summary":"\u003cp\u003eJe m’appelle Philippe Lemaire, je suis né en l’an de grâce mil neuf cent quatre vingt un, et j’ai pianoté sur mon clavier les mots qui s’affichent sur votre écran.\u003c/p\u003e\n\u003cp\u003eJe suis un passionné de jeux, maths, python, et des langues naturelles et construites.\u003c/p\u003e","title":"À propos de ce site"}]